3 questions à Christophe Schranz

“Il est crucial de définir avec intelligence sa stratégie digitale et de créer les bonnes synergies entre ses actions pour créer de la valeur pour ses clients. Et ainsi espérer avoir un retour sur investissement intéressant.

– Christophe Schranz, spécialiste en marketing digital et fondateur de Hulk Agency

 


Chaque semaine, Swiss Marketing Léman interroge des experts en marketing et communication afin de prendre le pouls de cette discipline. Les réponses de ces différents spécialistes dressent le panorama concret des pratiques et outils de marketing en Suisse romande.


Selon vous, quel est l’état du marketing digital en Suisse romande? 

Il faut dire ce qui est : une grosse partie des entreprises à qui nous parlons chez Hulk Agency pensent que le marketing digital s’arrête à la refonte de leur site web et la publication d’un post par semaine sur les réseaux sociaux.

C’est loin d’être suffisant.

Bien sûr, le quotidien d’un entrepreneur est mouvementé et ses préoccupations sont souvent à 10’000 lieues du marketing digital – c’est normal.

Néanmoins, ce manque de connaissances tend de plus en plus à se répercuter sur les opportunités d’affaires de ces entreprises.

Et même si cette épidémie les a poussées à s’intéresser de plus près au marketing digital, le chemin est encore long pour arriver à un bon niveau d’appréhension.

À mon sens, la situation du COVID n’a fait que creuser le fossé déjà existant entre les 2 typologies d’entreprises que nous rencontrons au quotidien :

  • Celles qui n’y connaissent (quasiment) rien – et pour qui la refonte de site est la principale (voire seule) activité du marketing digital
  • Celles qui sont éduquées – qui connaissent des stratégies avancées comme l’Inbound Marketing ou la génération de leads, et qui ont (ou pas) de réelles compétences en interne

Mais ce n’est pas tout.

Même si de plus en plus d’entreprises comprennent l’importance du digital et tendent à l’utiliser, mon impression est qu’une problématique plus globale touche les PME de Suisse romande :

celle d’approcher le marketing digital sans vision stratégique, dans le seul but “d’être présent” ou “gagner en visibilité”.

La vérité, c’est que ce manque de sensibilité stratégique court-circuite l’implémentation d’actions de marketing digital vraiment efficaces.

À la place de chercher à créer un maximum de valeur pour leurs prospects et leurs clients, des actions hasardeuses et déconnectées sont mises en place – comme si on faisait du marketing digital pour “en faire”.

Dans les erreurs typiques que nous voyons le plus, on retrouve notamment :

  • La refonte de site web, pour qu’il soit “plus beau” – alors que le problème réside dans les fondamentaux du marketing (proposition de valeur faible, discours commercial bancal, offres peu attrayantes, etc.)
  • La publicité hasardeuse – en amenant ses visiteurs vers la page d’accueil de son site ou vers des pages qui ne sont pas à jour
  • Les posts peu (ou pas) pertinents sur les réseaux sociaux – alors que la plupart de ses prospects n’en ont strictement rien à faire

Qu’il s’agisse de marketing traditionnel ou digital, d’Outbound Marketing ou d’Inbound marketing, la fonction première de la discipline reste à mon sens de créer de la valeur pour ses clients. Et cela ne se ressent souvent pas.

En résumé, voir le marketing digital comme un gros sac à bonbons dans lequel on peut choisir ses prochaines actions selon ses envies n’apportera pas de bons résultats. Au contraire.

J’adore la citation de Zig Ziglar à ce propos (Vendeur, marketeur et auteur célèbre) : “Si vous ne visez rien, vous le toucherez à tous les coups”.

Il est crucial de définir avec intelligence sa stratégie digitale et de créer les bonnes synergies entre ses actions pour créer de la valeur pour ses clients. Et ainsi espérer avoir un retour sur investissement intéressant.

 

Pour vous, quel est le levier le plus puissant du marketing digital?

À mon sens, ce sont les données qui rendent le marketing digital aussi puissant. Pas les nouvelles approches ou techniques qui sont apparues. Je m’explique.

Avec la démocratisation d’Internet et l’arrivée de nouvelles tendances comme les réseaux sociaux, le comportement des consommateurs a drastiquement évolué (autant en B2C qu’en B2B). Cela ne fait aucun doute.

Par conséquent, les entreprises ont dû réagir pour s’adapter à ces nouveaux processus de décision d’achat. Et même si de nouvelles stratégies ont été mises au point et affinées comme l’Inbound Marketing, la discipline du marketing en soi n’a (à mon sens) pas vraiment changé.

Les mêmes fondamentaux qui étaient valables il y a 50 ans le sont toujours aujourd’hui – seules les technologies, les stratégies et les formats ont changé.

Et pour cause : le marketing est lié à l’humain – donc à la psychologie.

Vous seriez surpris de voir à quel point notre cerveau n’a pas évolué depuis que nous sommes apparus sur terre : nos réflexes et nos schémas de pensées sont exactement les mêmes qu’il y a 2000 ans.

Au fil des siècles, l’Homme est passé par de multiples révolutions comme l’imprimerie, la radio et Internet. Toutes ces innovations ont impacté la manière dont les entreprises font du marketing, c’est certain.

Mais en soi, aucune d’entre elles n’a fondamentalement transformé la discipline.

Vous pouvez prendre n’importe quelle technologie, n’importe quelle stratégie ou n’importe quel format, les mêmes concepts universels s’appliquent.

C’est un peu comme un jeu dans lequel les pions évoluent et s’adaptent au fil du temps, mais où les règles ne changent pas.

Tout cela nous amène aux données.

Et à la raison pour laquelle je pense qu’il s’agit du levier le plus puissant du marketing digital.

Comme le dit si bien Philip Kotler, auteur et marketeur de renom : “Le marketing est le travail que nous faisons avant d’avoir un produit”.

En d’autres termes, il s’agit avant tout d’avoir la meilleure connaissance possible de son marché – en définissant par exemple de bons personas. Pas d’avoir le plus joli site web, d’utiliser le nouveau format à la mode ou le dernier “hack” venu des US.

Parce que lorsqu’une entreprise connaît vraiment son marché sur le bout des doigts, c’est à ce moment-là que la magie opère :

  • Elle peut cibler ses prospects ultra-précisément en adaptant ses messages pour chaque étape du parcours client
  • Elle est capable de proposer des produits/ services qui répondent parfaitement aux besoins de ses utilisateurs
  • Elle sait comment mettre en avant ses produits/ services et de quelle manière construire ses discours commerciaux
  • Elle sait exactement comment se positionner face à sa concurrence
  • Elle peut améliorer en continu ses offres en ayant un feedback direct de son marché

Et c’est en cela que le digital est si puissant :

Les données permettent d’en savoir beaucoup plus sur ses clients cibles tout en optimisant ses actions marketing jusque dans les moindres détails.

Prenez l’exemple de l’email marketing. Entre les possibilités de segmentation et de personnalisation, vous pouvez construire une relation personnalisée avec des centaines d’abonnés en même temps – en plus de pouvoir optimiser en continu le contenu de chaque email !

Autre exemple avec les pages d’atterrissage (ou landing pages). Les données recueillies lors de tests A/B nous ont permis de décupler le taux de conversion d’une page d’atterrissage pour l’un de nos clients – le faisant passer de 7% à 18,5%!

Idem avec la publicité en ligne. Utiliser les données nous a permis de plus que doubler le taux de clics des publicités LinkedIn de l’un de nos clients – le faisant passer de 1,1% à 2,33%!

