3 questions à Aliénor Debonneville

 

“TikTok et les reels Instagram permettent actuellement de s’adresser à des personnes en dehors de notre communauté, et donc ont une plus grande viralité. Ils sont encore sous-utilisés, mais offrent, selon moi, un énorme potentiel.

– Aliénor Debonneville, Co-fondatrice & Directrice Générale chez Alma Heritage

 


Chaque semaine, Swiss Marketing Léman interroge des experts en marketing et communication afin de prendre le pouls de cette discipline. Les réponses de ces différents spécialistes dressent le panorama concret des pratiques et outils de marketing en Suisse romande.


Selon vous, quel est l’état du marketing digital en Suisse romande? 

Selon moi, le digital marketing en Suisse romande n’a pas été encore totalement compris par les entreprises.

Il n’est pas perçu aujourd’hui comme une priorité, mais d’abord comme une charge, alors que c’est aujourd’hui un vrai levier pour la commercialisation des produits et services.

Il y a évidemment des choses qui sont mises en place comme les Google Ads ou encore les reviews, mais globalement il y a un retard dans l’utilisation du digital marketing en Suisse romande.

Chez Alma Heritage, par exemple, nous le voyons au quotidien avec nos propriétaires de domaines historiques: peu de ces domaines exceptionnels ont un compte Instagram (ou alors très peu actif), alors que c’est pourtant aujourd’hui LE réseau par excellence du tourisme. Et il y aurait tant de choses à partager et faire découvrir entre les activités d’hébergement (chambre d’hôte, hôtel, gîte), d’expérience (concerts, ateliers enfants, escape game) ou de restauration proposées… c’est bien dommage !

 

Pour vous, quel est le levier le plus puissant du marketing digital?

Selon moi, c’est la création de contenus de qualité, adaptés aux différents réseaux, qui a  aujourd’hui le plus de valeur. Face à un contenu travaillé, les personnes qui y seront exposées auront forcément plus d’émotions, et donc d’intérêt pour le service / produit proposé, que face à un contenu lambda : ils reconnaîtront le travail / seront contents d’apprendre quelque chose, etc. C’est la réflexion dans la création du contenu qui va permettre de se différencier de ses concurrents.

Par exemple, nous travaillons tous les jours au sein d’Alma Heritage sur des contenus originaux autour du patrimoine et du voyage: interviews de propriétaires historiques, quizz, visites insolites, etc.

 

Pour vous, quelle est la prochaine grande tendance à surveiller ?

Je pense que la prochaine tendance à surveiller est la montée en puissance d’une part de TikTok et, d’autre part, des reels sur Instagram. Ces deux formats permettent actuellement de s’adresser à des personnes en dehors de notre communauté, et donc à une plus grande viralité. Ils sont encore sous-utilisés, mais ont, selon moi, un énorme potentiel.

 

QUESTION BONUS/ Quels outils digitaux utilisez-vous tous les jours ?

Alma Heritage est présent et actif sur Instagram, Facebook, Pinterest, Youtube, Tiktok, en plus de partager tous les jours des articles en lien avec l’actualité du tourisme et du patrimoine sur twitter.

Par ailleurs, nous publions sur notre site une fois par semaine un article écrit par nos équipes et envoyons à nos abonnés une newsletter mensuelle sur un thème précis.

 


 

Plus d’infos sur: www.almaheritage.com

Propos recueillis par Raphaëlle Boissicat, présidente de  Swiss Marketing Léman et fondatrice de Moderne Attraction

 

 

3 questions à Louis Piaget

 

“Les Suisses aiment l’excellence, la qualité et le compromis. Par conséquent, ce qui est virtuel prend plus de temps à convaincre, de par sa nature intangible.

– Louis Piaget, Chief Growth Hacker chez EEvolve

 


Chaque semaine, Swiss Marketing Léman interroge des experts en marketing et communication afin de prendre le pouls de cette discipline. Les réponses de ces différents spécialistes dressent le panorama concret des pratiques et outils de marketing en Suisse romande.


Selon vous, quel est l’état du marketing digital en Suisse romande? 

En Suisse romande, nous utilisons au maximum 30% du potentiel du marketing digital. Et la raison pour laquelle ce n’est pas davantage n’est pas celle que vous imaginez.

Vous pensez peut-être qu’à vouloir avancer aussi vite que possible mais surtout aussi lentement que nécessaire, nous avons pris du retard dans ce domaine par rapport à des pays anglo-saxons qui foncent tête baissée, quitte à casser quelques pots sur leur passage.

