De l’importance du Reskilling/Upskilling

Chers lectrices et lecteurs,

Dans mon dernier blog, je parlais de l’importance de la formation continue.

Je pense que ces lignes qui suivent s’inscrivent parfaitement dans la continuité de mon précédent blog.

Tout d’abord quelques faits : (weforum.org)

L’OCDE estime que 1,1 milliards d’emplois sont susceptibles d’être radicalement modifiés par la technologie *(WEF – RESKILLING PLATFORM) au cours de la prochaine décennie. Le WEF prédit que près de la moitié des compétences de base vont changer déjà à l’horizon 2022. Ajouté à cela, les contenus pédagogiques obsolètes vont encore exacerber le décalage des compétences dans un futur proche. Cependant l’augmentation de la puissance des outils de prédiction, permettra d’ajuster et anticiper quelles compétences seront requises et planifier les besoins en ressources humaine et imaginer les emplois de demain. Donc tout n’est pas sombre loin de là !

53% des employés en poste pensent que leur emploi sera affecté par l’automatisation d’ici 10 ans. 

(PwC Upskilling Hopes&Fears – 2019)

47% des emplois risquent l’automatisation dans les prochaines décennies.

(PwC – Bridging the digital divide)

56% des entreprises prévoient une perte de compétitivité liée à un déficit des compétences.

(PwC – Réussir la transition des compétences)

La pandémie de la Covid-19 aura eu l’effet d’accélérer et de souligner l’importance de préparer l’avenir et de renforcer les compétences (savoir-faire et savoir-être) et les moyens de subsistance des individus face aux profonds changements induits sur le marché du travail.

La soudaine accélération du digital, du machine learning, de l’intelligence artificielle a eu deux effets notables : D’un côté la précarisation de certains postes rendus obsolètes par la vague technologique, balayant tout sur son passage mais aussi l’éclosion et la multiplication des possibilités d’apprendre via des « Moocs » ou autres plateformes d’apprentissage en ligne. Une des conséquences de la pandémie aura été de voir fleurir et de rendre encore plus accessible au plus grand nombre, dans le confort de leur salons, l’apprentissage, l’amélioration de connaissances ou encore le perfectionnement.

Plus que jamais, sujet au combien important ces temps-ci, L’Upskilling (accroissement des compétences) et le Reskilling (modification, changement de compétences) se présentent comme une stratégie gagnante tant pour les entreprises que pour les employés.

Tout part d’un constat sur le potentiel mal-être d’un employé dans son poste, ou d’un changement défavorable de performance d’un employé constaté par un employeur.

Je ne rentrerai pas dans les cas pratiques mais je m’en tiendrai, pour aujourd’hui, au sens absolu des deux possibilités de changement, le Reskilling et l’Upskilling.

Pour un employé, pour faire face au constat mentionné en introduction, il est indispensable aujourd’hui de faire le point sur ses propres connaissances (savoir-faire) et mais aussi de bien identifier et de connaitre ses savoir-être. Cela va aider à définir le besoin de formation.

Pour une employabilité décuplée!

Ce sera de l’Upskilling s’il est par exemple avéré que le poste est en danger d’obsolescence ou du reskilling si le poste occupé ne correspond pas, plus (ou n’a jamais correspondu) aux savoir-être fondamentaux de l’employé. D’où l’importance de bien se connaitre, et connaitre ses valeurs. Le résultat se verra en un regain d’entrain et de plaisir à travailler ! Et surtout, surtout une employabilité décuplée !

Pour un employeur, l’évidence est le maintient de l’esprit d’équipe, de capitaliser ces années d’investissement, de formation de l’employé en lui proposant de se perfectionner ou de se requalifier. Je cite souvent l’exemple d’une équipe de sport collectif, par exemple le football. Savoir écouter ses joueurs, savoir les observer et les faire évoluer de poste quand les résultats ne donnent pas/plus satisfaction. Un défenseur né n’est pas forcément un attaquant pour l’analogie imagée !

En dernier recours, lorsque que ce choix est favorable pour les deux parties, envisager une transition interne ou externe.

Il est nettement plus rentable pour une entreprise de capitaliser sur ses ressources existantes, connaissant déjà la culture d’entreprise, de remonter le moral de tous en remontant le moral d’un seul employé. Éviter les cas douloureux de séparation, causant stress pour toutes les parties et dépenses potentiellement conséquentes pour l’entreprise.

Une entreprise qui met en place un tel programme, fidélise, rassure, non seulement en interne mais en externe et devient plus désirable.

Je me réjouis de constater que ce nouveau normal, comme il est souvent mentionné, fait appel de plus en plus aux qualités humaines (savoir-être) avant tout. On replace l’individu au centre du jeu. Et ces mêmes qualités humaines sont celles qui nous aiderons à lutter contre l’obsolescence de certains postes car les machines ne sont (pas encore) capables de certains discernement, liés à la morale, aux valeurs fondamentales.

