Rose altitude

Pas certain pour la bonne année… mais tous mes vœux quand même !

C’est par cette formule iconoclaste en temps de Covid que ma journée du premier de l’An 2022 a démarré.

Je me suis moi-même surpris en plein déni d’humanité à plusieurs reprises en doutant tout simplement que l’absurdité soit elle-même encore plus contagieuse que le virus. Cette incantation gênée en guise de vœux  ne m’a donc pas vraiment choqué. Pire, dans un monde qui donne autant d’importance aux normes, aux réglementations, lois, décrets, circulaires, directives; les normes sanitaires plus ou moins liberticides par ailleurs, ont le don de me faire perdre espoir en notre humanité.

Oui, 2021 a été une année éprouvante, et même encore plus que 2020. Oui, il y a une frustration à constater tout ce qui n’a pas pu être réalisé avec comme cause plus ou moins directe cette fichue pandémie. Oui il y a une forme de peur de l’avenir, de force incapacitante à se projeter. Mais le pire finalement n’est pas une maladie ou ses conséquences aussi dramatiques soient elles, le pire c’est nous : notre propre déclin mis à nu de façon encore plus brutale et saugrenue qu’une guerre atomique.

Nous sommes aujourd’hui incapables de créer une boucle vertueuse en réaction à ce nouveau mal : une nouvelle organisation qui impliquerait des résultats positifs, des résultats positifs qui impliqueraient une meilleure entente, une meilleure entente qui raffermirait nos motivations, nos fortes motivations qui amélioreraient encore l’organisation pour produire encore plus de résultats positifs.

Au lieu de cela, la dynamique humaine positive semble irrémédiablement brisée : nul grand espoir n’apparaît d’une communauté, d’une nation, d’un gouvernement bien inspiré(e)s. La grande moutonnade se poursuit vers toujours plus de tests, de doses, de mesures sanitaires, de contraintes en tout genre. Le tout dans un esprit désabusé et souvent désarmé ou en tout cas désarçonné. Une frustration profonde, un spleen qui dure parce que notre société n’arrive pas à changer positivement son comportement face à un nouveau fléau.

Avant le Covid, je considérais le terrorisme et les guerres comme les pires fléaux de notre humanité.  C’était avant. Maintenant, sans avoir connu la peste ni une épidémie mortelle comparable, je crois bien que je suis encore plus traumatisé par une maladie contagieuse (pas forcément mortelle) et surtout par les réactions irrationnelles des mes frères et sœurs en humanité.

Pourtant, le soleil continue de se lever chaque matin, la lumière vient effacer les ténèbres avec la même régularité et la même détermination, les arbres continuent de grandir lentement, les bons vins continuent de se bonifier selon leur potentiel de garde.

Pourtant nos enfants nous regardent avec la même joie profonde et innocente que rien ne pourra ravir.

Pourtant nos projets se poursuivent avec une énergie qui ne se dément pas.

Pourtant nous continuons de faire face dans des difficultés et des douleurs encore plus déchirantes et coûteuses que le Covid.

L’humanité a encore de très beaux jours devant elle, j’ai hâte d’y prendre part, j’ai hâte de commencer à les faire advenir dès maintenant en 2022, j’ai hâte de continuer de donner à tous mes proches le goût à la vie, la joie de vivre tout simplement.

La contrainte a toujours exacerbé la créativité, je crois en notre capacité commune à trouver les meilleures solutions, à nous attacher à l’essentiel, à retrouver notre bon sens indéboulonnable au fond de nous-mêmes. Au delà du politique, des calculs d’intérêts personnels, des petits arrangements et des grandes trahisons, les hommes et les femmes sont capables du meilleur possible.

Et même si il faut du temps pour réagir collectivement et dépasser la prise de conscience par des actions positives concrètes, je continuerai d’y croire et d’essayer à mon modeste niveau de favoriser cette poursuite de notre aventure humaine réussie quoi qu’on en dise !

Avec beaucoup d’optimisme pour 2022, notre dizaine d’années à venir, et même notre siècle; je vous souhaite une EXCELLENTE année 2022.

 

Crédit photo : Thibaut Gallineau.