Alors qu’il faut souvent des semaines pour mesurer l’efficacité d’une campagne de marketing traditionnel (et ce n’est parfois tout simplement pas possible), le marketing digital permet de (presque) tout mesurer. De tout analyser. Et de maximiser le retour sur investissement de chaque action.

C’est en cela que les données sont si puissantes : elles offrent la possibilité de comprendre plus facilement ce qui se passe dans la tête de nos clients pour mieux les aider à résoudre leurs problèmes.

Vous connaissez probablement cette fameuse “règle” formulée par Charles Kepner : le bon produit, au bon moment, au bon endroit, à la bonne personne, au bon prix, en bonne quantité et avec la bonne information.

Et bien les données offrent la possibilité de se rapprocher plus que jamais de cet idéal.

 

Pour vous, quelle est la prochaine grande tendance à surveiller ?

Pour moi, il y en a deux : l’intégration de l’intelligence artificielle (IA) dans les activités marketing et l’utilisation croissante des données dans les processus de réflexions stratégiques des PME.

La première impactera nos activités en tant que marketeurs et la deuxième influencera la manière d’approcher la discipline.

Commençons par l’intelligence artificielle.

Ce n’est plus un secret : l’IA gagne du terrain de jour en jour.

En pleine expansion aux États-Unis, il est déjà possible de l’utiliser pour rédiger des articles de blogs, optimiser des campagnes publicitaires ou analyser des données.

Et même si certains sont sceptiques quant à la pertinence de ces technologies, je pense personnellement qu’elles transformeront le cahier des charges des marketeurs – car elles sont bien meilleures que nous pour certaines tâches.

Prenons l’exemple de l’analyse de données. Présenté devant un jeu de données plus ou moins complexe, une IA est capable d’analyser, identifier et synthétiser des informations implicites en quelques minutes – chose impossible à faire pour un humain.

Idem pour l’optimisation publicitaire : une IA peut tester des milliers de combinaisons de textes, de visuels et d’appels à l’action, analyser les données récoltées et trouver les combinaisons qui fonctionnent le mieux en un temps record. Cela prendrait des mois (voire des années) à un humain pour arriver aux mêmes résultats.

En termes économiques, cela représente un impact positif sur les dépenses marketing des entreprises : elles seront capables de définir les meilleures annonces publicitaires d’une campagne beaucoup plus rapidement. De quoi optimiser leurs budgets publicitaires à 200%.

Par conséquent, je vois les activités du marketing se diriger encore plus vers la gestion opérationnelle et les réflexions stratégiques – délaissant ainsi une grosse partie des actions “manuelles” (sans valeur ajoutée).

Conclusion : La machine bat l’homme à (presque) tous les coups. Enfin… pour les tâches mathématiques. Car pour ce qui est des concepts ancrés au plus profond de la nature humaine comme les émotions, la psychologie ou la communication, je suis convaincu que nous serons toujours meilleurs qu’elle.

Du moins, je l’espère sincèrement…

La deuxième tendance à surveiller selon moi est l’utilisation croissante des données dans les stratégies de marketing digital.

Je le disais dans la rubrique précédente, le levier le plus puissant du marketing digital est l’accès aux données (à mon sens). Mais faut-il encore savoir quelles données récolter et comment les utiliser.

Même si aujourd’hui de nombreuses entreprises sont encore à un stade “expérimental”, leur niveau de compréhension des enjeux digitaux s’améliorent de jour en jour. Et très vite, elles se rendront compte que la “data” est la clé de voûte du marketing digital.

Dès lors qu’elles commenceront à vraiment exploiter les données (comme cela s’est produit aux États-Unis), je pense que l’on verra une belle transformation du paysage économique romand – et notamment chez les PME.

 

QUESTION BONUS/ Quels outils digitaux utilisez-vous tous les jours ?

Avoir de bons outils, c’est bien. Mais c’est ce qu’on en fait qui importe vraiment.

Un petit conseil que j’aurais aimé recevoir à plusieurs reprises : ne perdez pas des heures pour choisir l’outil “parfait” ou tester toutes les possibilités. Choisissez-en un qui réponde à vos besoins. Et passez à l’action.

Voici ma boîte à outils complète :

 

 

Plus d’infos sur: hulk.agency

Propos recueillis par Raphaëlle Boissicat, présidente de Swiss Marketing Léman et fondatrice de Moderne Attraction

 

 

3 questions à Léanne Dejeu

Ce qui va particulièrement progresser, c’est l’expérience d’achat depuis les réseaux sociaux. Il sera possible d’acheter directement via les interfaces des réseaux sociaux, sans avoir besoin de quitter la plateforme.

– Léanne Dejeu, Strategic planner & Digital specialist à L’Agence Trio

 


Chaque semaine, Swiss Marketing Léman interroge des experts en marketing et communication afin de prendre le pouls de cette discipline. Les réponses de ces différents spécialistes dressent le panorama concret des pratiques et outils de marketing en Suisse romande.


Selon vous, quel est l’état du marketing digital en Suisse romande? 

Le marketing digital a énormément évolué ces deux dernières années en Suisse romande.

De plus en plus, les annonceurs prennent conscience que le digital n’est pas seulement le médium privilégié pour toucher les « jeunes ». Ils savent qu’il s’agit d’un canal indispensable pour compléter leur stratégie marketing et communicationnelle.

Évidemment cette tendance de fond a été grandement accélérée par la crise sanitaire. Les annonceurs ont déporté une partie de leurs budgets normalement alloués aux médias traditionnels pour les attribuer au digital.

Finalement, cette crise a permis de réaliser de belles réussites dans ce domaine. Nos clients nous ont fait confiance pour utiliser ces budgets intelligemment, et les ont renouvelés pour les années qui suivent.

 

Pour vous, quel est le levier le plus puissant du marketing digital?

Pour moi, le levier principal du marketing digital c’est les data. Aujourd’hui tout est data, on les utilise au quotidien quand on veut mesurer nos performances sportives grâce à notre montre connectée, regarder la qualité de l’air sur la météo de notre smartphone, analyser son poids sur notre balance connectée… Elles sont donc devenues constitutives de notre environnement alors qu’auparavant elles semblaient trop complexes et impalpables.

Désormais, grâce aux nombreuses plateformes de marketing digital, nous avons accès à des données lisibles très facilement et nous sommes capables de prendre des décisions pertinentes grâce à ces data.

Je pense que ces décisions « data driven » sont très intéressantes d’un point de vue stratégique. Elles permettent également de rassurer le client et de lui donner des recommandations très précises pour optimiser ses différentes campagnes grâce à un suivi quotidien.

C’est le côté « test and learn » qui est également très appréciable avec les données. On teste ce qui fonctionne le mieux, on ajuste et on améliore, en quelques clics !

 

Pour vous, quelle est la prochaine grande tendance à surveiller ?

Forcément si je vous dis qu’il faut regarder de près les réseaux sociaux, ça ne va pas vous étonner.

Pour moi, ce qui va particulièrement progresser, c’est l’expérience d’achat depuis les réseaux sociaux.

D’ici à quelques années (voire l’année prochaine ?), il sera possible d’acheter directement via les interfaces des réseaux sociaux, sans avoir besoin de quitter la plateforme.

Ça a été testé aux États-Unis et cela permet de réduire considérablement les frictions, c’est-à-dire d’éviter que l’expérience client soit entachée et ne conduise pas à l’achat.

Grâce à ces nouvelles expériences d’achats in-app, il sera également possible de mieux tracker les conversions et d’optimiser nos achats d’espaces publicitaires. C’est une très bonne nouvelle pour les annonceurs !

 

 

QUESTION BONUS/ Quels outils digitaux utilisez-vous tous les jours?

