3 questions à Sébastien Roux

 


Chaque semaine, Swiss Marketing Léman interroge des experts en marketing et communication afin de prendre le pouls de cette discipline. Les réponses de ces différents spécialistes dressent le panorama concret des pratiques et outils de marketing en Suisse romande.


Selon vous, quel est l’état du marketing digital en Suisse romande? 

Avant la pandémie, le marketing digital en Romandie était à des années lumière de marques internationales FMCG composant mon benchmark. Avec le Covid-19, des PME comme la nôtre ont dû travailler fort sur leur présence online pour rattraper ce retard et trouver d’autres sources de revenu pour survivre.
Aujourd’hui, je remarque tout de même une forte disparité entre de jeunes entreprises qui ont compris la puissance du digital et qui l’ont intégré avec de faibles moyens et de grosses structures nationales qui ont de gros budgets marketing et qui peinent à créer du contenu pertinent.
Petit comme gros budget, la stratégie digitale doit découler selon moi d’une excellente plateforme de marque. La marque doit pouvoir exprimer une personnalité forte et cohérente sur tous ses points de contact. Et finalement, les marketeurs doivent absolument tout connaître de leur cible.

Pour vous, quel est le levier le plus puissant du marketing digital?

Selon moi, les leviers sont multiples en fonction de ses objectifs.
Pour de la brand equity, c’est la parfaite exécution de la plateforme de marque et sa cohérence sur tous les canaux digitaux.
Pour de la monétisation pure, c’est l’emailing.
Mais surtout, ce qui est le plus important : l’écoute active de ses consommateurs pour avoir le bon équilibre entre ses besoins et les nouvelles tendances du marché.

Pour vous, quelle est la prochaine grande tendance à surveiller ?

  • Avec l’explosion de Tik Tok et la volonté du CEO d’Instagram de s’inspirer du réseau social chinois, la grande tendance 2022 sera le push de la vidéo courte en format 9:16.
  • Le social selling
  • La combinaison Metavers & NFT

BONUS/ Quels outils digitaux utilisez-vous tous les jours ?

Facebooks Ads, Google Analytics, Google Ads. Shopify et Klaviyo pour l’email marketing automation.

 

Propos recueillis par Céline Saunier, Membre du Comité de Swiss Marketing Léman.

 

3 questions à Mélina Neuhaus

Le podcast est en vogue, bien qu’encore timide en Suisse. Outre le fait que ce canal soit tendance car il s’adapte parfaitement au mode de vie actuel, il est surtout véhicule d’émotions. Une émotion que d’autres canaux peinent à faire passer.

– Mélina Neuhaus, Associée de Elitia Group Sàrl

 


Chaque semaine, Swiss Marketing Léman interroge des experts en marketing et communication afin de prendre le pouls de cette discipline. Les réponses de ces différents spécialistes dressent le panorama concret des pratiques et outils de marketing en Suisse romande.


Selon vous, quel est l’état du marketing digital en Suisse romande? 

À mon sens, les entreprises et autres institutions ont bien compris l’importance du marketing digital et les résultats qu’elle peut apporter.

Cependant, avec notre agence, nous identifions une certaine lacune généralisée dans la compréhension globale de ce que représente une réelle stratégie de marketing digital et ce que cela implique au niveau effectif et opérationnel de mettre en place sa présence digitale. Il faut encore rappeler que d’installer une marque, une entreprise ou une personnalité sur les canaux digitaux prend du temps, c’est un marathon, il faut pouvoir avoir une vision à long terme et rester aux aguets sur les évolutions de ces outils et des tendances.

Une présence digitale doit être réfléchie et être complémentaire à la communication et au marketing offline. D’où la nécessité absolue d’avoir travaillé sur une stratégie de communication globale qui va définir les objectifs, les cibles, les messages clés à véhiculer, offline et online. C’est en effet ce contenu qui devra trouver ses bons canaux, avec le bon ton pour s’adresser à la bonne audience.

Le digital est une jungle qui peut engendrer son lot de craintes.

Nos clients nous le disent souvent : « Nous savons que nous devons développer notre présence online mais nous ne savons pas comment le faire ni comment interagir avec notre communauté et comment, quand surtout, le retour sur investissement sera palpable. »

C’est en effet aussi une question de coûts, la communication et le marketing demandent des investissements parfois importants mais si la stratégie est bonne, les retours n’en sont que bénéfiques.

D’autant plus que le digital permet de calculer son retour car les outils statistiques le permettent, comme par exemple l’analyse de performance d’une campagne sur les réseaux sociaux, Google Ads et emailing, ou encore suivre précisément le parcours de l’utilisateur sur un site web, pour ne citer que ces exemples.

Idem avec les podcasts où l’on peut précisément analyser les audiences, tout comme la vidéo.

 

Pour vous, quel est le levier le plus puissant du marketing digital?

Dans ma vision des choses, ce sont la globalité et la cohérence de sa présence digitale qui vont donner des résultats. Se concentrer sur un unique levier n’est hélas pas suffisant. D’où la nécessité de savoir où l’on va avec des objectifs clairs et des messages bien définis.

 

Pour vous, quelle est la prochaine grande tendance à surveiller ?

Le podcast est en vogue, bien qu’encore timide en Suisse.

Outre le fait que ce canal soit tendance car il s’adapte parfaitement au mode de vie actuel, il est surtout véhicule d’émotions. Une émotion que d’autres canaux peinent à faire passer.

L’écran est accessible 24h sur 24, mais nous avons aussi beaucoup perdu l’aspect humain ces dernières années. Nos clients nous le demandent de plus en plus: « Nous voulons utiliser le digital pour montrer qui nous sommes vraiment, notre direction et surtout nos collaborateurs, car ce sont grâce à eux que nous pouvons ensuite communiquer sur nos activités et vendre nos services ou produits. » 

L’image et le son touchent nos sens, nous y sommes toutes et tous sensibles. Raison pour laquelle la vidéo est également un puissant levier.

 

BONUS/ Quels outils digitaux utilisez-vous tous les jours ?

Personnellement, pour communiquer sur mes activités de communicante, j’utilise le blogging: premièrement sur le blog de notre agence, mais également sur nos propres médias que nous possédons avec Elitia Group Sàrl: Socialize Magazine et Swiss Wine Lovers Magazine. De plus, j’apporte ma plume à d’autres médias tels que Marie Claire Suisse ou encore lifetimedesign.ch, un webzine spécialisé sur le design et l’architecture. C’est une visibilité intéressante et qui me permet de démontrer mon expertise de créatrice de contenu. 

Quant aux réseaux sociaux, j’utilise LinkedIn, Instagram, Facebook, Twitter et Whatsapp pour partager mon quotidien et le travail que nous réalisons avec nos différentes activités. Cette manière de faire s’apparente au Personal Branding, ce qui me permet égalemnt de clarifier auprès du public mes nombreuses activités. 

J’anime également ma propre émission de podcast durant laquelle j’invite chaque mois une femme entrepreneure à partager ses activités, mais aussi et surtout son parcours. L’enregistrement s’effectue dans notre propre studio professionnel situé dans les locaux du groupe à Crissier. L’émission est hébergée sur Ausha, plateforme de partage et de diffusion de podcast et sur Socialize Magazine, dans notre rubrique podcastshttps://socialize-magazine.ch/podcasts/, car nous en produisons plusieurs. 

En quelque sorte, c’est un mariage de textes, de visuels et d’audio qui rejoint ma vision de travailler sa présence digitale de manière globale en utilisant des canaux complémentaires avec chacun un contenu qui lui est propre.


 

Plus d’infos: elitia.ch

Propos recueillis par Raphaëlle Boissicat, présidente de Swiss Marketing Léman et fondatrice de Moderne Attraction, agence digitale à Genève

 

 

3 questions à Laurence Zaied

“La Creator Economy développe une nouvelle vision du travail, plus nomade, plus morcelée mais sans doute plus efficace. Elle contribue au développement toujours plus grand du marché de l’éducation en ligne et elle contribue à l’émergence d’un nouveau marché d’outils destinés à aider les créateurs à se développer.

– Laurence Zaied, Chief Magic Officer, Rapide.ly

 


Chaque semaine, Swiss Marketing Léman interroge des experts en marketing et communication afin de prendre le pouls de cette discipline. Les réponses de ces différents spécialistes dressent le panorama concret des pratiques et outils de marketing en Suisse romande.


Selon vous, quel est l’état du marketing digital en Suisse romande? 

Insuffisant et avec des grandes disparités.

La Suisse, sur ce sujet, semble parfois être le parent pauvre de l’Europe. J’observe quotidiennement les tendances et évolutions du marketing digital aux Etats-Unis et je remarque que s’il faut un temps de latence avant que ces changements n’arrivent en Europe, il en faut encore plus pour qu’ils arrivent jusqu’en Suisse.

C’est dommage car c’est en étant dans les premiers à utiliser ces nouvelles tendances qu’on profite des meilleures opportunités.

Je prends pour exemple TikTok. TikTok est déjà énormément utilisé par les business et notamment les start-ups aux Etats-Unis. Il commence à l’être de plus en plus en France mais peine à démarrer en Suisse.