 

 

 

 

 

Pourquoi n’êtes vous pas à l’écoute de vos collaborateurs ?

Après la grande mode de la fameuse “détection des signaux faibles”, si on parlait des signaux forts, incontournables, inévitables qui empoisonnent la vie de l’entreprise et surtout celles de ses collaborateurs(rices) ?

Démissions, turnover élevé,  sous-effectif, arrêts maladies, surmenage, burn-out, etc. : quand la spirale infernale est lancée, l’entreprise est en crise ! Sortir de cette ornière passe nécessairement par une approche collégiale pour verbaliser ce qui nuit aux hommes et femmes qui composent l’entreprise.

Le “théorisme” : théoriser une réalité sans la vivre

Pourtant, j’ai pu trop souvent constater le paradoxe du manque de connaissances réelles des cadres de direction sur les conditions de travail du quotidien de leurs équipes. Venir saluer ses équipes de temps en temps et parler du beau temps, n’a rien à voir avec s’impliquer réellement dans leur quotidien pour constater les non-sens, les irritations qui minent l’ambiance, les difficultés récurrentes, et toutes les pénibilités vécues. Au delà du classique “rapport d’étonnements” des nouveaux arrivants, j’aimerais voir une entreprise qui fasse une relecture régulière des “rapports de pénibilités“. Plus faciles à remplir qu’une “boîte à idées” et probablement plus utiles !

Se targuer de connaître les conditions de travail de ses employé(e)s sans les vivre ou a minima les avoir vécus récemment c’est un peu comme croire en une réalité parallèle sans y être jamais allé : du “théorisme” à l’état pur. Au delà des journées “vis-ma-vie”, il faut prendre le temps de parler et de formaliser ce qui ne va pas. Quand on pense que dans la majorité des entreprises d’aujourd’hui, on ne prend même pas le temps de penser tellement on est absorbé par les tâches ! Loin des fuites en avant des positivistes effrénés, il faut prendre du temps pour ce qui ne va pas, ce qui coince, ce qui gêne, et donner du temps au temps pour le penser, le comprendre et enfin le résoudre de la meilleure manière possible.

Note à nous-mêmes qui lisons cet article : penser résoudre rapidement une pénibilité qui finalement n’est pas résolue -voire a empiré-, est encore pire que de ne rien faire d’un point de vue baisse de motivation 📉.

L’arbre qui cache la forêt 🌳

J’ai pu constater un autre paradoxe, tout aussi dramatique en terme de conséquences. Plus vous faites porter sur une fonction (audit ou contrôle interne) la responsabilité de trouver des défaillances majeures, plus le panorama des défaillances medium ou mineures s’élargit et s’enrichit au cours du temps.  Ce bon vieux principe d’arbre qui cache la forêt a encore de beaux jours devant lui dans nos entreprises !

Si certains récents collaborateurs peuvent finalement s’avérer être des “erreurs de casting” plus ou moins rapidement, d’autres présents depuis plus longtemps – disons minimum 2 ans -, font eux-mêmes partie de la culture d’entreprise. C’est-à-dire qu’ils ne font pas simplement qu’appartenir ou posséder cette culture d’entreprise, il la constitue, la façonne, l’incarne. Ils ressentent mieux que les nouveaux arrivants ce qui ne va pas mais ne le disent pas assez. D’autant plus si la parole n’est pas libre, si l’ambiance est guindée, ou même juste si le management a tendance à s’habituer à ce qui ne va pas ou à ne pas le considérer.

Aux petits maux, les bons remèdes

J’appelle de tous mes meilleurs vœux – plus utiles et concrets que ceux du changement d’année – les dirigeant(e)s d’entreprises, les cadres supérieurs à être parfaitement intransigeants avec les pénibilités vécues de leurs collaborateurs(rices). Dans un même esprit, j’appelle également de tous mes meilleurs vœux les équipes opérationnelles à constater pragmatiquement ces pénibilités, à les communiquer et les verbaliser (dans les deux sens du terme, trouver les bons mots et mettre à l’amende la pénibilité pour l’empêcher de se poursuivre).