À l’Agence Trio, nous utilisons une multitude d’outils digitaux au quotidien pour répondre aux différents besoins de nos clients :

    • Facebook Business Manager : pour gérer les campagnes digitales sur Facebook et Instagram.
    • Canva : pour optimiser le processus créatif des posts sociaux et créer des templates qui s’alignent à l’identité de marque.
    • Google ads : pour suivre et optimiser nos campagnes search, display et Youtube ads.
    • Google data studio : pour créer des rapports dynamiques qui facilitent la lecture des KPIs à nos clients.
    • Google Analytics : pour analyser les retombées de nos actions directement sur les sites de nos clients.
    • Notion : pour organiser nos process en interne, avoir une vue d’ensemble de tous les livrables à réaliser et ainsi dérouler nos plans d’action dans le respect des délais.
    • Miro : pour créer des wireframes et monter des outils collaboratifs à remplir durant les workshops.
    • Réseaux sociaux : Facebook, Linkedin, Instagram et Twitter évidemment pour donner des nouvelles de l’agence au quotidien à notre communauté.
    • Sharepoint : pour améliorer le suivi de projet et la co-création avec nos clients
    • Alerti et Swissdox : pour la veille concurrentielle et stratégique sur nos clients ainsi que pour les revues de presse de notre département RP

 


 

Nous avons développé des formules pour aider les entreprises à peaufiner leur stratégie digitale ! À découvrir ici.

Propos recueillis par Raphaëlle Boissicat, présidente de Swiss Marketing Léman et fondatrice de Moderne Attraction

 

 

3 questions à Sacheen Sierro

 

“À mon sens, sans l’ombre d’une hésitation, les mots sont ce qui permet de faire la différence entre un contenu et un autre pour augmenter sa visibilité, et donc le développement de son entreprise.

– Sacheen Sierro, consultante marketing et fondatrice de Sémantisseo, accompagnement en référencement éditorial

 


Chaque semaine, Swiss Marketing Léman interroge des experts en marketing et communication afin de prendre le pouls de cette discipline. Les réponses de ces différents spécialistes dressent le panorama concret des pratiques et outils de marketing en Suisse romande.


Selon vous, quel est l’état du marketing digital en Suisse romande? 

Le marketing digital progresse et se développe dans notre région, indéniablement. Les entreprises ont pris conscience de l’importance de posséder une présence numérique.

Toutefois, nous pourrions aller tellement plus vite. Je constate que beaucoup d’entreprises négligent encore cette partie de leur réflexion marketing et de leur communication globale. Leurs sites internet sont peu travaillés, parfois encore anciens et lents, sans optimisation au niveau de leur SEO.

Donc largement sous-potentialisés, tandis que le secret de leur visibilité se trouve justement là. Le marketing digital pourrait leur amener un fort levier de croissance de chiffre d’affaires.

Une récente étude de l’Ifop, menée auprès de petites entreprises françaises suite à la crise sanitaire, conclut en disant que “si une petite majorité de TPE comprend l’importance que revêt le numérique, elles sont peu nombreuses à vivre le numérique comme une opportunité et à déployer de réels efforts pour se digitaliser”. Avec notamment une impression de subir la digitalisation, puisque “67% des répondants ne sont pas très enthousiastes quant à la nécessité de digitaliser leur structure”.

Bien que cette étude ait été menée sur un marché voisin, je trouve que cela sonne vrai. J’ai ainsi le sentiment que certaines de ces données pourraient être extrapolées et appliquées à notre région également.

Je ne souhaite pas généraliser bien entendu, car il existe de grandes disparités selon les domaines d’activité, la taille des entreprises et les industries concernées. Mais j’audite et décortique chaque semaine plusieurs entreprises locales, notamment leur présence digitale, où le travail d’optimisation n’a pas encore été fait. C’est ainsi que je peux affirmer que la marge de progression est énorme.

Car il ne suffit pas d’avoir un site ou de publier sur les médias sociaux pour potentialiser son marketing digital. C’est un travail qui se fait en profondeur pour que le site en question serve véritablement la croissance et le développement de l’entreprise. Qu’il génère du trafic, des visiteurs intéressés, qui aboutiront à des demandes d’offres, des commandes ou des prises de rendez-vous. La présence digitale devient alors un outil commercial et de prospection à part entière, et d’une grande puissance.

 

Pour vous, quel est le levier le plus puissant du marketing digital?

Sans aucune hésitation, les mots.

Nous parlons depuis de nombreuses années de marketing de contenu. Parmi ces contenus se trouvent notamment les contenus écrits et rédigés. Des textes de sites internet, articles, blogs, jusqu’aux fiches-produits des boutiques e-commerce ou aux descriptions des vidéos YouTube.

Le consommateur, lorsqu’il cherche de l’information, va commencer par taper une requête dans la barre de son moteur de recherche. Une association de mots qui décrit la question qu’il se pose. Horaires d’ouverture de sa boutique préférée, recherche d’un restaurant ou d’un cours de salsa, d’un ostéopathe ou d’un itinéraire. Recettes de cuisine ou remèdes de grands-mères. Nous nous adressons plusieurs fois par jour à Google et les autres moteurs de recherche pour leur poser une multitude de questions. Et ceci passe par des mots, ou par la synthèse vocale – mais qui traduit de la même manière une expression de recherche.

Cela fait 10 ans que je me penche sur les algorithmes afin de comprendre leur fonctionnement. Ce qu’ils attendent, comment ils sélectionnent les contenus qui seront proposés en priorité dans les résultats de recherche. En d’autres mots : comment prendre sa place en première page de Google, voire même avoir son article en position zéro – c’est-à-dire la vignette proposée directement par le moteur de recherche, le fameux Graal du featured snippet.

Car les chiffres sont ahurissants : le premier résultat de Google recueille à lui seul 36% des clics des internautes. Les trois premiers résultats combinés récoltent de leur côté deux tiers des clics. Et sans surprise : 90% des clics se font sur la première page. Ainsi, pour être visible et obtenir le trafic, les rendez-vous et les achats de nos prospects, le secret réside dans l’efficacité de son référencement éditorial.

Pour rapidement expliquer ce principe qui semble encore méconnu, le référencement éditorial est l’un des piliers du référencement naturel ou SEO. C’est-à-dire la manière d’attirer de manière naturelle ou organique – donc sans publicité – les internautes sur nos contenus, nos articles, les pages de notre site. Il faut pour cela répondre à de nombreux critères, parmi lesquels : 

  1. Le SEO technique, c’est-à-dire la manière dont le site est conçu. 
  2. Le contenu rédactionnel, autrement dit le travail sémantique et lexical, sa richesse, la manière dont les textes sont écrits. Cela inclut les titres, les balises, les mots-clés et leur densité. 
  3. La stratégie de netlinking, soit lorsque des sites de qualité proposent des liens, ou backlinks, vers notre site. 

Je parle donc ici du point deux, la partie écrite, le contenu. 

Mon constat est que la meilleure manière de devenir vraiment visible est de correctement travailler et enrichir ses textes écrits. Avec évidemment certaines règles à respecter et une méthodologie qui permettra au moteur de recherche concerné de bien comprendre notre texte. De quelle thématique traite-t-il, avec quelle richesse, précision, cohérence ou expertise le sujet est-il abordé ?

En d’autres termes, c’est un jeu assez fin. D’un côté nous devons rédiger des textes qui parlent de notre marque avec nos mots, notre cœur, avec de l’émotion et un bon storytelling. Et en parallèle, proposer des textes qui respectent les préceptes qui permettront à Google de bien appréhender et comprendre le texte en question.