J’exclus cependant de ce constat les multinationales implantées en Suisse.

 

Pour vous, quel est le levier le plus puissant du marketing digital?

Je ne pense pas qu’il y ait un levier plus puissant qu’un autre. Le marketing fonctionne difficilement avec un seul canal.

C’est plutôt l’écosystème marketing que l’on va créer avec plusieurs canaux et qui va permettre une expérience client fluide et unifiée qui va vraiment faire la différence.

Par exemple, chez rapide.ly:

  1. on crée de la notoriété grâce aux réseaux sociaux, de l’influence marketing et YouTube,
  2. on approfondit ensuite la relation avec de l’email marketing
  3. et on convainc avec de la publicité Facebook ou Google.

C’est ce qui marche pour nous.

Pour d’autres (ou pour nous dans 6 mois), le cheminement et les leviers peuvent être complètement différents.

Et c’est ce qui est fantastique avec le marketing digital, c’est qu’il y a des milliers de chemins possibles pour amener un utilisateur à faire une action. Selon le domaine d’activité, la cible et l’orientation de l’entreprise, les choix seront différents.

Le marketing digital n’est pas une science exacte. C’est en testant, en tâtonnant et en mesurant à chaque étape de l’expérience client qu’on trouve les meilleures solutions.

 

Pour vous, quelle est la prochaine grande tendance à surveiller ?

TikTok qui va finir par arriver pour les professionnels. Et les premiers à s’en saisir seront ceux qui en profiteront le plus. En France, même le président Macron est sur TikTok aujourd’hui.

Le Personal Branding pour les employés. Aujourd’hui, les carrières ne sont plus linéaires et le Personal Branding n’est plus réservé aux consultants et aux startupeurs. Le Personal Branding va de plus en plus compter dans le recrutement et de nombreuses solutions vont apparaître pour aider les employés à créer leur Personal Branding (on planche déjà dessus dans rapide.ly avec une solution pour la fin de l’année).

La Creator Economy: entre l’explosion du marché de la formation en ligne, le marché des newsletters payantes et le COVID, de plus en plus de personnes se lancent dans une activité de “créateur” que ce soit à temps plein ou à temps partiel. Ce sont soit des activités que l’on démarre par une passion que l’on a envie de partager avec le monde, ou encore parce qu’on a envie de développer un projet “à soi”.

Entre les réseaux sociaux, YouTube ou les newsletters payantes ainsi que les plateformes dédiées aux créateurs comme Kajabi, Teachable ou Podia, il n’y a plus de barrière à l’entrée pour se lancer. Il faut juste un bon sujet, une réelle envie de partage et beaucoup de persévérance.

Ces activités développent une nouvelle vision du travail, plus nomade, plus morcelée mais sans doute plus efficace. Elles contribuent au développement toujours plus grand du marché de l’éducation en ligne et elles contribuent à l’émergence d’un marché constitués d’outils qui vont aider les créateurs à se développer.

 

BONUS/ Quels outils digitaux utilisez-vous tous les jours ?

Oh, beaucoup !

  • Tous les réseaux sociaux pour communiquer avec notre audience: Instagram, Linkedin, Facebook, Pinterest, TikTok, YouTube.
  • Un CMS pour une partie de notre site web: Kajabi
  • Des outils publicitaires: Google Ads et Facebook Business Manager
  • Des messageries pour communiquer avec mon associée et avec les freelances qui travaillent pour nous: Messenger, WhatsApp, Slack
  • Des outils de communication avec nos clients et partenaires: Zoom pour les visioconférences, Calendly pour fixer des rendez-vous.
  • Des outils d’analyse et de gestion: Google Analytics, Profitwell et Stripe pour les reporting business, Flick et Later pour Instagram, Tailwind pour Pinterest.
  • Des outils de créations graphiques: Canva pour les images, Adobe Premiere Pro pour le montage vidéo.
  • Des outils d’organisation et de productivité: Evernote et Notion pour l’organisation et la prise de notes; Todoist, Google Calendar et Sunsama pour mon organisation quotidienne; Mindmeister pour les mindmaps.
  • Des outils de formation: Skillshare
  • Des outils de mise en relation: Whyse pour échanger avec des pairs hors de mon réseau habituel

 

Plus d’infos: rapide.ly

Propos recueillis par Raphaëlle Boissicat, présidente de Swiss Marketing Léman et fondatrice de Moderne Attraction, agence digitale à Genève

 

 

3 questions à Emilie Hawlena

“Que vous soyez familier ou pas avec le marketing digital, il est aujourd’hui impossible de lancer un projet entrepreneurial sans être sur les réseaux. 

– Emilie Hawlena, Fondatrice et CEO, Genuine Women

 


Chaque semaine, Swiss Marketing Léman interroge des experts en marketing et communication afin de prendre le pouls de cette discipline. Les réponses de ces différents spécialistes dressent le panorama concret des pratiques et outils de marketing en Suisse romande.


Selon vous, quel est l’état du marketing digital en Suisse romande? 

Je pense qu’il évolue vite et fort actuellement. La crise sanitaire a vraiment accéléré les choses! Aujourd’hui, tout le monde a pris conscience que le marketing digital était crucial pour développer ses activités et qu’on ne pouvait plus se permettre de passer à côté.

Je le constate tous les jours au sein des Genuine Women. Peu importe le secteur d’activité, toutes ont mis en œuvre des actions dans ce sens depuis mars 2020.

D’ailleurs, le lancement du réseau en lui-même n’aurait pas pu se faire, ou alors beaucoup plus lentement, sans le digital, c’est-à-dire à une époque où les réseaux sociaux n’existaient pas.

Je m’en souviens encore, j’ai commencé un compte Instagram et une page Facebook en novembre 2016, trois mois avant la soirée officielle de lancement.

A l’époque, j’avais aussi un blog “Fashion mais pas fauchée”. J’ai fait une liste de personnes qui me suivaient et qui pouvaient être potentiellement intéressées par un réseau de femmes entrepreneures,  j’en ai trouvé 70. Je leur ai envoyé ma toute première newsletter sur MailChimp avec comme simple objet: ‘Fais partie de mon nouveau projet’. Je disais en substance: “Je suis en train de développer un projet qui a tel objectif, si tu veux en savoir plus, confirme ton adresse email”.

Le 5 janvier 2017, j’ai lancé un event sur Facebook.

C’était vraiment que du teasing car le site web allait être dévoilé lors de la soirée de lancement le 25 janvier, mais j’avais mis les moyens pour cet événement, avec 5000,- de budget. Et ça a pris!

Quand des femmes se sont déplacées de Montreux jusqu’à Genève pour la soirée, j’ai compris que j’avais touché quelque chose et que cela répondait à un besoin encore inassouvi!

J’avais également contacté la presse mais elle ne se mouille pas des masses quand il s’agit de quelque chose de nouveau…

Voilà comment Genuine Women a commencé! Donc que vous soyez familier ou pas avec le marketing digital, il est aujourd’hui impossible dans un cadre de projet entrepreneurial de ne pas être sur les réseaux. Il faut juste bien choisir son canal selon sa cible pour ne pas s’épuiser, car c’est très chronophage.

 

Pour vous, quel est le levier le plus puissant du marketing digital?

Il est multiple… Le marketing digital est indispensable pour toucher un large public, acquérir des prospects, faire savoir son message, la solution qu’on propose.

Il offre une opportunité de visibilité énorme mais ça va clairement plus loin que ça. Il permet aussi de créer une communauté autour de sa marque. De communiquer facilement et fréquemment avec ses clients et prospects.

Pour illustrer la puissance du digital en termes de visibilité et d’impact, je vais vous raconter l’histoire d’une de mes Genuine. Elle souhaitait créer un espace Tea Room dédiées aux mamans,  avec un coin garderie, un lieu familial où tout le monde puisse profiter gaiement. Elle a d’abord essuyé beaucoup de refus pour trouver une arcade… C’était terriblement frustrant pour elle car le lieu était tellement clair dans sa tête, elle le voyait! C’est alors que beaucoup de Genuine ont collaboré et qu’a émergé l’idée de le faire exister d’abord sur les réseaux sociaux, en montrant le décor, la tarte aux fraises, bref, l’univers tout autour du projet. C’est là que ça a pris et qu’elle a pu convaincre et trouver un local.

Le digital lui a permis de faire pré-exister son lieu, avant même de créer quoi que ce soit. En cela, les réseaux sociaux sont un excellent moyen de tester une idée, on peut rapidement voir si elle prend ou pas.

De même, les campagnes de crowdfunding, par exemple sur Ulule, fonctionnent également sur ce même principe.

Cela évite d’avoir un stock qui coûte trop cher, et des invendus sur les bras, 6 mois de R&D pour rien… Tu peux construire ta communauté, ta clientèle avant même de produire. C’est ça, la force de la communication digitale!

Le marketing digital offre à tout le monde la possibilité de lancer son business sans engendrer de grosses charges, voire sans débourser un franc parfois. Quand on y pense, c’est incroyable. Le pire, c’est que j’ai le sentiment qu’on utilise à peine 20 à 30 % de son potentiel de manière générale.