Pour conclure, ce que j’aime dans mon métier, c’est trouver les meilleures solutions à des problèmes souvent complexes, toujours uniques, et rarement plaisants. Pour chaque problème, trouver une solution est une banalité; trouver la meilleure solution est un art mais jamais un luxe. Pour trouver la meilleure solution, je ne connais pas de meilleures méthodes que d’être constamment à l’écoute. Prendre du temps pour pointer, analyser, discuter vos problèmes et pénibilités d’entreprise avant de passer à leur résolution n’est pas un luxe, c’est une nécessité vertueuse et bienfaitrice.

 

Bien à vous tous,

T

crédit photo : iStock

Salarié(e) ou indépendant(e)? Guide complet pour faire le bon choix !

Voici un guide complet ✅ pour poser votre réflexion et faire le choix qui conviendra le mieux à votre situation actuelle, votre caractère, vos ambitions futures, etc.

Commençons par reconnaître que la question est bien évidemment plus ardue qu’un simple choix entre deux mots qui représentent deux statuts contractuels et professionnels différents. De 2009 à 2018 j’ai été salarié et je suis totalement indépendant depuis septembre 2018, voici donc après 3 ans d’indépendance une prise de recul pour aider à la réflexion de chacun.

A ceux qui sont déjà indépendants et connaissent cette réalité, je vous invite directement à passer à la partie II. A tous ceux qui sont actuellement salariés ou sans emploi après avoir été salariés, accrochez vos neurones, c’est parti : on plonge dans la réflexion 🤿 . . .

I. Salarié(e) : une réalité plus commune donc plus désirable ?

Force est de constater que le travail salarié est bien la forme la plus courante : 87% de la population active en Suisse contre 13 % de travailleurs indépendants (chiffres 2021). Au delà de ce constat, le salariat est, dans l’immense majorité des cas, le lieu de la “naissance professionnelle”, la “première marche” de toutes les carrières🚼.

I-1 Cinq avantages majeurs du salariat

  • Voie par excellence de l’apprentissage balisé : de l’entretien d’embauche aux entretiens d’évaluations, le salarié est encadré, accompagné (managé) pour progresser afin de maîtriser le périmètre de son travail, éventuellement pour se développer et grandir en faisant grandir également l’entreprise selon le contexte et le potentiel du salarié.
  • La voie royale du plan de carrière : le salariat permettait traditionnellement de monter les marches de la vie professionnelle vers toujours plus de responsabilités et de pouvoir décisionnel. Si la période d’emploi au sein d’une même entreprise a considérablement diminué en 40 ans -autrefois, il n’était pas rare de travailler plus de 10, 20, 30 ans au sein de la même entreprise-, aujourd’hui un poste en CDI ne correspond plus à gravir une “volée de marches” mais bien plus à gravir une marche ou deux avant un changement d’entreprise. Si votre objectif est de finir à la Direction d’une PME ou d’une grande entreprise, vous êtes sur le bon chemin.
  • Le filet de sécurité : le côté indéterminé de la durée d’un contrat de travail a ce côté rassurant, confortant qui permet d’assurer une stabilité des revenus -qui plaît au banquier en cas de prêt et qui permet de prévoir les fins de mois !- et une stabilité de son statut socio-professionnel. Sauf faute professionnelle grave, sauf contexte économique hautement défavorable, sauf incompatibilités, sauf etc. (la liste peut toujours s’allonger), le CDI reste une valeur “sûre” de sécurité et de confort pour l’employé.
  • Le sceau de l’engagement durable : que ce soit pour l’employeur ou l’employé, le CDI temps plein représente le graal de l’engagement, voire un incontournable dans l’inconscient collectif car le collaborateur qui serait en CDI temps plein ne pourrait être qu’entièrement dédié à la cause de l’entreprise.
  • La simplicité administrative : vos RH sont là pour tout vous expliquer sur toutes les conditions avantageuses qu’implique votre appartenance salariée à l’entreprise, une seule fiche de de paye par mois et tout est clair.