L’objectif n’est nullement ici de se plier aux exigences des robots, en perdant son style et sa personnalité, quitte à dénaturer son contenu. Au contraire ! Ces deux éléments ne sont pas antinomiques et se complètent tout à fait. Lorsque l’on rédige, lorsque l’on raconte, il faut avant tout rester vrai, rester soi. Notre principale priorité reste et restera toujours l’internaute, le lecteur. C’est à lui que le texte s’adresse, c’est à lui qu’il doit plaire. Les entreprises pourront toujours écrire et communiquer de manière naturelle, vibrante et authentique. Mais en ajoutant quelques subtiles astuces qui sauront plaire et faciliter la compréhension pour l’algorithme. Nous cherchons à satisfaire les quelques exigences qui lui permettront simplement d’interpréter correctement et aisément les textes que nous proposons.

Et à mon sens, sans l’ombre d’une hésitation, les mots sont ainsi ce qui permet de faire la différence entre un contenu et un autre pour augmenter sa visibilité, et donc le développement de son entreprise.

Bon, évidemment, c’est devenu mon métier et ma spécialité, donc j’en parle avec beaucoup d’enthousiasme. Parce que j’y crois fermement et passionnément ! Mais si je me suis penchée dessus, c’est justement car j’ai compris qu’il y avait beaucoup de secrets à percer et une belle vitrine à offrir aux entreprises et aux marques qui veilleront à capitaliser sur leur trafic organique. Vous l’aurez compris, j’y crois davantage que la publicité payante et l’achat d’Adwords et autres mots-clés, car c’est un travail dont les résultats se remarquent immédiatement, et qui porteront leurs fruits sur le long terme également.

 

Pour vous, quelle est la prochaine grande tendance à surveiller ?

La manière dont le référencement naturel et la vidéo parviendront à se combiner et mutuellement se renforcer.

En effet, ce sont deux tendances en pleine expansion, mais elles ne se nourrissent pas encore suffisamment l’une de l’autre.

Je m’explique.

Les internautes consomment énormément et de plus en plus de contenus vidéos. Que ce soit pour s’informer, apprendre, établir leurs décisions d’achat ou dans leurs moments de loisir et de détente.

À côté de cette tendance, se trouve celle du référencement naturel qui permet aux moteurs de recherche de proposer le contenu qui répond à la demande de l’internaute.

Mais aujourd’hui, Google et les autres moteurs de recherche ne savent pas encore comprendre une vidéo, une photo ou une image sans les termes et mots qui l’expliquent et la décrivent.

Lorsque l’on sait que 20% des recherches sur Google se font à travers l’image. Et que 90% des sites que j’audite chaque semaine n’ont pas pris soin de bien décrire leurs contenus visuels et illustrés… Ce sont autant d’opportunités manquées chaque jour !

Ainsi, lorsque nous n’aurons plus besoin d’expliquer les vidéos au travers des mots, les internautes recevront encore plus de contenus pertinents pour répondre à leurs attentes.

Et en attendant, je me régale en décrivant les contenus visuels avec les bons mots pour offrir aux sites de nos clients une longueur d’avance sur les résultats de recherche. 

 

QUESTION BONUS/ Quels outils digitaux utilisez-vous tous les jours ?

Évidemment, en tant que marketeuse, je suis une grande fan d’outils pour analyser et comprendre le marché, les tendances. J’adore jongler entre graphiques et statistiques.

Et comme mon objectif principal est de développer la visibilité en ligne de mes clients, je ne quitte jamais des yeux les données de trafic de Google Analytics et de la Google Search Console.

Plus spécifiquement, depuis que je me suis spécialisée en SEO rédactionnel, j’utilise de nombreux outils dédiés au référencement naturel pour travailler les mots-clés, la richesse de contenu, comprendre les expressions de recherche et auditer la concurrence. Mes préférés au quotidien : Semrush, TextOptimizer, Ubersuggest, TextFocus, SEOMinion, Yooda. Vraiment, il y en a tellement, je jongle sans cesse de l’un à l’autre car chacun apporte un regard différent et analyse sous un autre angle. Ainsi, j’arrive à avoir beaucoup de pertinence dans mes contenus.

En termes d’outils de visibilité pour nos clients, LinkedIn et Google My Business sont mes chouchous. Simplement car je pense avoir saisi le fonctionnement de leurs algorithmes, et donc j’obtiens de jolis résultats. Je tente depuis peu de percer celui de Pinterest, et notre principal chantier au niveau du référencement reste YouTube.

Pour terminer, bien entendu WordPress et tous les plugins qui lui sont rattachés, parmi eux SEOpress, Yoast et Squirrly. Nous sommes d’ailleurs en train de démarrer le développement de notre propre outil qui se spécialise dans le référencement éditorial. Ça risque de prendre du temps, mais j’aimerais apporter des fonctionnalités spécifiquement dédiées à la partie éditoriale du SEO.

Et pour la plateforme de notre programme de formation La visibilité par les mots, j’utilise Gurucan, une plateforme en ligne qui offre une super expérience aux étudiants.

La liste est longue, oh là là. Vous aurez compris que je suis une fan inconditionnelle d’outils digitaux de tous types. Car j’ai appris au fil des ans à me fier autant à mon intuition qu’à la force de la donnée et la précision qu’apportent les outils. C’est la combinaison des deux qui améliore la qualité de mon marketing. Et comme il en sort sans cesse des nouveaux, et que je suis curieuse, je suis constamment en train de tester les derniers arrivés sur le marché. 

Pour conclure, le marketing digital a ceci de passionnant qu’il évolue et se renouvelle sans cesse, et qu’il est une source inépuisable de connaissance et d’enrichissement. Malgré mes 20 ans de métier, je continue à apprendre et à découvrir chaque jour avec toujours autant d’enthousiasme. Et je sens que ce n’est pas terminé…

 


 

Plus d’infos sur Sacheen Sierro sur son site et son profil LinkedIn ainsi que sur le site de Sémantisseo.

Propos recueillis par Raphaëlle Boissicat, présidente de Swiss Marketing Léman et fondatrice de Moderne Attraction

3 questions à Ludovic Chenaux

 

“Le numérique reste un grand mystère pour beaucoup: « comment ça fonctionne ? Combien ça coûte ? Et surtout combien ça rapporte ? » sont des questions auxquelles nous répondons chaque semaine.

– Ludovic Chenaux, Fondateur de l’agence Up to you

 


Chaque semaine, Swiss Marketing Léman interroge des experts en marketing et communication afin de prendre le pouls de cette discipline. Les réponses de ces différents spécialistes dressent le panorama concret des pratiques et outils de marketing en Suisse romande.


 

Selon vous, quel est l’état du marketing digital en Suisse romande? 

Je dirais que nous sommes au jour 1 de son déploiement. La plupart des PME a débuté sa réflexion il y a peu de temps.

Attribuer plusieurs dizaines de milliers de francs pour sa communication numérique est quelque chose de nouveau pour bon nombre de directeurs d’entreprises romandes (mais également suisses).

Le COVID a accéléré ce processus. Nous recevons de plus en plus de questions et de demandes de la part d’entreprises qui souhaitent se lancer de manière professionnelle. Le numérique reste un grand mystère pour beaucoup: « comment ça fonctionne ? Combien ça coûte ? Et surtout combien ça rapporte ? » sont des questions auxquelles nous répondons chaque semaine.

 

Pour vous, quel est le levier le plus puissant du marketing digital?

Il est difficile de n’en choisir qu’un tant un écosystème complet et varié est capital à sa réussite numérique.

Cependant aujourd’hui, je dirais que les data et l’exploitation de ces dernières est un levier impressionnant. Notre pôle « performance » qui traite, automatise et exploite ces éléments est de plus en plus sollicité et garantit d’obtenir de rapides retours sur investissement.