Mais, selon moi, cela serait ne pas rendre justice à ce qui fait la force de notre pays. Nous aimons l’excellence, la qualité et le compromis. Par conséquent, ce qui est virtuel prend plus de temps à convaincre, de par sa nature intangible.

De plus, notre confort de vie à tous nous vient sans avoir besoin d’être à la pointe de la technologie marketing, alors à quoi bon.

Nous nous sommes reposés sur nos lauriers, jusqu’à ce que la pandémie vienne rappeler au bon souvenir de tous les dirigeants de PME que le digital était en fait un canal devenu indispensable.

Dès lors, une ruée vers l’ordinateur a commencé. Ou en tout cas un bref instant, le temps de se rendre compte de la complexité de ce domaine quand on est une personne qui s’énerve en lançant Microsoft Teams.

C’est alors qu’une question est survenue. Quelle solution existe-il pour un dirigeant de PME qui souhaite se digitaliser?

  1. Engager un stagiaire marketing?
  2. Faire appel à l’ami d’un ami qui est freelance et fort en com’?
  3. Demander un devis à l’une des 103 agences de marketing et communication de Genève?

Pour les plus téméraires, la 3e solution est envisagée. Résultat: une facture à 5 chiffres pour un site web qui est en fait un template WordPress, certainement sous-traité à un freelance dans un pays moins cher, que vous auriez pu faire vous-même avec 2 tutoriels Youtube gratuits. Comme j’en ai rencontré plusieurs depuis l’année passée. Ci-gît les 70% du potentiel du marketing digital restant.

Car, si vous me demandez l’état du marketing digital en Suisse Romande, je vous répondrais que le taux de culture générale en la matière est insatisfaisant et la meilleure chose que vous puissiez faire en tant que dirigeant de PME est de vous former seul devant votre ordinateur grâce aux centaines de milliers de ressources gratuites disponibles sur Internet*.

Cela vous évitera de vous faire avoir par des gens peu scrupuleux qui sont légion dans notre région (croyez-moi sur parole), cela vous donnera des outils pour faire exploser vos ventes, même durant une pandémie, et cela vous évitera de faire la même erreur que l’Empire romain: se reposer sur ses lauriers.

 

Pour vous, quel est le levier le plus puissant du marketing digital?

Sans aucun doute les données. Ou plus précisément celles qui viennent valider ou invalider une hypothèse que vous avez émise au début d’un sprint de growth hacking (un sprint de growth hacking est une période de test, usuellement 7 ou 14 jours, durant laquelle vous testez une hypothèse marketing. Par exemple, tester plusieurs versions de publicités Facebook pour voir quelle image, texte ou audience fonctionne le mieux).

Car oui, si vous demandiez à Sean Ellis, inventeur du growth hacking, quel est le secret de la réussite de Dropbox ou Eventbrite, deux entreprises pour lesquelles il était CMO, il vous répondrait le “high velocity testing & learning” ou autrement dit l’expérimentation à haute fréquence.

Comme un “hacker” qui souhaite pénétrer un système de sécurité en utilisant 1001 façons de cracker l’entrée, les startups doivent tester plusieurs combinaisons pour résoudre leur problématique de croissance: pour trouver son product-market fit, pour déterminer quel canal d’acquisition fonctionne le mieux, pour savoir comment argumenter lors de la vente, pour connaître le feedback de ses clients, pour encourager le bouche-à-oreilles. Les occasions de tester et d’apprendre ne manquent pas pour trouver l’alignement parfait entre produit-canal-message.

Et pour cela, les données sont cruciales pour déterminer ce qui fonctionne. Car au final, les jours des publicitaires à la Mad Men sont révolus, maintenant ce n’est plus un expert du style de Don Draper qui viendra trouver votre publicité parfaite, mais une intelligence artificielle qui testera 1500 versions de votre pub Facebook pour déterminer ce qui fonctionne et le rapport de données final sera ce qui vous aidera à construire votre stratégie.

 

Pour vous, quelle est la prochaine grande tendance à surveiller ?

Pour moi, il y en a deux à surveiller de près.

La première tendance est micro: la volonté d’Apple de devenir le porte-drapeau de la data privacy. En prenant le contre-pied de Google et Facebook, Apple se veut maintenant être le garant de la vie privée de ses utilisateurs en instaurant un climat de guerre totale envers le tracking de données personnelles à coup d’update iOS.