I-2 Cinq désavantages majeurs du salariat

  • Frein à votre évolution : le salariat n’a pas pour vocation première de révéler votre potentiel, de vous inciter à la prise de risque ou à saisir des opportunités, à gérer des imprévus de taille. Le salariat est par nature limitant au cadre de l’entreprise.
  • La contrainte managériale : hiérarchie avec pression du chiffre et/ou gestion des ego difficiles, appliquant des contraintes en tous genres; géographiques (mutation), temporelles (dates de congés imposées), relationnelles (prise de position, publications, engagement associatif ou politique, etc), professionnelles (activités annexes à déclarer à l’employeur comme par exemple un enseignement ponctuel). Si votre force de caractère s’adapte au fait de ne pas forcément croire en ce qu’on vous demande de faire (exemple : vendre des projets ou des ressources auxquels vous ne croyez pas), tant mieux vous êtes suffisamment malléable, sinon aïe le salariat ne vous laisse pas vraiment de choix.
    Cet article affirme même que “70% de l’engagement d’un salarié dépend de son manager”.
  • La spécialisation sectorielle : si cette spécialisation représente pour certains un avantage, le fait d’être attaché à un secteur en dépit de compétences multisectorielles peut vite donner le sentiment de se sentir coincé. On peut penser à la théorie de la dépendance au sentier.
  • La routine tue : le CDI implique moins de changement, il est par nature moins excitant, moins challengeant et donc il lasse plus facilement. Encore une fois on retrouve ce sentiment de “se sentir coincé” sur les prochains mois.
  • La limitation des revenus : le fait que l’écrasante majorité des salariés ne soit pas directement intéressée aux bénéfices de l’entreprise -en terme d’évolution annuelle du salaire ou en terme de bonus- implique un nivellement par le bas des revenus pour les collaborateurs. Signer un CDI avec un salaire fixe c’est s’en contenter même si on sur-performe : il est quasiment impossible d’augmenter un salaire fixe de plus de 10% plusieurs fois en plusieurs années consécutives; même si vous êtes la source d’un chiffre d’affaires dépassant très largement votre salaire.

II. Indépendance : une réalité professionnelle de plus en plus enviée car plus adaptée à notre société ?

Dans une économie de services grandissante et tirée de plus en plus par les ressources, les travailleurs indépendants offrent une flexibilité, une simplicité et une sécurité financière : l’entreprise paye son besoin de ressource à la prestation réalisée. Est-ce un statut bâtard réservé à des resquilleurs du monde professionnel ou un état professionnel plus adapté à des états de vies assumés 🧠?