Sinon difficile de passer à côté d’un contenu plus instantané et plus réaliste. On le constate avec l’explosion de TikTok et la réussite des « reels » sur Instagram. Les internautes (principalement les plus jeunes) attendent du contenu plus authentique et moins retravaillé dans leur feed quotidien.

A vous de trouver le bon positionnement pour votre entreprise, être instantané dans ses messages n’est pas quelque chose d’évident pour tout le monde et demande réflexion.

 

Pour vous, quelle est la prochaine grande tendance à surveiller ?

Le retour à une communication éthique, humaine et durable. Les consommateurs sont de plus en plus sensibles à ces thématiques et je pense qu’il sera capital d’y porter attention dans les années à venir. L’entreprise dans son sens le plus large, ses ancrages, ses valeurs et ses engagements seront de plus en plus scrutés.

 

QUESTION BONUS/ Quels outils digitaux utilisez-vous tous les jours ?

  • La suite Facebook Business
  • Agorapulse
  • Les outils Google (TAG manager, google data studio, etc.)
  • Pipedrive pour le suivi des taches et des projets en cours
  • Et beaucoup d’outils maison que nous avons développés au fil des années

 


 

Plus d’infos sur: Up To You

Propos recueillis par Raphaëlle Boissicat, présidente de Swiss Marketing Léman et fondatrice de Moderne Attraction

 

 

3 questions à Damien Real

 

“L’approche verticale, autocentrée sur le produit (et ses bénéfices), a vocation à disparaître. Cela laisse la place au conversationnel qui inverse le dialogue marque / consommateur et redonne une place centrale aux fondamentaux, qui est l’authenticité et la confiance en favorisant les échanges, afin de créer un lien durable avec les clients.

– Damien Real, Directeur de création chez Freestudios

 


Chaque semaine, Swiss Marketing Léman interroge des experts en marketing et communication afin de prendre le pouls de cette discipline. Les réponses de ces différents spécialistes dressent le panorama concret des pratiques et outils de marketing en Suisse romande.


Selon vous, quel est l’état du marketing digital en Suisse romande? 

De ce que je peux voir ou entendre, la Suisse romande reste assez traditionnelle dans sa façon de communiquer et je pense qu’il y a un véritable manque en stratégie digitale.

Les marques ne peuvent plus se permettre de créer du contenu occasionnel, mais doivent prendre la parole régulièrement afin de développer un véritable langage de marque et créer de la connivence avec ses consommateurs.

Avec l’essor massif du e-commerce, le marketing digital est de fait incontournable et les nouveaux outils apportent de nouvelles perspectives créatives pour divertir son audience, l’éduquer, capter son attention. Nous devons en tant qu’acteurs.trices les aider dans ce sens afin de les amener à activer les meilleurs leviers pour qu’ils puissent gagner en perception et en reconnaissance.

 

Pour vous, quel est le levier le plus puissant du marketing digital?

La crise sanitaire du Covid a accéléré une tendance : l’exigence de collaboration entre l’émetteur d’un message et son récepteur.

L’approche verticale, autocentrée sur le produit (et ses bénéfices), a vocation à disparaître. Cela laisse la place au conversationnel qui inverse le dialogue marque / consommateur et redonne une place centrale aux fondamentaux, qui est l’authenticité et la confiance en favorisant les échanges, afin de créer un lien durable avec les clients.

Depuis presque un an, nous constatons une véritable montée en puissance de la conversation surtout par le biais des réseaux sociaux. Cela se traduit par un marketing plus personnalisé et expérientiel avec des persona plus affutés, plus affinés.

C’est-à-dire un marketing qui utilise la data et les techs pour « anticiper » la rencontre avec une audience en proposant des contenus centrés sur ses intérêts, des contenus qui peuvent prendre aujourd’hui différentes formes (VR, AR, vidéos, articles, etc…).

Aujourd’hui, l’enjeu est d’éviter « l’intrusion », d’être là où l’audience ne veut pas nous voir.

 

Pour vous, quelle est la prochaine grande tendance à surveiller ?

Après cette année si particulière il est difficile de dire qu’elle va être LA prochaine grande tendance, mais on peut constater de nouvelles habitudes digitales qui émergent peu à peu.

Il y a notamment YouTube qui développe depuis presque un an, sous format Bêta, leur nouveau service Youtube Shorts qui tend à concurrencer TikTok et qui permet aux utilisateurs de la plateforme de créer leur propre contenu très facilement avec des outils surprenants, mais aussi d’utiliser des extraits vidéo et de sampler l’audio Youtube, de pouvoir leur ajouter du texte, des filtres, etc.

Un nouveau média qui croise les différents atouts de TikTok, Snapchat et Instagram est donc une opportunité pour les marques de se démarquer en se déployant sur un réseau qui ne représente que … 2 billions d’utilisateurs !

 

QUESTION BONUS/ Quels outils digitaux utilisez-vous tous les jours ?

  • Milanote pour les brainstormings et échanges créatifs
  • Toggl pour l’agenda partagé
  • Google Slides pour les présentations
  • La suite Adobe pour les outils créatifs
  • KnowledgeBase pour le partage d’articles sur les tendances en interne
  • Instagram, Behance, Pinterest pour les inspirations
  • Snapchat, TikTok, Twitch pour les tendances
  • Linkedin pour le réseau pro
  • Infomaniak et Discord pour les échanges intra-agence lorsque le face-to-face n’est pas applicable

 


 

Plus d’infos sur:

Propos recueillis par Raphaëlle Boissicat, présidente de Swiss Marketing Léman et fondatrice de Moderne Attraction

 

 

3 questions à Emeline Besson

“Beaucoup de marques dépensent des fortunes en acquisition sans travailler leur image de marque ni leur relation client, pourtant c’est complémentaire et absolument nécessaire si elles espèrent être prospères et pérennes.

– Emeline Besson, experte en growth marketing

 


Chaque semaine, Swiss Marketing Léman interroge des experts en marketing et communication afin de prendre le pouls de cette discipline. Les réponses de ces différents spécialistes dressent le panorama concret des pratiques et outils de marketing en Suisse romande.


Selon vous, quel est l’état du marketing digital en Suisse romande? 

Ça se met à la page suite à la pandémie !

De plus en plus de petites et moyennes entreprises qui étaient exclusivement hors ligne comprennent l’intérêt du digital et se l’approprient.

Après, globalement, le marché reste très traditionnel et frileux à tenter de nouvelles choses.

J’ai parfois du mal à convaincre que la publicité Facebook fonctionne pour le B2B ou que TikTok n’est pas un réseau uniquement pour ados. Certains préjugés ont encore la vie dure et c’est dommage car il y a une multitude d’opportunités qui ne demandent qu’à être saisies.

Mais 2020 a été une année pleine de rebondissements pour tout le monde et, petit à petit, certaines entreprises changent d’avis.

 

Pour vous, quel est le levier le plus puissant du marketing digital?

Selon moi, il faut vraiment s’attacher au parcours client dans sa globalité, notamment en utilisant le funnel AARRR: Acquisition, Activation, Rétention, Revenus, Recommandation.

Beaucoup de marques dépensent des fortunes en acquisition sans travailler le côté organique, répondre aux commentaires ou développer une vraie stratégie de rétention. Or les régies publicitaires ne sont plus un océan bleu. Une entreprise doit travailler son image de marque et sa relation client si elle veut espérer être prospère et pérenne.

Trop se focaliser sur l’acquisition revient à remplir une baignoire percée.

 

Pour vous, quelle est la prochaine grande tendance à surveiller ?