Comme le dit si bien Jérémy Lamri dans sa conférence TEDxGEM, s’adapter au XXIème siècle par la révélation de l’intelligence (skills) dans un contexte favorable, propre à chacun en tenant compte de la multiplicité de cette intelligence. Nous nous adapterons au travers de 4 grandes compétences, les 4C : la Créativité, le « Critical Thinking » (Esprit critique), la Communication (empathie) et la Collaboration (interagir ensemble pour atteindre un objectif commun).

Créativité, empathie, adaptabilité, capacité à créer des liens sociaux et la capacité à apprendre font partie de ces qualités qui seront de plus en plus recherchées avant certains hard skills évidents.

Les hard skills (savoir-faire) seront bien entendu toujours requis, mais le critère de sélection pourra, devra être inversé.

Favoriser le déploiement du Upskilling et du Reskilling, c’est cultiver et encourager la formation continue, et savoir apprendre et la nécessité d’apprendre à apprendre sont les clés du succès de demain (et déjà aujourdhui)!

Je vous remercie et prenez soin de vous !

 

Cyrille

Se former ou ne pas se former? Telle est la question!

Chers lecteurs,

Tout d’abord j’espère que vous tenez bon dans ce tumulte pandémique. 

Au-delà des incertitudes et autres parcours du combattant que nous devons suivre bon gré mal gré, nous devons avancer. Plus que jamais, pour celles et ceux se retrouvant dans une situation soit de recherche d’emploi, soit de préparation à une transition de carrière voulue ou non, la question se pose de ses compétences. Techniques et humaines. 

Très vraisemblablement, tôt ou tard, nous allons faire face à ce questionnement: dois-je me former, me certifier, me « upskiller » techniquement, ou vais-je m’orienter vers un autre projet professionnel? Une chose est certaine: la pandémie aura accéléré la transition digitale et donné l’occasion aux entreprises de repenser fondamentalement la façon dont ils gèrent humainement leurs effectifs. Et l’opportunité, pour nous tous de nous renforcer techniquement. 

Un premier élément de réponse est dans l’écoute et la compréhension des besoins, des appréhensions, des doutes de leur collaborateurs. Pas tant dans la quête du bonheur au travail mais plutôt dans le bien-être. C’est, selon moi, fondamental. 

La quête du bonheur au travail passe par l’équilibre pro/perso

Le deuxième élément, est d’encourager la formation perpétuelle, le “Continuous Learning”  qui est devenu, en 2021, plus que jamais incontournable. S’assurer de rester dans le coup et se prémunir d’une obsolescence accélérée après un certain âge. Et être prêt au cas où. En entreprise aussi, avec la pandémie il semblerait que la valorisation de l’employé passe par la formation interne. Donc plus on est formé, plus on est désirable et plus on est désirable mieux on se sent!

J’en reviens à mon thème principal, se former ou pas dans la quête d’un nouvel emploi. La réponse évidente est oui!

Plus que jamais, au-delà de l’acquisition de nouvelles compétences, cela nous permet de rester vifs, actuels et pertinents. Tellement de facteurs rentrent en jeu quant au choix de formation ou certification. Premièrement le choix de l’orientation professionnelle. Choisir un nouveau domaine, répondre à un rêve? Passer de comptable à cuisinier? Embrasser enfin une vocation humanitaire? Créer son entreprise? S’affûter dans son domaine actuel? Encadrer une équipe de jeunes talents lorsqu’on a acquis des années d’expérience?  Mettre en valeur ses qualités naturelles de leadership?

La première étape est donc de bien identifier ce qu’il nous plaît. Vraiment. Être en phase avec nos désirs, valeurs et aspirations. 

Deuxième étape est de se renseigner sur la qualité et réputation de la formation. Toute formation ou certification n’est pas égale.

Un MBA de Harvard n’a pas la même valeur qu’un MBA de Disneyland…

Il y a aussi la considération du budget. En fonction de celui-ci préférer une direction qui optimise au maximum votre allocation; le temps disponible étant aussi à prendre en compte. 

Parfois, il faut savoir être pragmatique et sauter sur l’occasion qui se présente et ne pas favoriser de formation. Un job tout de suite vaut mieux qu’une formation demain.

Quid des quinquas? Bien entendu, il n’y a pas d’âge pour apprendre. Assez des stéréotypes qu’on nous aura suffisamment servi comme excuse en cas de refus de candidature. Si réponse on obtient…

Donc pour conclure, la formation oui, surtout avec une bonne dose de réflexion préalable et une bonne connaissance de soi, de ses envies et ses objectifs. La maitrise des outils de communication digitaux est aussi devenue essentielle dans cette nouvelle ère. Le travail d’équipe évolue, les relations avec le collaborateurs et collègues aussi. Les projets seront hybrides, menés à distance et en face-à-face. Zoom® et autres Teams®, Webex® ne sont que le début de la démocratisation de la communication à distance.