II-1 Cinq avantages majeurs du travail indépendant

  • La maîtrise de votre équation pénibilité/profit : travailleur indépendant(e), vous êtes le(a) seul(e) à accepter et gérer votre propre contrainte professionnelle : géographique, équilibre vie pro/vie familiale, pression managériale limitée à une pression clientèle (pas forcément moins forte mais au moins dénuée de toute pression relationnelle). Les contrats de travail sont plus courts (6 à 12 mois max dans mon cas) ce qui implique à chaque nouvelle signature une nouvelle acceptation de son investissement professionnel et une motivation/détermination accrues à travailler efficacement.
  • La maximisation des revenus : travailler plus pour gagner plus, c’est un fait avéré pour les travailleurs indépendants au delà d’une première période d’incertitude le temps de trouver son marché (environ 6 à 12 mois). Même si le chiffre d’affaires n’est pas égal au bénéfice net, certaines charges peuvent également être considérées comme avantageuses pour faciliter la vie, souvent mouvementée des travailleurs indépendants.
  • Auto-révélation : clairement, il n’existe pas de meilleure voie pour vous prouver à vous même votre valeur professionnelle réelle. Loin des biais du management liés notamment -mais pas exclusivement- à l’intuitu personae, c’est le succès de vos mandats, c’est donc le capital satisfaction de vos clients qui détermine votre vraie valeur et votre vrai potentiel. Cette réalité est telle qu’elle vous imprègne dans toute votre vie; votre autonomie se retrouve dans tous vos partis-pris : prises de conscience, de décisions, de risques, etc. Du reste, l’indépendance vous permet d’évoluer à votre rythme par vous-même et par vos clients mais sans objectifs irréalisables à suivre dans un esprit corporate exacerbé.
  • Liberté, liberté chérie : Oui c’est indéniable vous êtes plus libre. Vous pouvez vous exprimer librement en engageant uniquement votre image (sans risque pour une personne morale dissociée de votre personne physique). Vous pouvez choisir vos clients et vos mandats, ce qui exige une grande fiabilité professionnelle et quelques années d’expérience mais constitue un réel luxe. Egalement vous pouvez délivrer des prestations diversifiées ou communes à différents secteurs (multi-potentialité) sans limites organiques ni de marché. Enfin vous pouvez choisir d’entreprendre différents projets (entrepreneuriat, enseignement, engagement associatif au niveau d’une direction, etc.) sans avoir à en rendre compte ou à demander l’autorisation à une autre personne que vous-même.
  • Maturité professionnelle accrue : si savoir se gérer soi-même est un vrai plus dans le monde professionnel, l’indépendance apporte aussi une sincérité des relations professionnelles qui vous fera mûrir plus vite. Sans détour, vous serez au fait des agendas cachés, des objectifs indicibles, des réalités confidentielles qui constituent généralement un privilège de décideurs. Par ailleurs, si vous ne dialoguez pas immédiatement avec des Directions Générales, vous aurez au moins l’avantage de découvrir des entreprises clientes sans les faux-semblants du recrutement classique : votre capacité d’analyse et d’adaptation seront plus développées.
    Note : Dans mon secteur du conseil en management et stratégie, lorsque je travaillais en tant que salarié dans un cabinet, je découvrais la réalité de mes clients mais je restais figé sur la pratique et les méthodologies de mon cabinet. Depuis que je suis passé indépendant, je collabore avec plusieurs cabinets pour mes clients donc je m’enrichis professionnellement à la fois de mes clients et des cabinets de conseil partenaires.

II-2 Cinq désavantages majeurs du travail indépendant

  • Variable d’ajustement : si les travailleurs indépendants constituent une force de travail flexible et qualifiée, celle-ci est utilisée de façon temporaire et donc considérée comme variable d’ajustement. En période de crise économique, les prestataires externes sont donc les premiers à en pâtir : âmes sensibles à l’insécurité professionnelle s’abstenir !
    Si cela peut être grisant de ne pas savoir quelle sera sa réalité professionnelle à échéance 6-12 mois, ce peut également être un grand poids lié à une perpétuelle remise en cause de ses compétences et de son “crédit professionnel”.
  • Prise de risque : oui, un(e) indépendant(e) est très souvent bien plus exposé professionnellement qu’un salarié. Forces spéciales du secteur privé, leur liberté de parole et de penser sont bien souvent utilisés tantôt comme des armes tantôt comme des boucliers. . . Sachant qu’un manager insatisfait est une situation professionnelle bien moins complexe et grave qu’un client insatisfait qui pourrait menacer la poursuite du statut indépendant.
  • Manque de considération : existe-t-il des regroupements publiques d’indépendants ? Je n’en connais aucun, ni parti politique, ni chambre des métiers dédiée, ni think tank, ni cellule spécialisée d’accueil et formation au sein des administrations. Ce manque de visibilité et de soutien patent a pu être révélé encore plus lors du Covid-19. . .  Si vous croyez que votre statut d’indépendant va déclencher des rencontres, des appels, des mises en relations, des référencements pour des appels d’offres : détrompez-vous. En sus de cette perpétuelle insécurité professionnelle à court terme, celle-ci s’accompagne d’une instabilité socio-professionnelle, j’en veux pour preuve que beaucoup de mes amis ne savent jamais ce que je fais et si je suis en mandat de conseil ou en recherche. Bref je ne suis pas dans une case fixe avec un nom d’entreprise et ils ne savent jamais si ils doivent se réjouir ou me plaindre. En dehors de vos clients qui savent précisément votre valeur d’indépendant(e), vous restez un marginal du monde professionnel.
  • Auto-limitation : si l’égocentrisme est un écueil évident, la plupart du temps ce qui est frustrant c’est le fait de se sentir seul face à une somme de besoins clients qui nous dépasse. Comme une envie de déployer ses ailes pour atteindre la bonne envergure tout en réalisant cruellement que ses propres ailes ont une taille limitée et qu’elles ne grandiront pas. Vivre avec soi-même, ses problèmes/faiblesses/échecs professionnels devient une prouesse quotidienne surtout lorsque la solitude professionnelle confirme d’autant plus le besoin d’avoir des relations professionnelles de qualité avec ses collègues.
  • Administratif : si vous n’aimez pas du tout la comptabilité, la fiscalité, les contrats, les factures, les timesheet, les agendas compliqués, etc. alors soyons très honnêtes, la charge administrative des indépendants va probablement vous assommer au début. Ceux qui souffrent de “phobie administrative”, passez votre chemin !