Pour ma part par exemple, je n’ai même encore jamais utilisé Google Ads ou Facebook Ads et je ne vous parle pas de mon SEO ! Malgré cela, avec les moyens mis en œuvre seulement via les newsletters et les réseaux sociaux, c’est déjà extraordinaire.

Pour résumer, l’avantage de la stratégie digitale organique, c’est que l’on fédère une communauté solide, engagée, on crée un lien très fort et profond avec les membres à travers l’émotion des live, des face cam, les visuels qui incarnent ton univers.

On peut diffuser son message à large spectre, et en toute autonomie, on devient son propre média.

L’inconvénient, c’est que c’est un full time job !!  J’ai essayé plusieurs fois de déléguer, mais j’ai toujours un peu peur de perdre mon ADN, cette dimension personnelle, émotionnelle, qui fait la différence.

 

Pour vous, quelle est la prochaine grande tendance à surveiller ?

Cette question me fait sourire car mes amies me qualifient de “has been” car je suis toujours à côté des tendances, surtout en matière de digital ! 🙂

Je pense à la tendance entrepreneuriale, je crois dur comme fer que “demain” 3 personnes sur 4 seront indépendantes… Il y a un vrai changement de paradigme qui se joue dans le monde du travail.

Cette tendance va donc s’accompagner de plein d’autres, dont le besoin d’espaces de travail tels que les coworking qui se développent de plus en plus, le besoin de réseaux pour se connecter, échanger nos compétences et œuvrer en collectif!

 

BONUS/ Quels outils digitaux utilisez-vous tous les jours ?

  • Unum, Later, Instagram, Linkedin, pour les réseaux sociaux
  • Trello pour la gestion de projets
  • Canva pour le design de visuels
  • Mailchimp pour ma newsletter

Et ce n’est pas digital mais c’est en quelque sorte un outil : dans mes interactions, j’aime bien me rappeler des accords toltèques 🙂

 


Après son lancement Zurich le 5 octobre, le réseau arrive à Bâle: la soirée aura lieu le 20 novembre.

Plus d’infos: genuinewomen.co

 

 

Propos recueillis par Raphaëlle Boissicat, présidente de Swiss Marketing Léman et fondatrice de Moderne Attraction, agence digitale à Genève

 

 

3 questions à Anela Lebic

“Souvent, on associe le digital aux outils, aux machines, alors au mieux, on arrive à dégager un budget pour les outils. Et on oublie que ces outils ne peuvent être utilisés qu’à hauteur d’homme, à hauteur de leur conscience et de leur connaissance. Où sont les budgets pour les ressources derrière les machines, pour le capital humain ?

– Anela Lebic, Fondatrice et directrice de IHP (Institute for Human Positioning)

 


Chaque semaine, Swiss Marketing Léman interroge des experts en marketing et communication afin de prendre le pouls de cette discipline. Les réponses de ces différents spécialistes dressent le panorama concret des pratiques et outils de marketing en Suisse romande.


Selon vous, quel est l’état du marketing digital en Suisse romande? 

La réponse simple et politiquement correct est qu’il est là où il peut être.

Après, si l’on distingue ce qui se fait dans le monde et ce qui se fait réellement en Suisse romande, on est « complètement à la ramasse ». De nouveau, on fait comme on peut.

Mais ce qui me frappe, c’est qu’on a oublié l’essentiel : l’humain. Souvent, on associe le digital aux outils, aux machines, alors au mieux, on arrive à dégager un budget pour les outils (et cela a enfin lieu surtout grâce au Covid).

Et on oublie que ces outils ne peuvent être utilisés qu’à hauteur d’homme, à hauteur de leur conscience et de leur connaissance. Où sont les budgets pour les ressources derrière les machines, pour le capital humain ?

J’ai commencé en 2009 en télémarketing (quand j’utilise ce terme, cela semble il y a un siècle en arrière !) A l’époque, on pouvait se permettre d’être en retard. On pouvait plus facilement rattraper le temps perdu. Aujourd’hui, tout va mille fois plus vite : avec cette accélération nous n’avons plus le luxe d’être en retard.

On parle actuellement de green washing, j’aimerais qu’on en soit déjà à dénoncer le human washing : cela signifierait au moins que la prise de conscience du changement a eu lieu et cela dénoncerait les mauvaises pratiques.

Les termes de « capital humain » sont très répandus dans la communication corporate, mais les slogans ne reflètent pas la réalité du terrain : quelles sont les entreprises qui investissent réellement dans les compétences collaborateurs ?

Les statistiques en Suisse n’existent même pas à ce sujet, ça veut tout dire à l’ère du data ! Et celles qui veulent le faire se rendent rapidement compte qu’elles ne savent pas comment s’y prendre. On connaît les outils mais on ne sait pas les implémenter.

C’est pourquoi entre autres j’ai créé l’Institute for Human Positioning, avec 2 programmes, l’un pour les particuliers, l’autre pour les entreprises.

 

Pour vous, quel est le levier le plus puissant du marketing digital?

Pour moi, c’est l’image, quand elle est vraie. Et la vidéo, notamment, permet l’exposition de l’humain « dans sa chair » sans tricher. Le corps ne ment pas, les études ont déjà montré que le langage non-verbal compte pour une part énorme de la communication. Les consommateurs ont l’embarras du choix, ils veulent ce qu’il y a de mieux.

Il est facile de faire de beaux flyers, mais on ne voit pas l’énergie qu’il y a derrière. Comme aujourd’hui, nous sommes tous pressés, la vidéo permet de faire ses choix plus rapidement : elle permet de s’identifier tout de suite ou non.

Cette évolution n’est pas facile pour les entreprises. Depuis 2009(!), on sait que 2/3 du marketing passe par les consommateurs. Les entreprises ont perdu le contrôle. L’étape qui suit est d’accepter cette perte de contrôle et d’explorer des nouvelles pistes dans un énergie plus féminine, un marketing plus conscient.

Arrêtons de nous demander “comment VENDRE plus” et commençons à travailler à “ETRE” mieux. Ce sont les paradigmes même de l’entreprise qui sont ici remis en cause ; il est temps d’ouvrir les yeux, d’accepter que notre économie n’est pas rationnelle.

Bien souvent le marketing peut revêtir une connotation négative car on parle de manipulation. Mais cela relève d’ignorance et de méconnaissance.

Quand on travaille nos outils d’hyper-présence, cela développe justement notre capacité à être là, à être complètement présent, et ainsi beaucoup moins manipulable. Et en tant que marketeur, à offrir de vraies solutions durables, conscientes et efficaces.

 

Pour vous, quelle est la prochaine grande tendance à surveiller ?

Vous l’aurez compris, le marketing aujourd’hui, même digital, doit se baser sur l’humain.

L’évolution a déjà commencé: de product-centered il y a vingt ans à client-centered aujourd’hui. Il est temps d’embrasser le marketing human-centered. Pour se lancer dans la transformation, je suis convaincue que cela passe par l’humain.

Si l’on se concentre sur les outils, on sera constamment en retard en tant que marketeur. Regardez, nous n’avons plus besoin de nouveaux services ou de nouvelles choses, tout est déjà là.

Alors que derrière chaque humain, se trouvent ces émotions universelles, comme la peur du rejet ou le désir d’appartenance : ce sont ces questions qui méritent que l’on tente d’y répondre.

Plusieurs grands auteurs américains abordent cette thématique :

  • Seth Godin, qu’on ne présente plus
  • Simon Sinek, avec son concept du Why
  • Mark Schäffer, avec Marketing Rebellion, que je suis en train de relire pour un cours que j’ai créé pour la Haute Ecole de Gestion de Genève et qui nous rappelle que le marketing se situe à l’intersection des sciences humaines : la psychologie, la sociologie et l’anthropologie
  • Mark Manson qui démontre la puissance de nos parts inconscientes

Tous parlent du « marketing du cœur », et pour une fois, je suis ravie que cela ait été écrit par des hommes légitimes reconnus, car si cela avait été par des femmes, malheureusement le concept aurait été moins pris au sérieux et aurait été perçu comme le « monde des bisounours».

Je crois que ce monde est notre nouveau paradigme; soit on accepte de jouer le jeu, soit on sera mis hors jeu. Et l’arbitre ne sera autre que le consommateur.

 

BONUS/ Quels outils digitaux utilisez-vous tous les jours ?

Je vais vous dire quel outil j’utilise tous les jours : il s’agit de mon corps. Peut-être que cela semble « facile à dire », mais dans la réalité du quotidien, combien dirigent leur entreprise et leurs équipes ainsi ?

Les émotions sont justement de la data, et trop peu encore la prennent en compte. Je vous suggère de commencer à utiliser ces données, non pas pour vendre davantage, mais pour vous servir mieux et ainsi mieux servir vos clients.

La notion d’exemplarité est centrale, et encore plus aujourd’hui avec les nouveaux métiers de formations (notamment en ligne) qui émergent : comment éduquer les gens si soi-même on n’est pas congruent ?