Première salve, l’update 14 et son Apptracking Transparency Framework qui était un coup à la carotide à peine caché à Facebook. Maintenant, les utilisateurs d’iPhone peuvent décider de désactiver le tracking de leurs données avec un simple popup en lançant leur app Facebook sur leur smartphone. Du jour au lendemain, il est devenu beaucoup plus difficile d’avoir des publicités ciblées efficaces sur Facebook pour des millions d’entreprises de toute taille. Même si cela touche uniquement les utilisateurs d’iPhones, cela reste une grande part de l’audience et un changement conséquent pour les marketeurs digitaux.

L’update 15 annonce une attaque sur l’e-mailing et son tracking. Il ne sera plus possible de connaître le taux d’ouverture et de clic de ses e-mails ou newsletters. À ce rythme d’un canal de marketing digital détruit par update, le paysage du domaine pourrait se métamorphoser et devenir très différent très rapidement. C’est pourquoi il faut le surveiller.

La deuxième tendance à surveiller, selon moi, est macro: l‘avènement de l’intelligence artificielle dans le marketing. Elle est importante car cela va modifier quasiment tous les processus que l’on utilise aujourd’hui. Grâce aux avancées en matière de modèle de langage comme le GPT-3 d’OpenAI, une intelligence artificielle pourra bientôt être utilisée pour écrire vos e-mails d’introduction, vos articles de blog, vos publicités Facebook, vos sites internet etc… de manière plus rapide qu’un être humain.

Cette avancée est particulière car elle touche au langage et non plus aux simples données. Elle n’est pas encore tout à fait au point, certes, mais ce n’est qu’une question de temps.

Nous nous dirigeons inexorablement vers un monde où il suffira de rentrer un nom et un produit dans une machine qui s’occupera de tout créer, du site web, au message en passant par la distribution de publicités automatiquement, parfaitement modélisées aux modèles de décision d’achat des consommateurs.

Autant suivre l’évolution de ce domaine pour être au courant avant tout le monde et peut-être gagner un avantage concurrentiel. On parlera de l’éthique de cette approche une autre fois! Ou en commentaire.

 

QUESTION BONUS/ Quels outils digitaux utilisez-vous tous les jours ?

Voici quelques outils que j’utilise régulièrement, qui pourraient aider les lecteurs :

  • Tester la santé d’un site web: Pagespeed Insights, GTmetrix, SEOptimer et Screaming Frog.
  • Tracker les données: Google Search Console et Analytics, Segment, Hotjar et WhatAGraph.
  • Rechercher des idées de contenus: Google Trends, Buzzsumo, Ubersuggest et Moz Open Site Explorer
  • Scraper des infos sur internet: Octoparse.
  • Design: Canva.
  • Live chat sur un site web: Tawk.to.
  • Pour me donner de l’inspiration: Zest.is, Medium, Blinkist.
  • Pour mon personal branding: Linkedin

 

* Pour commencer à vous former gratuitement, je vous conseille:

  1. Commencez par lire quelques articles sur https://www.pme-web.com : Un blog francophone créé par Matthieu Corthésy qui comprend tout ce dont vous avez besoin pour commencer à apprendre le marketing digital.
  2. Ensuite à chaque fois que vous aurez une question sur le marketing digital, lisez l’article correspondant sur https://neilpatel.com : Le blog de Neil Patel, l’un des marketeurs digitaux les plus connus. Avec une quantité astronomique d’articles sur tous les sujets du marketing digital.
  3. Ensuite entrez dans le monde du growth hacking avec https://growwithward.com : Un blog rempli de ressources pour apprendre les bases du growth hacking et sa méthodologie.
  4. À chaque fois que vous avez de la voiture à faire, écoutez un épisode de https://growthmakers.fr : Le podcast francophone numéro 1 du growth hacking. Attendez-vous à ce que votre vision du marketing soit révolutionnée après seulement quelques écoutes.
  5. S’il vous arrive de procrastiner, vous pouvez vous rendre sur https://community.growthhackers.com : La plus grande communauté de growth hackers du monde, créée par l’inventeur du terme “Growth hacking”. Incroyable pour l’inspiration et mieux comprendre la méthodologie.

 


Plus d’infos sur: www.eevolve.ch

 

Propos recueillis par Raphaëlle Boissicat, présidente de Swiss Marketing Léman et fondatrice de Moderne Attraction

 

 

3 questions à Gaëtan Vulliez

 

“Pas besoin de faire des centaines de millions pour se faire une place parmi les boutiques en ligne. Un bon marketing, une relation client parfaite et un branding fort sera la clef de votre succès !  

– Gaëtan Vulliez, expert marketing digital

 


Chaque semaine, Swiss Marketing Léman interroge des experts en marketing et communication afin de prendre le pouls de cette discipline. Les réponses de ces différents spécialistes dressent le panorama concret des pratiques et outils de marketing en Suisse romande.