III. Une double conclusion 

Imaginons pour illustrer cet article un “CDI hybride” comprenant une clause de renouvellement volontaire et unilatérale de l’employé tous les 3 mois. L’avantage est simple, le salarié réaffirme tous les 3 mois sa motivation/détermination dans son choix libre de poursuivre son travail selon les conditions de travail définies, la “routine contractuelle” n’existe donc plus. De même l’employeur peut s’assurer du bien-être et de l’investissement professionnel adéquat de son salarié dans un respect accru de son indépendance.
En toute honnêteté je pense que beaucoup de salariés ne resigneraient pas le prolongement de ce CDI hybride bien avant la démission effective qu’ils auraient posée avec un CDI classique. Il me semble que le salariat implique d’avaler plus de couleuvres / de grincer  plus souvent des dents, en raison de frustrations liées à de perpétuels espoirs d’amélioration des conditions de travail. Espoirs trop souvent déçus dans mon expérience personnelle salariée passée. Je laisse néanmoins chaque salarié qui me lit se poser la question et y répondre honnêtement.

En définitive, ce choix professionnel entre salarié et indépendant n’est pas la résultante des aléas de la vie professionnelle ou d’un jeu d’opportunités, c’est un choix intime lié à votre état d’esprit et votre caractère.
Si vous en sentez le besoin, il faut savoir vous écouter et tenter cette aventure de l’indépendance : l’aventure -maîtrisée ou pas totalement- nous enthousiasme et nous donne le plus souvent l’envie de nous dépasser, d’aller plus loin 🔥.

Vos commentaires salariés ou indépendants sont les très bienvenus 😉 !

Les actifs commencent à en avoir vraiment ras-le-bol !

Depuis le début de l’année 2020, nous vivons tous dans un environnement chamboulé, c’est le moins que l’on puisse dire !

l’épuisement d’énervements

Entre mesures et contre-mesures sanitaires, économiques, et sociétales; nous ne cessons de surnager dans un environnement plutôt hostile, carrément imprévisible et apparemment infiniment plus complexe qu’avant le Covid.

Je constate, à mon modeste niveau, l’énervement et même l’épuisement d’énervements des professionnels que je côtoie. Sans être défaitiste et pessimiste, je crains que l’été ne suffise plus cette fois à reposer les professionnels. Car, contrairement à l’été dernier, il y a de plus en plus de sujets clivants et de désarroi qui ne permettent pas d’espérer une sortie de crise rapide et certaine.

Pourquoi en rajouter une couche avec un article peu réjouissant me direz-vous ?

Cet article est une fusée de détresse pour les managers, les chefs d’entreprises, les intervenants externes. Plus que jamais il est nécessaire et utile d’adopter un esprit constructif et bienveillant, de prendre soin de vos collaborateurs et collègues, d’être réellement à l’écoute !

réveiller les enthousiasmes, apaiser les esprits meurtris

Il s’agit de mettre en place des solutions concrètes pour faciliter le travail, pour lui redonner sa joie, sa noblesse, son attrait. Les idées ne manquent pas :