Le travail sur soi, par exemple à travers des retraites, de l’auto-hypnose, des exercices de sophrologie, ou tout simplement une thérapie, impacte ta stratégie, ton interaction avec tes équipes, etc. Et c’est là qu’on voit des résultats durables.

En tant que femme, on peut également travailler sur l’aspect cyclique de notre énergie et synchroniser les tâches qui sont les plus efficaces selon la période avec les moments les plus adéquats.

Mon corps est une véritable boussole qui me guide dans la réussite de mon activité professionnelle.


 

Plus d’infos: https://institutehumanpositioning.com

Propos recueillis par Raphaëlle Boissicat, présidente de Swiss Marketing Léman et fondatrice de Moderne Attraction, agence digitale à Genève

 

 

3 questions à Bertrand Saillen

“Etant donné notre exposition à un immense nombre de messages différents chaque jour, la pertinence du contenu est un enjeu majeur.

– Bertrand Saillen, Directeur associé chez Debout sur la table à Vevey

 


Chaque semaine, Swiss Marketing Léman interroge des experts en marketing et communication afin de prendre le pouls de cette discipline. Les réponses de ces différents spécialistes dressent le panorama concret des pratiques et outils de marketing en Suisse romande.


Selon vous, quel est l’état du marketing digital en Suisse romande? 

C’est difficile d’en faire une généralité. On ressent souvent du côté des clients une confusion entre le marketing digital et la communication digitale.

Le marketing digital est basé sur le développement de l’offre commerciale et de l’expérience utilisateur alors que la communication digitale, elle, se concentre sur l’engagement et les interactions entre la cible et l’émetteur.

Il est important d’avoir une stratégie marketing globale au niveau digital.

La situation particulière des derniers mois a évidemment obligé de nombreuses PME à trouver des alternatives dans la stratégie de commercialisation de leurs produits mais aussi dans tout le fonctionnement interne et externe de leur entreprise. Le marketing digital rentre pleinement dans ces outils indispensables aujourd’hui, quel que soit votre secteur d’activité.

 

Pour vous, quel est le levier le plus puissant du marketing digital?

C’est la capacité de pouvoir agir en temps réel et d’obtenir très rapidement des informations qui permettent d’ajuster ses outils par rapport aux objectifs fixés.

Cela demande par contre une rigueur importante dans le suivi et le contrôle des données récoltées et une action rapide lorsque cela est nécessaire.

Les outils sont très nombreux et évoluent rapidement, ce qui impose une veille constante sur les évolutions de ceux-ci afin d’offrir un service optimal à nos clients.

 

Pour vous, quelle est la prochaine grande tendance à surveiller ?

Elles sont nombreuses car c’est un secteur extrêmement riche en développements mais plus qu’une grande tendance, je parlerai d’une direction à prendre.

Pour capter l’attention, il faut des moyens technologiques et un ciblage précis mais il est nécessaire aussi et surtout de proposer un contenu de qualité. C’est ce qui vous permettra de vous démarquer auprès de la cible afin qu’elle passe à l’acte le plus simplement et rapidement possible.

Etant donné notre exposition à un immense nombre de messages différents chaque jour, la pertinence du contenu est un enjeu majeur. Dans l’environnement digital, on doit à mon avis impérativement intégrer les enjeux du marketing de contenu et du marketing d’influence.

 


 

Plus d’infos: www.deboutsurlatable.ch

Propos recueillis par Raphaëlle Boissicat, présidente de Swiss Marketing Léman et fondatrice de l’agence de stratégie et marketing digital, Moderne Attraction

 

 

3 questions à Emilie Disner

“Étonnamment, les entreprises suisses sont surtout en retard vis-à-vis de leurs propres concitoyens: les romands ont en effet très vite adopté les nouveaux usages du digital (e-commerce, réseaux sociaux, etc…).

– Emilie Disner, experte en digital marketing

 


Chaque semaine, Swiss Marketing Léman interroge des experts en marketing et communication afin de prendre le pouls de cette discipline. Les réponses de ces différents spécialistes dressent le panorama concret des pratiques et outils de marketing en Suisse romande.


Selon vous, quel est l’état du marketing digital en Suisse romande? 

Il y a de fortes disparités en fonction de la taille et du secteur des entreprises. Je pense que ce sont les petites structures qui accusent le plus de retard. En général, plus l’entreprise est petite, plus elle est frappée « d’illectronisme » (illettrisme numérique). Mais globalement, l’on peut dire que les entreprises suisses sont visiblement à la traîne dans le digital en comparaison à leurs voisins européens.

Il semble que le marketing digital soit perçu comme une réelle opportunité par les dirigeants des PME suisses. Pourtant, son déploiement reste encore très limité.

Une étude de Localsearch a déclaré que les PME suisses romandes étaient les grandes absentes du web :

Selon cette étude, les sites web sont « dépassés ». Certains de ces sites ne disposent pas d’une version mobile (Mobile Responsive) malgré que la population suisse passe de plus en plus de temps sur les smartphones.

Du côté du référencement, le constat est sans appel :

90% des entreprises analysées dans cette étude « ignorent les recommandations de SEO élémentaires ». Pourtant, on sait que 71% des contacts clients commencent par une recherche en ligne.

Par exemple, voici ce qui nuit au référencement des PME suisses :

  • Le temps de téléchargement des sites internet : ce qui est rédhibitoire quand on sait que plus de la moitié des internautes quitte un site après 3 secondes d’attente. Source : Wizishop.
  • L’absence de maintenance des sites internet : 44% des sites internet n’ont pas été mis à jour en l’espace d’une année.
  • La sécurité du site internet : plus de 40% des sites ne disposent pas d’un certificat SSL, qui assure que les données soient bien cryptées.

On comprend maintenant pourquoi les PME suisses rencontrent des difficultés à atteindre le consommateur sur le web !

Malheureusement, c’est le même constat pour les réseaux sociaux : toujours selon cette étude, seules 24% des PME suisses sont présentes sur Facebook et 16% sur Instagram.

Étonnamment, les entreprises suisses sont surtout en retard vis-à-vis de leurs propres concitoyens : les romands ont en effet très vite adopté les nouveaux usages du digital (e-commerce, réseaux sociaux, etc…).

Bref, il y a de quoi faire !

Avec la crise sanitaire et le confinement, la numérisation s’est accélérée. Les consommateurs passent de plus en plus de temps devant leurs écrans.

C’est pour cela qu’en très peu de temps, le marketing digital est devenu un impératif pour les sociétés qui veulent être compétitives sur le marché. Aucune entreprise ne pourra grandir sans saisir les opportunités créées par le digital. Il est donc impératif de s’y mettre car c’est une question de survie !

Il faut éviter à tout prix que cette révolution numérique ne laisse nos petites entreprises sur le bord de la route.

Pour éviter que cela n’arrive, j’ai trois conseils qui peuvent vous aider à ajuster le tir:

1 – Accepter une éventuelle faiblesse dans le domaine du digital.

Pensez à réaliser une analyse SWOT. Se remettre en question n’est pas l’étape la plus agréable, mais elle est indispensable. Il est normal d’avoir un manque de compétences digitales

2 – S’y mettre !

Le monde digital est déjà notre réalité : aujourd’hui, on ne se demande plus « j’y vais ou je n’y vais pas ? », mais plutôt « comment mettre en place ces nouveaux canaux digitaux ? ».

3 – Faites-vous accompagner.

En marketing digital, il est essentiel de se faire accompagner. Un professionnel peut vous apporter des éléments de réflexion ainsi qu’une méthode pour avancer. Un regard extérieur est toujours bon à prendre : il permet d’ouvrir de nouvelles perspectives !

 

Pour vous, quel est le levier le plus puissant du marketing digital?

Il n’y a pas un levier de marketing digital qui ait la toute-puissance, sinon ce serait trop facile ! Il y a juste des leviers qui sont plus ou moins adaptés à une entreprise.

Du coup, choisir LE levier le plus puissant est difficile… mais je joue le jeu et choisis les réseaux sociaux ! En effet, ils sont montés en puissance durant cette décennie.

Aujourd’hui, les médias sociaux peuvent jouer un rôle clé dans la plupart des stratégies digitales car ils exercent une réelle influence sur les comportements d’achat.

Mais la grande question est : quels réseaux choisir ?

En fonction de votre public cible, certains médias sociaux s’avèreront être plus pertinents que d’autres. Par exemple, si votre entreprise s’adresse principalement aux seniors, créer un compte sur Twitch vous sera inutile !

Généralement, je suggère à mes clients d’en sélectionner deux, afin de concentrer leurs efforts. Car si vous êtes actifs sur tous les réseaux, vous risquez de frôler le Burnout.

Actuellement, les plus importants sont Facebook, Instagram, Pinterest, YouTube, LinkedIn, Twitter et TikTok. Ils favorisent les interactions entre les marques et leur audience.

Pour ma part, j’ai un (gros) faible pour Instagram. En voici les principales raisons :

1-    L’audience

  • 1 milliard d’utilisateurs à travers le monde ;
  • L’engagement est particulièrement élevé ;
  • 80 % de la communauté est connectée à une marque ;
  • La plateforme est propice aux influenceurs, ce qui est intéressant quand on pense que le marketing d’influence continue d’augmenter.