Selon vous, quel est l’état du marketing digital en Suisse romande? 

Il y a un retard au niveau du marketing digital en Suisse romande, ce domaine change très rapidement et il est important que les marques puissent adapter leur stratégie pour rester dans la course.

Par exemple, si nous prenons le marketing d’influence en Suisse, cette stratégie y est très peu utilisée par rapport aux autres pays, comme par exemple la France ou les Etats-Unis.

Cette stratégie est pourtant l’une des plus performantes aujourd’hui, très efficace pour fidéliser une communauté sur les réseaux sociaux et faire aimer sa marque grâce à la mise en avant des influenceurs, s’ils sont bien choisis bien sûr. 

 

Pour vous, quel est le levier le plus puissant du marketing digital?

Avec mon expérience, le levier marketing en 2021 le plus puissant reste les plateformes Ads comme Facebook Ads, Google Ads, et maintenant TikTok Ads qui mérite le détour.

En effet, ces plateformes permettent aux différentes marques de pouvoir cibler leurs utilisateurs de façon ultra précise en utilisant la data. C’est aussi un bon moyen pour tester un produit rapidement sans avoir à dépenser beaucoup de budget si la stratégie est bonne.

L’avantage avec ce genre de plateforme est que nous pouvons avoir un retour direct sur les campagnes et analyser les chiffres pour pouvoir optimiser rapidement, contrairement à une affiche publicitaire en physique par exemple, ou nous avons zéro data pour pouvoir optimiser.  

 

Pour vous, quelle est la prochaine grande tendance à surveiller ?

Les consommateurs sont en train de changer leur façon de consommer, aujourd’hui, l’e-commerce représente 15% du commerce en détail et ce chiffre est en constante augmentation chaque année et ce n’est que le début. Il est donc important que les entreprises puissent se digitaliser le plus rapidement possible pour pouvoir survivre dans les années à venir.

Pas besoin de faire des centaines de millions pour se faire une place. Un bon marketing, une relation client parfaite et un branding fort sera la clef de votre succès !  

 

QUESTION BONUS/ Quels outils digitaux utilisez-vous tous les jours ?

Les outils digitaux sont très nombreux, voici une sélection de ma boîte à outils pour automatiser la gestion de la stratégie digitale de mes clients:

  1. Later (Programmation des publications réseaux sociaux)
  2. Facebook Business Manager (Gestion des campagnes Facebook/Instagram)
  3. Envato (Parfait pour des visuels, templates de site, vidéos etc …)
  4. Shopify (Plateforme pour faire les sites e-commerces)
  5. Canva (Faites vos visuels en 2min très simplement)
  6. Google Ads (Pour lancer votre site sur les services Google)
  7. Notion (Outils d’organisation pour planifier les tâches)
  8. Photoshop (Pour créer des packaging, montage photo  etc…)
  9. Google Analytics (Pour analyser vos comportements clients et optimiser vos stratégies)
  10. SemRush (Parfait pour espionner vos concurrents et travailler sur votre SEO)

 


Vous pouvez contacter Gaëtan Vulliez via sa page LinkedIn

Propos recueillis par Raphaëlle Boissicat, présidente de Swiss Marketing Léman et fondatrice de Moderne Attraction

3 questions à Lucien Meylan

 

“A travers la vidéo, nous pouvons intégrer toute une série de leviers émotionnels qui viennent embellir le support et augmenter la performance d’une stratégie digitale”

 

 

Lucien MeylanDirecteur de SPURRING, agence de communication

 


Chaque semaine, Swiss Marketing Léman interroge des experts en marketing et communication afin de prendre le pouls de cette discipline. Les réponses de ces différents spécialistes dressent le panorama concret des pratiques et outils de marketing en Suisse Romande.


Selon vous, quel est l’état du marketing digital en Suisse Romande?

Si on prend l’exemple des hôteliers qui est un secteur que j’affectionne particulièrement et qui illustre bien la problématique – je pense qu’il y a deux catégories en Suisse romande : ceux qui touchent les millennials avec leur marketing digital et ceux qui n’ont encore rien mis en place. Le terme « mettre en place » ne relève pas d’une simple présence sur les réseaux sociaux mais bel et bien d’une stratégie adéquate. Pourtant, tous sont conscients de l’importance et surtout de la nécessité de communiquer l’expérience de leur établissement à cette génération Y qui partage (souvent) naturellement ses aventures, ses voyages et ses découvertes. 