  • permettre la semaine de 4 jours avec des plages horaires élargies et sans perte de productivité (l’article de businessinsider sur le succès de l’expérimentation menée en Islande est inspirant ! Et l’exemple de Microsoft Japan reste bluffant !),
  • réduire les temps de réunions ou a minima tester des nouveaux formats plus captivants en intégrant par exemple un moment découverte organisé à l’initiative d’un collaborateur,
  • favoriser les initiatives personnelles avec un budget sponsorisant les meilleures idées pour l’efficience de l’entreprise, pour le bien vivre des collaborateurs, pour le meilleur évènement encourageant l’esprit de cohésion, etc.
  • encourager des séances vis-ma-vie pour découvrir un autre métier ou un tout autre aspect du même métier le temps d’une après-midi ou d’une matinée,
  • brainstorming avec post-it, laboratoire d’exploration-innovation, RETEX (Retour d’Expérience sur un sujet en cours, un succès ou un échec), duos collaboratifs aléatoires sur des tâches précises, concours culinaires, évènements surprises, etc.

Au delà du télétravail et des aménagements de circonstances, il faut réveiller les enthousiasmes, apaiser les esprits meurtris. Nos entreprises sont avant tout des aventures humaines partagées et il est nécessaire (vital !), après tant de mois de pénibilité voire d’absurdité, de redonner pétillance, élan, cohésion avec un vrai esprit chaleureux et l’allégresse de surmonter cette crise la tête haute.

ne plus avoir envie de travailler, c’est déjà déprimer

Sans pousser jusqu’à la fameuse phrase à mon humble avis douteuse et goguenarde “le travail, c’est la santé !”, je crois qu’il est nécessaire d’épauler ces actifs qui en ont marre et qui en ont même marre d’en avoir marre. Affaissements de motivation, détresses non-dites, absences de réponses, manques d’attention, je vois des signaux tout sauf faibles de personnes qualifiées qui semblent ne plus avoir envie de travailler. Or, je crains que ne plus avoir envie de travailler, c’est déjà déprimer. L’entreprise, en tant que personne morale n’a pas de cœur; néanmoins chaque contributeur porte la responsabilité individuelle d’améliorer de son mieux le quotidien de ses confères et consœurs en humanité.

La satisfaction du travail bien fait, la fierté du travail accompli, le décuplement d’impact du combo passion-travail, la puissance d’épanouissement d’un succès professionnel sont des moteurs incroyables d’une formidable énergie humaine que je souhaite ardemment revoir dans les openspaces, les calls, les visios et même les emails et les documents de procédures ou de spécifications !

Personne ne peut travailler efficacement s’il n’a pas conscience d’être utile et d’être soutenu !

Le danger de la déconstruction professionnelle se tapie dans la démotivation, la frustration, le mécontentement.

#ProtectPeople&Passion

À bon entendeur, salut !

 

 

 

Vous reprendrez bien un petit morceau de succès projet ?

Accompagné par le Chef Franck Guillon, à la frontière de la gastronomie et du management de projet, nous distinguons ensemble une source commune à ces deux fleuves tracés par des siècles d’expériences humaines au gré des saisons.

Pour commencer, le sérieux et le pragmatisme du grand cuisinier sont un modèle pour tout chef de projet : point d’approximation ou d’initiative irréfléchie dans la préparation, la réalisation ou le dressage d’un plat de haute gastronomie ni dans la réussite d’un projet d’organisation !

Etape n°1 : La Préparation.

La saveur du terroir ne s’improvise pas tout comme la valeur ajoutée obtenue d’un projet. Préparer une recette ou un projet c’est d’abord visualiser dans notre imaginaire, un peu comme notre 6ème sens, la satisfaction du résultat final. Magnifier la simplicité d’un œuf par la richesse d’une truffe du Périgord pour une délicieuse brouillade, c’est aussi conceptuel à cette étape que de concevoir la satisfaction des bénéficiaires du projet et la reconnaissance d’une valeur ajoutée indiscutable. Pourtant il faut se plonger dans ce futur souhaité pour y trouver à la fois une énergie revigorante et une grande précaution pour atteindre ce résultat sans dévier de la cible en chemin. Les critères pour assurer une bonne préparation sont finalement simples :

  • Ressources suffisantes: ingrédients, connaissances des produits et des techniques et bien sûr, main d’œuvre.
  • Environnement propice à l’action : propre, calme et bien organisé en terme d’équipements et de postes de travail !
  • Connaissance fine des bénéficiaires : autant ne pas proposer d’épices trop fortes pour des personnes peu habituées, ni de technologie blockchain pour des informaticiens néophytes !
  • Choix et formalisation du résultat à atteindre: un bon cadrage doit être écrit pour verrouiller une adhésion pleine et entière. Sans menu bien formulé avec des tournures alléchantes, pas de véritable dégustation choisie.