Source : blog du modérateur

2-    Les différents formats

  • Instagram offre une grande diversité de formats (single post, carrousel, Live, Story, IGTV, Reels, etc) ;
  • L’onglet « Shopping » permet d’acheter directement sur le réseau ;
  • C’est un réseau très visuel et son approche esthétique permet à certains secteurs (mode, voyage, fitness) de vraiment mettre les marques en valeur ;
  • L’application ne veut plus être qu’une plateforme de partage de photos comme l’a dit Adam Mosseri, le nouveau patron d’Instagram. Désormais, elle va mettre en avant le contenu vidéo (comprenez les Reels). C’est une façon, à peine dissimulée, de mettre la pression à TikTok.

Les Reels sont donc aujourd’hui une très bonne stratégie pour partager le contenu de votre marque.

3-    La publicité

  • La publicité Instagram offre des options de ciblage avancé.
  • Le budget est relativement correct.
  • Les formats de publicités sont immersifs : lorsque les utilisateurs « scrollent » leur feed, les marques apparaissent entre les publications.

Comment augmenter sa visibilité sur Instagram ?

Idéalement, il faut optimiser sa bio, produire du contenu intéressant et à forte valeur ajoutée, publier régulièrement, identifier les meilleurs hashtags, utiliser les différents formats, etc.

Mais l’arme secrète, c’est se rappeler qu’Instagram est un réseau SOCIAL. Il ne faut donc pas hésiter à engager le dialogue avec ses abonnés et l’audience cible.

Bref, il n’y a qu’une seule façon de faire : il faut plonger dans l’outil pour obtenir des résultats ! Pour ceux qui sont prêts à faire le grand plongeon, voici une liste des outils utiles sur Instagram.

Pour vous, quelle est la prochaine grande tendance à surveiller ?

Il y a plusieurs grandes tendances à surveiller… et cette liste n’est pas exhaustive !

1.     L’utilisation de la recherche vocale dans le marketing

Les assistants vocaux comme Siri et Alexa, basés sur l’intelligence artificielle, sont de plus en plus courants. Ils ont créé une nouvelle façon de chercher de l’information en ligne. La recherche vocale est donc un secteur en pleine croissance.

Aujourd’hui, beaucoup d’Américains effectuent déjà une partie de leurs requêtes en vocal, et ce mouvement pourrait bientôt gagner l’Europe.

La difficulté réside dans le fait que les résultats des requêtes vocales seront moins larges que sur une page de moteur de recherche. Aujourd’hui, vous n’existez pas si vous êtes en page 2 de Google, et demain vous n’existerez peut-être pas si vous êtes en 4ème position des recherches vocales. Il va falloir se battre !

Pour aller plus loin sur le sujet de la recherche vocale :

https://fr.semrush.com/blog/50-faits-incontournables-sur-la-recherche-vocale/

https://www.anthedesign.fr/referencement/recherche-vocale-seo/

 

2.     L’essor de la technologie immersive

La réalité augmentée (RA) est de plus en plus utilisée pour créer des expériences utilisateur uniques. On peut désormais imaginer des visites digitales en 3D d’espaces de bureau, et « essayer » des vêtements depuis son smartphone.

IKEA a déjà eu recours à la réalité augmentée : son application vous permet de prendre une photo d’une pièce de votre appartement et d’y placer des meubles pour mieux vous projeter.

Pour aller plus loin sur le sujet de réalité augmentée :

5 ways to use Augmented Reality in your marketing strategy

Credit : Ikea.

 

3.     Continuer avec un accent positif sur le marketing

C’est excitant de voir 2022 avec une perspective plus positive que ces deux dernières années !

Par le passé, de nombreuses entreprises se sont concentrées uniquement sur les bénéfices, mais en 2020, nous avons vu un changement.

Avec la COVID-19, de nombreuses entreprises ont réagi positivement pour aider la communauté. Cela s’est mis en place au travers de programmes de bien-être pour les employés, des accès gratuits aux produits et de partenariat avec d’autres organisations pour répondre à des besoins des consommateurs, etc.

Il semble que le but de l’entreprise ne soit plus seulement d’avoir un gain financier, mais aussi de maximiser son impact social. Selon moi, cette tendance se poursuivra après 2021, et les organisations qui ne le feront pas expérimenteront très probablement un retour de bâton.

Pour aller plus loin sur le sujet de l’après-Covid :

Société post-Covid: s’inspirer de l’économie sociale et solidaire

Covid : la crise sanitaire resserre les liens dans les entreprises

 

QUESTION BONUS/ Quels outils digitaux utilisez-vous tous les jours ?

Geek dans l’âme, les outils digitaux sont une extension de moi-même. Si vous l’êtes aussi, voici un article qui liste le top 100 des outils digitaux (gratuits ou presque).

Voici mes 10 coups de cœur :

Calendly

Calendly est un centre de planification qui vous permet de planifier vos réunions ou vos appels découverte de manière professionnelle et efficace, en vous évitant les allers-retours par e-mails.

Later

Later est un outil de gestion des réseaux sociaux qui vous permet de gérer et planifier vos publications sur plusieurs plateformes. Vous pouvez télécharger des photos, programmer des tweets à intervalles réguliers tout au long de la journée, planifier vos stories Instagram à l’avance, etc.

Inshot

InShot est une application de montage photo et vidéo très complète. Elle offre tous les outils nécessaires à la retouche, de l’ajout d’un filtre à la suppression d’un objet ou d’une personne indésirable dans le champ. C’est une application idéale pour créer des Reels Instagram de qualité.

Answer the public

Answer the public est un outil puissant (et gratuit) pour le référencement qui collecte toutes les questions des internautes liées à un même mot-clé. Vous ne serez plus jamais en manque d’inspiration pour vos sujets de blog !

Flick

Avec Flick, vous pouvez trouver des hashtags tendance pour rendre vos publications Instagram plus visibles et découvrir quels hashtags fonctionnent pour vous.

ActiveCampaign

ActiveCampaign est un outil très complet et simple à prendre en main pour se lancer dans le vaste chantier du marketing automation.

Notion

Notion est l’outil ultime de productivité. C’est un véritable « gestionnaire d’informations » : une To-do-list, un outil de prise de notes, un logiciel de fichiers, un fichier client, etc.

Zapier

Zapier permet de synchroniser des tâches sur plusieurs logiciels en simultané. En fait, l’outil se connecte sur l’API des différents logiciels et offre aux utilisateurs une série de « déclencheurs » et « d’actions » possibles.

Juste pour le fun :

Archive Wayback Machine

Souhaitez-vous vous rappeler du site d’Airbnb quand ils ont commencé ? Archive Wayback Machine est une machine à remonter le temps version site web !

AI Experiments

AI Experiments de Google est une vitrine d’expériences simples qui permettent à quiconque d’explorer de façon ludique l’apprentissage automatique à travers des jeux.

C’est idéal si vous rêvez de jouer au Pictionary contre un ordinateur, ou encore voir à quelle point votre voix ressemble à celle de Freddy Mercury ! Personnellement, j’ai encore du travail avant de monter sur scène !


Plus d’infos pour découvrir mon univers, pour des trucs et astuces sur Instagram, pour garder le contact : Mon profil LinkedIn

Propos recueillis par Raphaëlle Boissicat, présidente de Swiss Marketing Léman et et fondatrice de l’agence spécialiste en stratégie digitale, Moderne Attraction

 

 

3 questions à Christophe Schranz

“Il est crucial de définir avec intelligence sa stratégie digitale et de créer les bonnes synergies entre ses actions pour créer de la valeur pour ses clients. Et ainsi espérer avoir un retour sur investissement intéressant.

– Christophe Schranz, spécialiste en marketing digital et fondateur de Hulk Agency

 


Chaque semaine, Swiss Marketing Léman interroge des experts en marketing et communication afin de prendre le pouls de cette discipline. Les réponses de ces différents spécialistes dressent le panorama concret des pratiques et outils de marketing en Suisse romande.


Selon vous, quel est l’état du marketing digital en Suisse romande? 

Il faut dire ce qui est : une grosse partie des entreprises à qui nous parlons chez Hulk Agency pensent que le marketing digital s’arrête à la refonte de leur site web et la publication d’un post par semaine sur les réseaux sociaux.

C’est loin d’être suffisant.

Bien sûr, le quotidien d’un entrepreneur est mouvementé et ses préoccupations sont souvent à 10’000 lieues du marketing digital – c’est normal.

Néanmoins, ce manque de connaissances tend de plus en plus à se répercuter sur les opportunités d’affaires de ces entreprises.

Et même si cette épidémie les a poussées à s’intéresser de plus près au marketing digital, le chemin est encore long pour arriver à un bon niveau d’appréhension.