Alors la vidéo sans aucun doute, notamment avec :

  • le format de publicité Reels désormais disponible sur Facebook
  • l’annonce du CEO d’Instagram indiquant que l’algorithme de la plateforme n’allait plus privilégier les photos mais les vidéos pour faire face à la concurrence de Youtube et de Tik Tok

Je suis aussi très présente sur LinkedIn et les contenus sur l’écologie prennent de plus en plus de place. On commence à se rendre compte que s’impliquer n’est plus une option. Il y a clairement une place à prendre pour les marques qui s’emparent du sujet. Je pense aussi que les consommateurs vont devenir de plus en plus regardants sur l’engagement de chaque entreprise.

 

QUESTION BONUS/ Quels outils digitaux utilisez-vous tous les jours ?

  • Bannersnack pour créer des bannières ou simplement récupérer des icônes.
  • Miro, parfait pour les workshops ou le travail à distance. On l’utilise beaucoup chez Enigma où on peut importer directement les posts-it de notre brainstorming et les retrouver en ligne.
  • Google Data Studio pour optimiser les campagnes de performance ainsi que pour partager les résultats aux clients en direct.
  • Ausha, l’hébergeur de notre podcast Allo Fiston.

 


 

Plus d’infos sur LinkedIn ou sur le podcast Allô Fiston

Propos recueillis par Raphaëlle Boissicat, présidente de Swiss Marketing Léman et fondatrice de Moderne Attraction

 

 

3 questions à Nicola Ricca

 

Grâce à YouTube, je crée un climat de confiance avec mon audience et par la suite, les plus investis feront appel à mes services pour être accompagnés et atteindre leurs propres objectifs.

– Nicola Ricca, expert en marketing digital

 


Chaque semaine, Swiss Marketing Léman interroge des experts en marketing et communication afin de prendre le pouls de cette discipline. Les réponses de ces différents spécialistes dressent le panorama concret des pratiques et outils de marketing en Suisse romande.


Selon vous, quel est l’état du marketing digital en Suisse romande? 

En un mot : incompris !

Quand je parle de marketing digital autour de moi, la discussion se tourne naturellement sur l’utilisation des réseaux sociaux donc je vais répondre à cette question en parlant de ce sous-domaine.

De plus en plus de sociétés ont des comptes Instagram ou Facebook ou autres, mais très peu ont une stratégie qui permettrait de mieux comprendre l’ADN du groupe.

Ne sachant pas comment s’y prendre, leurs publications sont dénuées d’identité digitale, ce qui ne crée aucune émotion envers leur audience et donc aucune interaction avec ce contenu.

On recherche du profit calculable et scalable à court terme, on met en avant nos produits ou services sans penser à la personne qui se trouve de l’autre côté de l’écran.

Cette même personne ne fait même plus attention à la pancarte publicitaire géante qui se trouve au coin de la rue, pourquoi devrait-elle s’arrêter de scroller à une pancarte publicitaire qui se trouve pourtant sous son nez ?

Notre façon de consommer et d’acheter a radicalement changé en une décennie, nous devons changer notre façon de communiquer et mettre en avant notre expertise.

De ce que je peux constater, la stratégie de communication sur les réseaux est finalement très peu exploitée car elle ne rapporte pas “assez” et on se tourne donc sur du marketing payant, du martèlement de publicités dont le ROI peut être analysé et amélioré.

Les réseaux sociaux ne sont pas des vitrines mais des points de communication entre une entité et un groupe de personnes.

D’un point de vue du marketing d’influence, on est également en retard. On fait appel au plus grand alors que nos amis d’outre-Atlantique ont compris que les micro-influenceurs ont un excellent rapport avec leur audience, ce qui extrêmement intéressant quand on souhaite atteindre un persona bien défini.

 

Pour vous, quel est le levier le plus puissant du marketing digital?

Sans aucun doute la vidéo, c’est d’ailleurs pour cela que je me suis lancé sur YouTube.

Grâce à ce média, je peux partager mon savoir, mettre en avant mon expertise mais surtout partager mon ressenti et mes émotions, ce qui est pour moi essentiel pour développer une audience réceptive à mon message. Ma personnalité va me rendre unique auprès des autres créateurs de contenu qui traitent du même sujet. Cette personnalité peut être mise en avant facilement en vidéo.

YouTube est au cœur de ma stratégie digitale, c’est un générateur de trafic gratuit et illimité pour ceux qui ont la patience de partir de zéro.

Grâce à cette plateforme, je crée un climat de confiance avec mon audience et par la suite, les plus investis feront appel à mes services pour être accompagnés et atteindre leurs propres objectifs.

Voilà en quoi l’utilisation de ce média représente un levier puissant au sein de ma stratégie digitale.

 

Pour vous, quelle est la prochaine grande tendance à surveiller ?

Pour moi il est impératif de comprendre la tendance de l’utilisation qui sera faite de ces fameux réseaux sociaux. Grâce à eux, les gens ont repris le contrôle de ce qu’ils désirent voir ou ne plus voir.

Si on prend le temps de comprendre comment ces gens utilisent ces réseaux sociaux, on est capable de perfectionner notre approche et d’avoir une stratégie marketing de plus en plus organique et naturelle.

Penser que Tik Tok est un jouet réservé aux adolescents est une erreur et pourtant c’est ce que j’entends quasi tous les jours. De même pour YouTube qui serait une “plateforme remplie de vidéos de chats ou de pranks en tout genre”.

Prenez le temps de vous intéresser à ces médias qui sont les ponts de connexion vers vos futurs clients. Ils ont besoin d’un marketing authentique et transparent.

 

QUESTION BONUS/ Quels outils digitaux utilisez-vous tous les jours ?

  • Youtube Studio, pour analyser l’évolution de mon contenu.
  • Instagram, qui me permet d’échanger facilement avec mon audience.
  • Tubebuddy pour analyser les volumes de recherche sur YouTube et optimiser ma stratégie de contenu.
  • Canva que j’utilise régulièrement pour créer mon contenu digital.

 


 

Plus d’infos sur Nicola Ricca:

Propos recueillis par Raphaëlle Boissicat, présidente de  Swiss Marketing Léman et fondatrice de Moderne Attraction

3 questions à Aliénor Debonneville

 

“TikTok et les reels Instagram permettent actuellement de s’adresser à des personnes en dehors de notre communauté, et donc ont une plus grande viralité. Ils sont encore sous-utilisés, mais offrent, selon moi, un énorme potentiel.

– Aliénor Debonneville, Co-fondatrice & Directrice Générale chez Alma Heritage

 


Chaque semaine, Swiss Marketing Léman interroge des experts en marketing et communication afin de prendre le pouls de cette discipline. Les réponses de ces différents spécialistes dressent le panorama concret des pratiques et outils de marketing en Suisse romande.


Selon vous, quel est l’état du marketing digital en Suisse romande? 

Selon moi, le digital marketing en Suisse romande n’a pas été encore totalement compris par les entreprises.

Il n’est pas perçu aujourd’hui comme une priorité, mais d’abord comme une charge, alors que c’est aujourd’hui un vrai levier pour la commercialisation des produits et services.

Il y a évidemment des choses qui sont mises en place comme les Google Ads ou encore les reviews, mais globalement il y a un retard dans l’utilisation du digital marketing en Suisse romande.

Chez Alma Heritage, par exemple, nous le voyons au quotidien avec nos propriétaires de domaines historiques: peu de ces domaines exceptionnels ont un compte Instagram (ou alors très peu actif), alors que c’est pourtant aujourd’hui LE réseau par excellence du tourisme. Et il y aurait tant de choses à partager et faire découvrir entre les activités d’hébergement (chambre d’hôte, hôtel, gîte), d’expérience (concerts, ateliers enfants, escape game) ou de restauration proposées… c’est bien dommage !