À mon avis, la clef est de positionner son hôtel dans une expérience globale et régionale. Depuis toujours, les offices du tourisme sont les meilleurs alliés des hôteliers mais j’ai l’impression qu’ils n’exploitent pas assez visuellement l’étendue des activités dont pourrait bénéficier un prospect. Les hôteliers sont des prescripteurs pour leurs clients et il est nécessaire aujourd’hui de plus valoriser leur expertise en communiquant de façon émotionnelle sur les réseaux sociaux, particulièrement sur Instagram.

Grosso modo, il en est de même pour toutes les activités.

 

Pour vous, quel est le levier le plus puissant du marketing digital ?

Sans aucun doute, la vidéo

80 % des gens se rappellent d’une vidéo qu’ils ont regardé dans les 7 derniers jours. Désormais, la vidéo est le support de communication qui permet de passer le plus de messages en y intégrant, plus ou moins bien, une certaine émotion. En effet, selon moi, il n’est plus permis de produire une vidéo sans y intégrer un storytelling, autrement dit d’y ajouter cette notion narrative. De plus, beaucoup de gens oublient l’importance de la musique et même d’une voix-off

Pour résumer, à travers la vidéo, nous pouvons intégrer toute une série de leviers émotionnels qui viendront embellir le support et augmenter la performance d’une stratégie digitale.

 

Pour vous, quelle est la prochaine grande tendance à surveiller ?

TikTok car je pense que les entreprises suisses déjà bien implantées sur Instagram et celles qui se mettent maintenant sur TikTok vont creuser un écart encore plus grand avec leurs concurrents qui n’ont pas de stratégie sur les réseaux sociaux

Cependant, ce canal requiert plus de créativité et une volonté de toucher rapidement un public cible plus jeune. 

Je suis admiratif des marques qui mettent des choses en place à ce niveau-là.

 

Et notre question bonus: quels outils digitaux utilisez-vous tous les jours ?

Majoritairement les réseaux sociaux car ils donnent un accès direct à d’immenses ressources et permettent de communiquer sur nos activités en permanence. 

Par ailleurs, j’invite les directeurs, managers, vendeurs, commerciaux, ou même assistants de direction, à se former à LinkedIn pour bien communiquer sur leurs activités. 

Nous sommes à la recherche d’authenticité, de transparence et je souhaite que tous les professionnels en Suisse aient les ressources et les compétences pour donner du sens à leur travail et le communiquer de manière sincère et optimisée.

 

Plus d’infos sur Lucien Meylan sur son profil LinkedIn

Propos recueillis par Raphaëlle Boissicat, présidente de Swiss Marketing Léman et fondatrice de Moderne Attraction

3 questions à Blaise Reymondin

3 questions à Blaise Reymondin

 

Il manque de la créativité
mise au service de la croissance,
la mise en place de mécanismes de génération de valeur
qui utilisent intelligemment la technologie. ”

 

 

Blaise Reymondinexpert en performance marketing


Chaque semaine, Swiss Marketing Léman interroge des experts en marketing et communication afin de prendre le pouls de cette discipline. Les réponses de ces différents spécialistes dressent le panorama concret des pratiques et outils de marketing en Suisse Romande.


Selon vous, quel est l’état du marketing digital en Suisse Romande?

Le marketing digital reste très moyennement développé et adopté en Suisse romande. 

On sent que la culture du numérique a investi les entreprises et que les spécialistes en marketing ont désormais acquis le “vocabulaire de base”, mais cela reste souvent très scolaire avec des intégrations souvent fragmentaires.

On utilise certaines tactiques, ou certains outils, trop souvent par effet de mode ou parce qu’on n’en connaît pas d’autres… On reste trop souvent dans la communication pour “communiquer”, sans réel objectif business.

Il manque de la créativité mise au service de la croissance, la mise en place de mécanismes de génération de valeur qui utilisent intelligemment la technologie. 

 

Pour vous, quel est le levier le plus puissant du marketing digital?

La génération de données que permet le numérique, afin de valider des modèles, des hypothèses, et de pouvoir les faire évoluer, de porter des expérimentations à large échelle après avoir validé le succès sur un échantillon représentatif.

 

Quels outils digitaux utilisez-vous tous les jours?

La suite Google Marketing (Google Ads, Analytics, Tag Manager) et Unbounce pour créer des pages à haute efficacité de conversion.

Les outils sont dans tous les cas un moyen et pas une finalité. Ce ne sont pas les outils qui feront à eux seuls une stratégie d’acquisition de clientèle.

 

Plus d’infos sur : www.blaisebruno.com

Propos recueillis par Raphaëlle Boissicat, présidente de Swiss Marketing Léman et fondatrice de Moderne Attraction