À mon sens, la situation du COVID n’a fait que creuser le fossé déjà existant entre les 2 typologies d’entreprises que nous rencontrons au quotidien :

  • Celles qui n’y connaissent (quasiment) rien – et pour qui la refonte de site est la principale (voire seule) activité du marketing digital
  • Celles qui sont éduquées – qui connaissent des stratégies avancées comme l’Inbound Marketing ou la génération de leads, et qui ont (ou pas) de réelles compétences en interne

Mais ce n’est pas tout.

Même si de plus en plus d’entreprises comprennent l’importance du digital et tendent à l’utiliser, mon impression est qu’une problématique plus globale touche les PME de Suisse romande :

celle d’approcher le marketing digital sans vision stratégique, dans le seul but “d’être présent” ou “gagner en visibilité”.

La vérité, c’est que ce manque de sensibilité stratégique court-circuite l’implémentation d’actions de marketing digital vraiment efficaces.

À la place de chercher à créer un maximum de valeur pour leurs prospects et leurs clients, des actions hasardeuses et déconnectées sont mises en place – comme si on faisait du marketing digital pour “en faire”.

Dans les erreurs typiques que nous voyons le plus, on retrouve notamment :

  • La refonte de site web, pour qu’il soit “plus beau” – alors que le problème réside dans les fondamentaux du marketing (proposition de valeur faible, discours commercial bancal, offres peu attrayantes, etc.)
  • La publicité hasardeuse – en amenant ses visiteurs vers la page d’accueil de son site ou vers des pages qui ne sont pas à jour
  • Les posts peu (ou pas) pertinents sur les réseaux sociaux – alors que la plupart de ses prospects n’en ont strictement rien à faire

Qu’il s’agisse de marketing traditionnel ou digital, d’Outbound Marketing ou d’Inbound marketing, la fonction première de la discipline reste à mon sens de créer de la valeur pour ses clients. Et cela ne se ressent souvent pas.

En résumé, voir le marketing digital comme un gros sac à bonbons dans lequel on peut choisir ses prochaines actions selon ses envies n’apportera pas de bons résultats. Au contraire.

J’adore la citation de Zig Ziglar à ce propos (Vendeur, marketeur et auteur célèbre) : “Si vous ne visez rien, vous le toucherez à tous les coups”.

Il est crucial de définir avec intelligence sa stratégie digitale et de créer les bonnes synergies entre ses actions pour créer de la valeur pour ses clients. Et ainsi espérer avoir un retour sur investissement intéressant.

 

Pour vous, quel est le levier le plus puissant du marketing digital?

À mon sens, ce sont les données qui rendent le marketing digital aussi puissant. Pas les nouvelles approches ou techniques qui sont apparues. Je m’explique.

Avec la démocratisation d’Internet et l’arrivée de nouvelles tendances comme les réseaux sociaux, le comportement des consommateurs a drastiquement évolué (autant en B2C qu’en B2B). Cela ne fait aucun doute.

Par conséquent, les entreprises ont dû réagir pour s’adapter à ces nouveaux processus de décision d’achat. Et même si de nouvelles stratégies ont été mises au point et affinées comme l’Inbound Marketing, la discipline du marketing en soi n’a (à mon sens) pas vraiment changé.

Les mêmes fondamentaux qui étaient valables il y a 50 ans le sont toujours aujourd’hui – seules les technologies, les stratégies et les formats ont changé.

Et pour cause : le marketing est lié à l’humain – donc à la psychologie.

Vous seriez surpris de voir à quel point notre cerveau n’a pas évolué depuis que nous sommes apparus sur terre : nos réflexes et nos schémas de pensées sont exactement les mêmes qu’il y a 2000 ans.

Au fil des siècles, l’Homme est passé par de multiples révolutions comme l’imprimerie, la radio et Internet. Toutes ces innovations ont impacté la manière dont les entreprises font du marketing, c’est certain.

Mais en soi, aucune d’entre elles n’a fondamentalement transformé la discipline.

Vous pouvez prendre n’importe quelle technologie, n’importe quelle stratégie ou n’importe quel format, les mêmes concepts universels s’appliquent.

C’est un peu comme un jeu dans lequel les pions évoluent et s’adaptent au fil du temps, mais où les règles ne changent pas.

Tout cela nous amène aux données.

Et à la raison pour laquelle je pense qu’il s’agit du levier le plus puissant du marketing digital.

Comme le dit si bien Philip Kotler, auteur et marketeur de renom : “Le marketing est le travail que nous faisons avant d’avoir un produit”.

En d’autres termes, il s’agit avant tout d’avoir la meilleure connaissance possible de son marché – en définissant par exemple de bons personas. Pas d’avoir le plus joli site web, d’utiliser le nouveau format à la mode ou le dernier “hack” venu des US.

Parce que lorsqu’une entreprise connaît vraiment son marché sur le bout des doigts, c’est à ce moment-là que la magie opère :

  • Elle peut cibler ses prospects ultra-précisément en adaptant ses messages pour chaque étape du parcours client
  • Elle est capable de proposer des produits/ services qui répondent parfaitement aux besoins de ses utilisateurs
  • Elle sait comment mettre en avant ses produits/ services et de quelle manière construire ses discours commerciaux
  • Elle sait exactement comment se positionner face à sa concurrence
  • Elle peut améliorer en continu ses offres en ayant un feedback direct de son marché

Et c’est en cela que le digital est si puissant :

Les données permettent d’en savoir beaucoup plus sur ses clients cibles tout en optimisant ses actions marketing jusque dans les moindres détails.

Prenez l’exemple de l’email marketing. Entre les possibilités de segmentation et de personnalisation, vous pouvez construire une relation personnalisée avec des centaines d’abonnés en même temps – en plus de pouvoir optimiser en continu le contenu de chaque email !

Autre exemple avec les pages d’atterrissage (ou landing pages). Les données recueillies lors de tests A/B nous ont permis de décupler le taux de conversion d’une page d’atterrissage pour l’un de nos clients – le faisant passer de 7% à 18,5%!

Idem avec la publicité en ligne. Utiliser les données nous a permis de plus que doubler le taux de clics des publicités LinkedIn de l’un de nos clients – le faisant passer de 1,1% à 2,33%!

Alors qu’il faut souvent des semaines pour mesurer l’efficacité d’une campagne de marketing traditionnel (et ce n’est parfois tout simplement pas possible), le marketing digital permet de (presque) tout mesurer. De tout analyser. Et de maximiser le retour sur investissement de chaque action.

C’est en cela que les données sont si puissantes : elles offrent la possibilité de comprendre plus facilement ce qui se passe dans la tête de nos clients pour mieux les aider à résoudre leurs problèmes.

Vous connaissez probablement cette fameuse “règle” formulée par Charles Kepner : le bon produit, au bon moment, au bon endroit, à la bonne personne, au bon prix, en bonne quantité et avec la bonne information.

Et bien les données offrent la possibilité de se rapprocher plus que jamais de cet idéal.

 

Pour vous, quelle est la prochaine grande tendance à surveiller ?

Pour moi, il y en a deux : l’intégration de l’intelligence artificielle (IA) dans les activités marketing et l’utilisation croissante des données dans les processus de réflexions stratégiques des PME.

La première impactera nos activités en tant que marketeurs et la deuxième influencera la manière d’approcher la discipline.

Commençons par l’intelligence artificielle.

Ce n’est plus un secret : l’IA gagne du terrain de jour en jour.

En pleine expansion aux États-Unis, il est déjà possible de l’utiliser pour rédiger des articles de blogs, optimiser des campagnes publicitaires ou analyser des données.

Et même si certains sont sceptiques quant à la pertinence de ces technologies, je pense personnellement qu’elles transformeront le cahier des charges des marketeurs – car elles sont bien meilleures que nous pour certaines tâches.

Prenons l’exemple de l’analyse de données. Présenté devant un jeu de données plus ou moins complexe, une IA est capable d’analyser, identifier et synthétiser des informations implicites en quelques minutes – chose impossible à faire pour un humain.

Idem pour l’optimisation publicitaire : une IA peut tester des milliers de combinaisons de textes, de visuels et d’appels à l’action, analyser les données récoltées et trouver les combinaisons qui fonctionnent le mieux en un temps record. Cela prendrait des mois (voire des années) à un humain pour arriver aux mêmes résultats.

En termes économiques, cela représente un impact positif sur les dépenses marketing des entreprises : elles seront capables de définir les meilleures annonces publicitaires d’une campagne beaucoup plus rapidement. De quoi optimiser leurs budgets publicitaires à 200%.

Par conséquent, je vois les activités du marketing se diriger encore plus vers la gestion opérationnelle et les réflexions stratégiques – délaissant ainsi une grosse partie des actions “manuelles” (sans valeur ajoutée).

Conclusion : La machine bat l’homme à (presque) tous les coups. Enfin… pour les tâches mathématiques. Car pour ce qui est des concepts ancrés au plus profond de la nature humaine comme les émotions, la psychologie ou la communication, je suis convaincu que nous serons toujours meilleurs qu’elle.

Du moins, je l’espère sincèrement…

La deuxième tendance à surveiller selon moi est l’utilisation croissante des données dans les stratégies de marketing digital.

Je le disais dans la rubrique précédente, le levier le plus puissant du marketing digital est l’accès aux données (à mon sens). Mais faut-il encore savoir quelles données récolter et comment les utiliser.