 

Pour vous, quel est le levier le plus puissant du marketing digital?

Selon moi, c’est la création de contenus de qualité, adaptés aux différents réseaux, qui a  aujourd’hui le plus de valeur. Face à un contenu travaillé, les personnes qui y seront exposées auront forcément plus d’émotions, et donc d’intérêt pour le service / produit proposé, que face à un contenu lambda : ils reconnaîtront le travail / seront contents d’apprendre quelque chose, etc. C’est la réflexion dans la création du contenu qui va permettre de se différencier de ses concurrents.

Par exemple, nous travaillons tous les jours au sein d’Alma Heritage sur des contenus originaux autour du patrimoine et du voyage: interviews de propriétaires historiques, quizz, visites insolites, etc.

 

Pour vous, quelle est la prochaine grande tendance à surveiller ?

Je pense que la prochaine tendance à surveiller est la montée en puissance d’une part de TikTok et, d’autre part, des reels sur Instagram. Ces deux formats permettent actuellement de s’adresser à des personnes en dehors de notre communauté, et donc à une plus grande viralité. Ils sont encore sous-utilisés, mais ont, selon moi, un énorme potentiel.

 

QUESTION BONUS/ Quels outils digitaux utilisez-vous tous les jours ?

Alma Heritage est présent et actif sur Instagram, Facebook, Pinterest, Youtube, Tiktok, en plus de partager tous les jours des articles en lien avec l’actualité du tourisme et du patrimoine sur twitter.

Par ailleurs, nous publions sur notre site une fois par semaine un article écrit par nos équipes et envoyons à nos abonnés une newsletter mensuelle sur un thème précis.

 


 

Plus d’infos sur: www.almaheritage.com

Propos recueillis par Raphaëlle Boissicat, présidente de  Swiss Marketing Léman et fondatrice de Moderne Attraction

 

 

3 questions à Louis Piaget

 

“Les Suisses aiment l’excellence, la qualité et le compromis. Par conséquent, ce qui est virtuel prend plus de temps à convaincre, de par sa nature intangible.

– Louis Piaget, Chief Growth Hacker chez EEvolve

 


Chaque semaine, Swiss Marketing Léman interroge des experts en marketing et communication afin de prendre le pouls de cette discipline. Les réponses de ces différents spécialistes dressent le panorama concret des pratiques et outils de marketing en Suisse romande.


Selon vous, quel est l’état du marketing digital en Suisse romande? 

En Suisse romande, nous utilisons au maximum 30% du potentiel du marketing digital. Et la raison pour laquelle ce n’est pas davantage n’est pas celle que vous imaginez.

Vous pensez peut-être qu’à vouloir avancer aussi vite que possible mais surtout aussi lentement que nécessaire, nous avons pris du retard dans ce domaine par rapport à des pays anglo-saxons qui foncent tête baissée, quitte à casser quelques pots sur leur passage.

Mais, selon moi, cela serait ne pas rendre justice à ce qui fait la force de notre pays. Nous aimons l’excellence, la qualité et le compromis. Par conséquent, ce qui est virtuel prend plus de temps à convaincre, de par sa nature intangible.

De plus, notre confort de vie à tous nous vient sans avoir besoin d’être à la pointe de la technologie marketing, alors à quoi bon.

Nous nous sommes reposés sur nos lauriers, jusqu’à ce que la pandémie vienne rappeler au bon souvenir de tous les dirigeants de PME que le digital était en fait un canal devenu indispensable.

Dès lors, une ruée vers l’ordinateur a commencé. Ou en tout cas un bref instant, le temps de se rendre compte de la complexité de ce domaine quand on est une personne qui s’énerve en lançant Microsoft Teams.

C’est alors qu’une question est survenue. Quelle solution existe-il pour un dirigeant de PME qui souhaite se digitaliser?

  1. Engager un stagiaire marketing?
  2. Faire appel à l’ami d’un ami qui est freelance et fort en com’?
  3. Demander un devis à l’une des 103 agences de marketing et communication de Genève?

Pour les plus téméraires, la 3e solution est envisagée. Résultat: une facture à 5 chiffres pour un site web qui est en fait un template WordPress, certainement sous-traité à un freelance dans un pays moins cher, que vous auriez pu faire vous-même avec 2 tutoriels Youtube gratuits. Comme j’en ai rencontré plusieurs depuis l’année passée. Ci-gît les 70% du potentiel du marketing digital restant.

Car, si vous me demandez l’état du marketing digital en Suisse Romande, je vous répondrais que le taux de culture générale en la matière est insatisfaisant et la meilleure chose que vous puissiez faire en tant que dirigeant de PME est de vous former seul devant votre ordinateur grâce aux centaines de milliers de ressources gratuites disponibles sur Internet*.

Cela vous évitera de vous faire avoir par des gens peu scrupuleux qui sont légion dans notre région (croyez-moi sur parole), cela vous donnera des outils pour faire exploser vos ventes, même durant une pandémie, et cela vous évitera de faire la même erreur que l’Empire romain: se reposer sur ses lauriers.

 

Pour vous, quel est le levier le plus puissant du marketing digital?

Sans aucun doute les données. Ou plus précisément celles qui viennent valider ou invalider une hypothèse que vous avez émise au début d’un sprint de growth hacking (un sprint de growth hacking est une période de test, usuellement 7 ou 14 jours, durant laquelle vous testez une hypothèse marketing. Par exemple, tester plusieurs versions de publicités Facebook pour voir quelle image, texte ou audience fonctionne le mieux).

Car oui, si vous demandiez à Sean Ellis, inventeur du growth hacking, quel est le secret de la réussite de Dropbox ou Eventbrite, deux entreprises pour lesquelles il était CMO, il vous répondrait le “high velocity testing & learning” ou autrement dit l’expérimentation à haute fréquence.

Comme un “hacker” qui souhaite pénétrer un système de sécurité en utilisant 1001 façons de cracker l’entrée, les startups doivent tester plusieurs combinaisons pour résoudre leur problématique de croissance: pour trouver son product-market fit, pour déterminer quel canal d’acquisition fonctionne le mieux, pour savoir comment argumenter lors de la vente, pour connaître le feedback de ses clients, pour encourager le bouche-à-oreilles. Les occasions de tester et d’apprendre ne manquent pas pour trouver l’alignement parfait entre produit-canal-message.

Et pour cela, les données sont cruciales pour déterminer ce qui fonctionne. Car au final, les jours des publicitaires à la Mad Men sont révolus, maintenant ce n’est plus un expert du style de Don Draper qui viendra trouver votre publicité parfaite, mais une intelligence artificielle qui testera 1500 versions de votre pub Facebook pour déterminer ce qui fonctionne et le rapport de données final sera ce qui vous aidera à construire votre stratégie.

 

Pour vous, quelle est la prochaine grande tendance à surveiller ?

Pour moi, il y en a deux à surveiller de près.

La première tendance est micro: la volonté d’Apple de devenir le porte-drapeau de la data privacy. En prenant le contre-pied de Google et Facebook, Apple se veut maintenant être le garant de la vie privée de ses utilisateurs en instaurant un climat de guerre totale envers le tracking de données personnelles à coup d’update iOS.

Première salve, l’update 14 et son Apptracking Transparency Framework qui était un coup à la carotide à peine caché à Facebook. Maintenant, les utilisateurs d’iPhone peuvent décider de désactiver le tracking de leurs données avec un simple popup en lançant leur app Facebook sur leur smartphone. Du jour au lendemain, il est devenu beaucoup plus difficile d’avoir des publicités ciblées efficaces sur Facebook pour des millions d’entreprises de toute taille. Même si cela touche uniquement les utilisateurs d’iPhones, cela reste une grande part de l’audience et un changement conséquent pour les marketeurs digitaux.