Ne pas hésitez à demander à son entourage des conseils et surtout, surtout se faire confiance et sauter le pas dans la prochaine étape de votre vie professionnelle. Maintenant! 

Et n’oubliez pas: 

“Aimer et savoir faire quelque chose ne vont pas toujours de pair. On peut aimer sans savoir, savoir sans aimer. Identifier ce que l’on aime et travailler son savoir…peut être la martingale pour le succès?” PG

Merci de m’avoir lu, prenez soin de vous et à bientôt,

 

Cyrille Gay

Oui, nous sommes encore désirables après 50 ans!

En ces temps incertains, plus que jamais il est important de se le rappeler : nous, les plus de 50 ans, victimes potentielles soit d’un excès de “jeunisme” tendance, soit d’une « nécessaire » réduction de personnel, ou encore par décision volontaire de changer, mais tétanisés par ce risque de ne plus trouver porte ouverte malgré un parcours riche, et nos tempes grisonnantes témoignant d’une expérience et une sagesse certaine, nous rappeler que nous sommes encore non seulement utiles, mais un atout certain dans le monde du travail d’aujourd’hui.

Qu’est-ce qui me permet de l’affirmer avec tant de conviction ?

Nous avons l’âge que l’on croit, pas celui que l’on a!

J’ai recherché un emploi à la veille de mes 50 ans. Après de longues années au service de différentes multinationales, je me suis un jour retrouvé, après 5 ans d’occupation passionnante d’un poste de Design manager au sein d’une grande enseigne de sport, mis sur la touche.

L’incrédulité et la stupeur, évidemment la colère, ont fait place à la déception.

J’avais tant donné, transmis aux juniors ma passion d’un métier, de la vocation d’une vie. Faire bénéficier mon expérience aux jeunes pousses récemment sorties de l’école, n’ayant comme expérience professionnelle que quelques stages imposés par leur cursus académique.

Je reste convaincu, hormis les divers facteurs humains, que ma mission était loin d’être terminée. Humainement et techniquement ou professionnellement. Mais j’étais devenu trop cher et trop vieux.

Puis après la déception, le temps de rebondir était arrivé. Après un passage infructueux dans les rouages de l’OCE, ce malgré des encouragements et autres félicitations au sujet de la qualité de mon dossier et excepté un passage chez Innopark qui fut un révélateur pour moi. Je reviendrai probablement dans un autre message sur le parcours du cinquantenaire dans la démarche d’envoi de demandes d’emploi et les constatations faites…

Je décidais donc de me focaliser sur mes acquis, mon expérience et surtout la suite. La perte d’un emploi n’est jamais une fin, mais le début d’une nouvelle phase. Il faut savoir prendre le temps de digérer, faire le point sur son parcours et de bien préparer sa transition. Calmement, sereinement. Se réinventer si nécessaire, mais avancer. Ce n’est pas juste une phrase, c’est ma plus profonde conviction.

Le choix s’est rapidement porté sur la création d’entreprise. Mon passage chez Innopark avait décidément mis en évidence ma fibre entrepreneuriale.

Cette énergie et cette vocation, je l’ai canalisée et j’ai eu la chance de pouvoir la concrétiser grâce à une belle rencontre.

L’accompagnement de transition de carrière avec une attention particulière portée sur le « Personal Branding » ou le marketing de soi. Mon expérience passée m’y avait mené avec une évidence limpide. Mon expérience et ma culture de designer industriel, m’ont forgé une approche pragmatique, orientée sur les résultats et surtout répondre aux besoins et non pas comme on le dit souvent, aux problèmes.

Il est grand temps de penser au développement durable de soi. (Dr. Natalia Wiechowski)

A l’époque de la nécessité du développement durable, il est grand temps de penser au développement durable de soi. Et ce développement durable commence par se considérer comme une marque. Sa propre marque en se focalisant sur sa communication personnelle.

Soigner l’emballage.  La puissance de l’étiquette. Donc travailler sur sa propre marque ne peut être que bénéfique.

J’aborderai dans un prochain blog certains points clés, qui me semblent aujourd’hui incontournables dans la quête d’un vent nouveau, dans l’ouverture d’un nouveau chapitre.

Que faire, comment le faire, quand et où le faire ?

 

Je terminerai mon premier blog avec cette phrase qui somme toute résume tout:

 

“You’re never too old to Rock’n’roll » Bon Scott, AC/DC. (On n’est jamais trop vieux pour faire du Rock’n’roll).

 

Je me réjouis de vous retrouver prochainement et je vous remercie de m’avoir lu et surtout : restez positifs !

 

Cyrille