Même si aujourd’hui de nombreuses entreprises sont encore à un stade “expérimental”, leur niveau de compréhension des enjeux digitaux s’améliorent de jour en jour. Et très vite, elles se rendront compte que la “data” est la clé de voûte du marketing digital.

Dès lors qu’elles commenceront à vraiment exploiter les données (comme cela s’est produit aux États-Unis), je pense que l’on verra une belle transformation du paysage économique romand – et notamment chez les PME.

 

QUESTION BONUS/ Quels outils digitaux utilisez-vous tous les jours ?

Avoir de bons outils, c’est bien. Mais c’est ce qu’on en fait qui importe vraiment.

Un petit conseil que j’aurais aimé recevoir à plusieurs reprises : ne perdez pas des heures pour choisir l’outil “parfait” ou tester toutes les possibilités. Choisissez-en un qui réponde à vos besoins. Et passez à l’action.

Voici ma boîte à outils complète :

 

 

Plus d’infos sur: hulk.agency

Propos recueillis par Raphaëlle Boissicat, présidente de Swiss Marketing Léman et fondatrice de l’agence digitale Moderne Attraction

 

 

3 questions à Léanne Dejeu

Ce qui va particulièrement progresser, c’est l’expérience d’achat depuis les réseaux sociaux. Il sera possible d’acheter directement via les interfaces des réseaux sociaux, sans avoir besoin de quitter la plateforme.

– Léanne Dejeu, Strategic planner & Digital specialist à L’Agence Trio

 


Chaque semaine, Swiss Marketing Léman interroge des experts en marketing et communication afin de prendre le pouls de cette discipline. Les réponses de ces différents spécialistes dressent le panorama concret des pratiques et outils de marketing en Suisse romande.


Selon vous, quel est l’état du marketing digital en Suisse romande? 

Le marketing digital a énormément évolué ces deux dernières années en Suisse romande.

De plus en plus, les annonceurs prennent conscience que le digital n’est pas seulement le médium privilégié pour toucher les « jeunes ». Ils savent qu’il s’agit d’un canal indispensable pour compléter leur stratégie marketing et communicationnelle.

Évidemment cette tendance de fond a été grandement accélérée par la crise sanitaire. Les annonceurs ont déporté une partie de leurs budgets normalement alloués aux médias traditionnels pour les attribuer au digital.

Finalement, cette crise a permis de réaliser de belles réussites dans ce domaine. Nos clients nous ont fait confiance pour utiliser ces budgets intelligemment, et les ont renouvelés pour les années qui suivent.

 

Pour vous, quel est le levier le plus puissant du marketing digital?

Pour moi, le levier principal du marketing digital c’est les data. Aujourd’hui tout est data, on les utilise au quotidien quand on veut mesurer nos performances sportives grâce à notre montre connectée, regarder la qualité de l’air sur la météo de notre smartphone, analyser son poids sur notre balance connectée… Elles sont donc devenues constitutives de notre environnement alors qu’auparavant elles semblaient trop complexes et impalpables.

Désormais, grâce aux nombreuses plateformes de marketing digital, nous avons accès à des données lisibles très facilement et nous sommes capables de prendre des décisions pertinentes grâce à ces data.

Je pense que ces décisions « data driven » sont très intéressantes d’un point de vue stratégique. Elles permettent également de rassurer le client et de lui donner des recommandations très précises pour optimiser ses différentes campagnes grâce à un suivi quotidien.

C’est le côté « test and learn » qui est également très appréciable avec les données. On teste ce qui fonctionne le mieux, on ajuste et on améliore, en quelques clics !

 

Pour vous, quelle est la prochaine grande tendance à surveiller ?

Forcément si je vous dis qu’il faut regarder de près les réseaux sociaux, ça ne va pas vous étonner.

Pour moi, ce qui va particulièrement progresser, c’est l’expérience d’achat depuis les réseaux sociaux.

D’ici à quelques années (voire l’année prochaine ?), il sera possible d’acheter directement via les interfaces des réseaux sociaux, sans avoir besoin de quitter la plateforme.

Ça a été testé aux États-Unis et cela permet de réduire considérablement les frictions, c’est-à-dire d’éviter que l’expérience client soit entachée et ne conduise pas à l’achat.

Grâce à ces nouvelles expériences d’achats in-app, il sera également possible de mieux tracker les conversions et d’optimiser nos achats d’espaces publicitaires. C’est une très bonne nouvelle pour les annonceurs !

 

 

QUESTION BONUS/ Quels outils digitaux utilisez-vous tous les jours?

À l’Agence Trio, nous utilisons une multitude d’outils digitaux au quotidien pour répondre aux différents besoins de nos clients :

    • Facebook Business Manager : pour gérer les campagnes digitales sur Facebook et Instagram.
    • Canva : pour optimiser le processus créatif des posts sociaux et créer des templates qui s’alignent à l’identité de marque.
    • Google ads : pour suivre et optimiser nos campagnes search, display et Youtube ads.
    • Google data studio : pour créer des rapports dynamiques qui facilitent la lecture des KPIs à nos clients.
    • Google Analytics : pour analyser les retombées de nos actions directement sur les sites de nos clients.
    • Notion : pour organiser nos process en interne, avoir une vue d’ensemble de tous les livrables à réaliser et ainsi dérouler nos plans d’action dans le respect des délais.
    • Miro : pour créer des wireframes et monter des outils collaboratifs à remplir durant les workshops.
    • Réseaux sociaux : Facebook, Linkedin, Instagram et Twitter évidemment pour donner des nouvelles de l’agence au quotidien à notre communauté.
    • Sharepoint : pour améliorer le suivi de projet et la co-création avec nos clients
    • Alerti et Swissdox : pour la veille concurrentielle et stratégique sur nos clients ainsi que pour les revues de presse de notre département RP

 


 

Nous avons développé des formules pour aider les entreprises à peaufiner leur stratégie digitale ! À découvrir ici.

Propos recueillis par Raphaëlle Boissicat, présidente de Swiss Marketing Léman et fondatrice de Moderne Attraction

 

 

3 questions à Sacheen Sierro

 

“À mon sens, sans l’ombre d’une hésitation, les mots sont ce qui permet de faire la différence entre un contenu et un autre pour augmenter sa visibilité, et donc le développement de son entreprise.

– Sacheen Sierro, consultante marketing et fondatrice de Sémantisseo, accompagnement en référencement éditorial

 


Chaque semaine, Swiss Marketing Léman interroge des experts en marketing et communication afin de prendre le pouls de cette discipline. Les réponses de ces différents spécialistes dressent le panorama concret des pratiques et outils de marketing en Suisse romande.


Selon vous, quel est l’état du marketing digital en Suisse romande? 

Le marketing digital progresse et se développe dans notre région, indéniablement. Les entreprises ont pris conscience de l’importance de posséder une présence numérique.

Toutefois, nous pourrions aller tellement plus vite. Je constate que beaucoup d’entreprises négligent encore cette partie de leur réflexion marketing et de leur communication globale. Leurs sites internet sont peu travaillés, parfois encore anciens et lents, sans optimisation au niveau de leur SEO.

Donc largement sous-potentialisés, tandis que le secret de leur visibilité se trouve justement là. Le marketing digital pourrait leur amener un fort levier de croissance de chiffre d’affaires.

Une récente étude de l’Ifop, menée auprès de petites entreprises françaises suite à la crise sanitaire, conclut en disant que “si une petite majorité de TPE comprend l’importance que revêt le numérique, elles sont peu nombreuses à vivre le numérique comme une opportunité et à déployer de réels efforts pour se digitaliser”. Avec notamment une impression de subir la digitalisation, puisque “67% des répondants ne sont pas très enthousiastes quant à la nécessité de digitaliser leur structure”.

Bien que cette étude ait été menée sur un marché voisin, je trouve que cela sonne vrai. J’ai ainsi le sentiment que certaines de ces données pourraient être extrapolées et appliquées à notre région également.

Je ne souhaite pas généraliser bien entendu, car il existe de grandes disparités selon les domaines d’activité, la taille des entreprises et les industries concernées. Mais j’audite et décortique chaque semaine plusieurs entreprises locales, notamment leur présence digitale, où le travail d’optimisation n’a pas encore été fait. C’est ainsi que je peux affirmer que la marge de progression est énorme.

Car il ne suffit pas d’avoir un site ou de publier sur les médias sociaux pour potentialiser son marketing digital. C’est un travail qui se fait en profondeur pour que le site en question serve véritablement la croissance et le développement de l’entreprise. Qu’il génère du trafic, des visiteurs intéressés, qui aboutiront à des demandes d’offres, des commandes ou des prises de rendez-vous. La présence digitale devient alors un outil commercial et de prospection à part entière, et d’une grande puissance.

 

Pour vous, quel est le levier le plus puissant du marketing digital?

Sans aucune hésitation, les mots.

Nous parlons depuis de nombreuses années de marketing de contenu. Parmi ces contenus se trouvent notamment les contenus écrits et rédigés. Des textes de sites internet, articles, blogs, jusqu’aux fiches-produits des boutiques e-commerce ou aux descriptions des vidéos YouTube.