L’update 15 annonce une attaque sur l’e-mailing et son tracking. Il ne sera plus possible de connaître le taux d’ouverture et de clic de ses e-mails ou newsletters. À ce rythme d’un canal de marketing digital détruit par update, le paysage du domaine pourrait se métamorphoser et devenir très différent très rapidement. C’est pourquoi il faut le surveiller.

La deuxième tendance à surveiller, selon moi, est macro: l‘avènement de l’intelligence artificielle dans le marketing. Elle est importante car cela va modifier quasiment tous les processus que l’on utilise aujourd’hui. Grâce aux avancées en matière de modèle de langage comme le GPT-3 d’OpenAI, une intelligence artificielle pourra bientôt être utilisée pour écrire vos e-mails d’introduction, vos articles de blog, vos publicités Facebook, vos sites internet etc… de manière plus rapide qu’un être humain.

Cette avancée est particulière car elle touche au langage et non plus aux simples données. Elle n’est pas encore tout à fait au point, certes, mais ce n’est qu’une question de temps.

Nous nous dirigeons inexorablement vers un monde où il suffira de rentrer un nom et un produit dans une machine qui s’occupera de tout créer, du site web, au message en passant par la distribution de publicités automatiquement, parfaitement modélisées aux modèles de décision d’achat des consommateurs.

Autant suivre l’évolution de ce domaine pour être au courant avant tout le monde et peut-être gagner un avantage concurrentiel. On parlera de l’éthique de cette approche une autre fois! Ou en commentaire.

 

QUESTION BONUS/ Quels outils digitaux utilisez-vous tous les jours ?

Voici quelques outils que j’utilise régulièrement, qui pourraient aider les lecteurs :

  • Tester la santé d’un site web: Pagespeed Insights, GTmetrix, SEOptimer et Screaming Frog.
  • Tracker les données: Google Search Console et Analytics, Segment, Hotjar et WhatAGraph.
  • Rechercher des idées de contenus: Google Trends, Buzzsumo, Ubersuggest et Moz Open Site Explorer
  • Scraper des infos sur internet: Octoparse.
  • Design: Canva.
  • Live chat sur un site web: Tawk.to.
  • Pour me donner de l’inspiration: Zest.is, Medium, Blinkist.
  • Pour mon personal branding: Linkedin

 

* Pour commencer à vous former gratuitement, je vous conseille:

  1. Commencez par lire quelques articles sur https://www.pme-web.com : Un blog francophone créé par Matthieu Corthésy qui comprend tout ce dont vous avez besoin pour commencer à apprendre le marketing digital.
  2. Ensuite à chaque fois que vous aurez une question sur le marketing digital, lisez l’article correspondant sur https://neilpatel.com : Le blog de Neil Patel, l’un des marketeurs digitaux les plus connus. Avec une quantité astronomique d’articles sur tous les sujets du marketing digital.
  3. Ensuite entrez dans le monde du growth hacking avec https://growwithward.com : Un blog rempli de ressources pour apprendre les bases du growth hacking et sa méthodologie.
  4. À chaque fois que vous avez de la voiture à faire, écoutez un épisode de https://growthmakers.fr : Le podcast francophone numéro 1 du growth hacking. Attendez-vous à ce que votre vision du marketing soit révolutionnée après seulement quelques écoutes.
  5. S’il vous arrive de procrastiner, vous pouvez vous rendre sur https://community.growthhackers.com : La plus grande communauté de growth hackers du monde, créée par l’inventeur du terme “Growth hacking”. Incroyable pour l’inspiration et mieux comprendre la méthodologie.

 


Plus d’infos sur: www.eevolve.ch

 

Propos recueillis par Raphaëlle Boissicat, présidente de Swiss Marketing Léman et fondatrice de Moderne Attraction

 

 

3 questions à Gaëtan Vulliez

 

“Pas besoin de faire des centaines de millions pour se faire une place parmi les boutiques en ligne. Un bon marketing, une relation client parfaite et un branding fort sera la clef de votre succès !  

– Gaëtan Vulliez, expert marketing digital

 


Chaque semaine, Swiss Marketing Léman interroge des experts en marketing et communication afin de prendre le pouls de cette discipline. Les réponses de ces différents spécialistes dressent le panorama concret des pratiques et outils de marketing en Suisse romande.


Selon vous, quel est l’état du marketing digital en Suisse romande? 

Il y a un retard au niveau du marketing digital en Suisse romande, ce domaine change très rapidement et il est important que les marques puissent adapter leur stratégie pour rester dans la course.

Par exemple, si nous prenons le marketing d’influence en Suisse, cette stratégie y est très peu utilisée par rapport aux autres pays, comme par exemple la France ou les Etats-Unis.

Cette stratégie est pourtant l’une des plus performantes aujourd’hui, très efficace pour fidéliser une communauté sur les réseaux sociaux et faire aimer sa marque grâce à la mise en avant des influenceurs, s’ils sont bien choisis bien sûr. 

 

Pour vous, quel est le levier le plus puissant du marketing digital?

Avec mon expérience, le levier marketing en 2021 le plus puissant reste les plateformes Ads comme Facebook Ads, Google Ads, et maintenant TikTok Ads qui mérite le détour.

En effet, ces plateformes permettent aux différentes marques de pouvoir cibler leurs utilisateurs de façon ultra précise en utilisant la data. C’est aussi un bon moyen pour tester un produit rapidement sans avoir à dépenser beaucoup de budget si la stratégie est bonne.

L’avantage avec ce genre de plateforme est que nous pouvons avoir un retour direct sur les campagnes et analyser les chiffres pour pouvoir optimiser rapidement, contrairement à une affiche publicitaire en physique par exemple, ou nous avons zéro data pour pouvoir optimiser.  

 

Pour vous, quelle est la prochaine grande tendance à surveiller ?

Les consommateurs sont en train de changer leur façon de consommer, aujourd’hui, l’e-commerce représente 15% du commerce en détail et ce chiffre est en constante augmentation chaque année et ce n’est que le début. Il est donc important que les entreprises puissent se digitaliser le plus rapidement possible pour pouvoir survivre dans les années à venir.

Pas besoin de faire des centaines de millions pour se faire une place. Un bon marketing, une relation client parfaite et un branding fort sera la clef de votre succès !  

 

QUESTION BONUS/ Quels outils digitaux utilisez-vous tous les jours ?

Les outils digitaux sont très nombreux, voici une sélection de ma boîte à outils pour automatiser la gestion de la stratégie digitale de mes clients:

  1. Later (Programmation des publications réseaux sociaux)
  2. Facebook Business Manager (Gestion des campagnes Facebook/Instagram)
  3. Envato (Parfait pour des visuels, templates de site, vidéos etc …)
  4. Shopify (Plateforme pour faire les sites e-commerces)
  5. Canva (Faites vos visuels en 2min très simplement)
  6. Google Ads (Pour lancer votre site sur les services Google)
  7. Notion (Outils d’organisation pour planifier les tâches)
  8. Photoshop (Pour créer des packaging, montage photo  etc…)
  9. Google Analytics (Pour analyser vos comportements clients et optimiser vos stratégies)
  10. SemRush (Parfait pour espionner vos concurrents et travailler sur votre SEO)

 


Vous pouvez contacter Gaëtan Vulliez via sa page LinkedIn

Propos recueillis par Raphaëlle Boissicat, présidente de Swiss Marketing Léman et fondatrice de Moderne Attraction