Le consommateur, lorsqu’il cherche de l’information, va commencer par taper une requête dans la barre de son moteur de recherche. Une association de mots qui décrit la question qu’il se pose. Horaires d’ouverture de sa boutique préférée, recherche d’un restaurant ou d’un cours de salsa, d’un ostéopathe ou d’un itinéraire. Recettes de cuisine ou remèdes de grands-mères. Nous nous adressons plusieurs fois par jour à Google et les autres moteurs de recherche pour leur poser une multitude de questions. Et ceci passe par des mots, ou par la synthèse vocale – mais qui traduit de la même manière une expression de recherche.

Cela fait 10 ans que je me penche sur les algorithmes afin de comprendre leur fonctionnement. Ce qu’ils attendent, comment ils sélectionnent les contenus qui seront proposés en priorité dans les résultats de recherche. En d’autres mots : comment prendre sa place en première page de Google, voire même avoir son article en position zéro – c’est-à-dire la vignette proposée directement par le moteur de recherche, le fameux Graal du featured snippet.

Car les chiffres sont ahurissants : le premier résultat de Google recueille à lui seul 36% des clics des internautes. Les trois premiers résultats combinés récoltent de leur côté deux tiers des clics. Et sans surprise : 90% des clics se font sur la première page. Ainsi, pour être visible et obtenir le trafic, les rendez-vous et les achats de nos prospects, le secret réside dans l’efficacité de son référencement éditorial.

Pour rapidement expliquer ce principe qui semble encore méconnu, le référencement éditorial est l’un des piliers du référencement naturel ou SEO. C’est-à-dire la manière d’attirer de manière naturelle ou organique – donc sans publicité – les internautes sur nos contenus, nos articles, les pages de notre site. Il faut pour cela répondre à de nombreux critères, parmi lesquels : 

  1. Le SEO technique, c’est-à-dire la manière dont le site est conçu. 
  2. Le contenu rédactionnel, autrement dit le travail sémantique et lexical, sa richesse, la manière dont les textes sont écrits. Cela inclut les titres, les balises, les mots-clés et leur densité. 
  3. La stratégie de netlinking, soit lorsque des sites de qualité proposent des liens, ou backlinks, vers notre site. 

Je parle donc ici du point deux, la partie écrite, le contenu. 

Mon constat est que la meilleure manière de devenir vraiment visible est de correctement travailler et enrichir ses textes écrits. Avec évidemment certaines règles à respecter et une méthodologie qui permettra au moteur de recherche concerné de bien comprendre notre texte. De quelle thématique traite-t-il, avec quelle richesse, précision, cohérence ou expertise le sujet est-il abordé ?

En d’autres termes, c’est un jeu assez fin. D’un côté nous devons rédiger des textes qui parlent de notre marque avec nos mots, notre cœur, avec de l’émotion et un bon storytelling. Et en parallèle, proposer des textes qui respectent les préceptes qui permettront à Google de bien appréhender et comprendre le texte en question.

L’objectif n’est nullement ici de se plier aux exigences des robots, en perdant son style et sa personnalité, quitte à dénaturer son contenu. Au contraire ! Ces deux éléments ne sont pas antinomiques et se complètent tout à fait. Lorsque l’on rédige, lorsque l’on raconte, il faut avant tout rester vrai, rester soi. Notre principale priorité reste et restera toujours l’internaute, le lecteur. C’est à lui que le texte s’adresse, c’est à lui qu’il doit plaire. Les entreprises pourront toujours écrire et communiquer de manière naturelle, vibrante et authentique. Mais en ajoutant quelques subtiles astuces qui sauront plaire et faciliter la compréhension pour l’algorithme. Nous cherchons à satisfaire les quelques exigences qui lui permettront simplement d’interpréter correctement et aisément les textes que nous proposons.

Et à mon sens, sans l’ombre d’une hésitation, les mots sont ainsi ce qui permet de faire la différence entre un contenu et un autre pour augmenter sa visibilité, et donc le développement de son entreprise.

Bon, évidemment, c’est devenu mon métier et ma spécialité, donc j’en parle avec beaucoup d’enthousiasme. Parce que j’y crois fermement et passionnément ! Mais si je me suis penchée dessus, c’est justement car j’ai compris qu’il y avait beaucoup de secrets à percer et une belle vitrine à offrir aux entreprises et aux marques qui veilleront à capitaliser sur leur trafic organique. Vous l’aurez compris, j’y crois davantage que la publicité payante et l’achat d’Adwords et autres mots-clés, car c’est un travail dont les résultats se remarquent immédiatement, et qui porteront leurs fruits sur le long terme également.

 

Pour vous, quelle est la prochaine grande tendance à surveiller ?

La manière dont le référencement naturel et la vidéo parviendront à se combiner et mutuellement se renforcer.

En effet, ce sont deux tendances en pleine expansion, mais elles ne se nourrissent pas encore suffisamment l’une de l’autre.

Je m’explique.

Les internautes consomment énormément et de plus en plus de contenus vidéos. Que ce soit pour s’informer, apprendre, établir leurs décisions d’achat ou dans leurs moments de loisir et de détente.

À côté de cette tendance, se trouve celle du référencement naturel qui permet aux moteurs de recherche de proposer le contenu qui répond à la demande de l’internaute.

Mais aujourd’hui, Google et les autres moteurs de recherche ne savent pas encore comprendre une vidéo, une photo ou une image sans les termes et mots qui l’expliquent et la décrivent.

Lorsque l’on sait que 20% des recherches sur Google se font à travers l’image. Et que 90% des sites que j’audite chaque semaine n’ont pas pris soin de bien décrire leurs contenus visuels et illustrés… Ce sont autant d’opportunités manquées chaque jour !

Ainsi, lorsque nous n’aurons plus besoin d’expliquer les vidéos au travers des mots, les internautes recevront encore plus de contenus pertinents pour répondre à leurs attentes.

Et en attendant, je me régale en décrivant les contenus visuels avec les bons mots pour offrir aux sites de nos clients une longueur d’avance sur les résultats de recherche. 

 

QUESTION BONUS/ Quels outils digitaux utilisez-vous tous les jours ?

Évidemment, en tant que marketeuse, je suis une grande fan d’outils pour analyser et comprendre le marché, les tendances. J’adore jongler entre graphiques et statistiques.

Et comme mon objectif principal est de développer la visibilité en ligne de mes clients, je ne quitte jamais des yeux les données de trafic de Google Analytics et de la Google Search Console.

Plus spécifiquement, depuis que je me suis spécialisée en SEO rédactionnel, j’utilise de nombreux outils dédiés au référencement naturel pour travailler les mots-clés, la richesse de contenu, comprendre les expressions de recherche et auditer la concurrence. Mes préférés au quotidien : Semrush, TextOptimizer, Ubersuggest, TextFocus, SEOMinion, Yooda. Vraiment, il y en a tellement, je jongle sans cesse de l’un à l’autre car chacun apporte un regard différent et analyse sous un autre angle. Ainsi, j’arrive à avoir beaucoup de pertinence dans mes contenus.

En termes d’outils de visibilité pour nos clients, LinkedIn et Google My Business sont mes chouchous. Simplement car je pense avoir saisi le fonctionnement de leurs algorithmes, et donc j’obtiens de jolis résultats. Je tente depuis peu de percer celui de Pinterest, et notre principal chantier au niveau du référencement reste YouTube.

Pour terminer, bien entendu WordPress et tous les plugins qui lui sont rattachés, parmi eux SEOpress, Yoast et Squirrly. Nous sommes d’ailleurs en train de démarrer le développement de notre propre outil qui se spécialise dans le référencement éditorial. Ça risque de prendre du temps, mais j’aimerais apporter des fonctionnalités spécifiquement dédiées à la partie éditoriale du SEO.

Et pour la plateforme de notre programme de formation La visibilité par les mots, j’utilise Gurucan, une plateforme en ligne qui offre une super expérience aux étudiants.

La liste est longue, oh là là. Vous aurez compris que je suis une fan inconditionnelle d’outils digitaux de tous types. Car j’ai appris au fil des ans à me fier autant à mon intuition qu’à la force de la donnée et la précision qu’apportent les outils. C’est la combinaison des deux qui améliore la qualité de mon marketing. Et comme il en sort sans cesse des nouveaux, et que je suis curieuse, je suis constamment en train de tester les derniers arrivés sur le marché. 

Pour conclure, le marketing digital a ceci de passionnant qu’il évolue et se renouvelle sans cesse, et qu’il est une source inépuisable de connaissance et d’enrichissement. Malgré mes 20 ans de métier, je continue à apprendre et à découvrir chaque jour avec toujours autant d’enthousiasme. Et je sens que ce n’est pas terminé…

 


 

Plus d’infos sur Sacheen Sierro sur son site et son profil LinkedIn ainsi que sur le site de Sémantisseo.

Propos recueillis par Raphaëlle Boissicat, présidente de Swiss Marketing Léman et fondatrice de Moderne Attraction