Etape n°2 : La Réalisation.

Une fois le four à bonne température et le rôti bien ficelé, bien assaisonné, celui-ci ne peut plus échapper à une cuisson réussie, de même pour un projet bien cadré qui va pouvoir se dérouler suivant le plan.  Sans céder aux tendances culinaires du moment et en restant concentré -tant dans l’exécution des différentes tâches, que dans la bonne communication avec les membres de son équipe-, la réalisation avance progressivement, petits pas par petits pas. L’empressement, les changements de plans hâtifs et le manque de transparence sont les pièges à éviter et les bonnes pratiques restent invariablement les suivantes :

  • Gouvernance claire: chacun sait ce qu’il doit faire, à quel moment et surtout pourquoi ! Chacun sait aussi communiquer clairement son état d’avancement.
  • Cohésion naturelle : soudée, les membres de l’équipe sont capables d’aider l’un deux qui est « dans le jus », un esprit de continuité et de soutien assure une vraie résilience.
  • Productivité rigoureuse : chaque création doit correspondre aux niveaux d’exigences fixées et connus de tous pour que l’assemblage final soit conforme en tout point.
  • Gestion de l’imprévu: impossible à éviter, tel un grain de sable dans un rouage, l’imprévu apportera tantôt un zeste de croustillant, tantôt une bonne louche de challenge. La meilleure parade reste la contre-attaque immédiate sans se laisser désarmer ni abattre. Franck m’indique ici que le sens de l’adaptation reste un des fondamentaux de son savoir-faire.

Etape n°3 : L’Expérience Client.

Après tant d’effort de préparation et de réalisation de la production jusqu’au dressage, il ne faut surtout pas relâcher ses efforts pour cette dernière étape trop souvent négligée. Que la recette soit simple et originale ou complexe et traditionnelle, le seul juge du résultat, le seul décideur de la satisfaction, c’est votre client. Dans ce domaine de la satisfaction client, tout, absolument tout, compte : le visuel, l’odeur, la texture, le goût, la congruence avec l’environnement, le bon assortiment avec les autres mets et les vins qui accompagnent, etc. Relâcher, dans ces derniers efforts tendus vers une expérience client sublimée, c’est se coucher à 500 mètres de la ligne d’arrivée d’un marathon, c’est ne pas vérifier l’assaisonnement d’une sauce avant le dressage. Voici les critères du succès de votre projet/recette :

  • Engagement du client: un client engagé est un client conscient des efforts de votre travail qui va marquer un réel intérêt pour la réussite de son achèvement. Un client engagé devient un ambassadeur de votre marque.
  • Fidélité mutuellement bénéfique : en produisant le meilleur de vous-même pour votre client, sa plus belle reconnaissance sera de revenir vous solliciter dans un esprit de confiance. Il reviendra avec plaisir et son plaisir sera aussi votre plaisir.
  • Connaissance approfondie : la fidélité provoque naturellement un enrichissement mutuel. Client et prestataire (chef de cuisine, chef de projet) se connaissent de mieux en mieux et peuvent s’aider mutuellement à progresser dans une communication apaisée.
  • Adaptation facilitée : Au-delà de cette satisfaction de l’expérience client doublée de celle du travail bien fait, le lien de confiance et de partenariat établi assure une capacité à anticiper les besoins, à accepter l’imprévu, à dépasser ensemble les contraintes.

En guise de conclusion, comme un bon digestif qui vient terminer un grande dégustation, que vous souhaitiez devenir un grand cuisinier étoilé ou un chef de projet hors pair, n’oubliez jamais cette phrase et son invitation implicite à la constance :

« L’exemplarité n’est pas une façon d’influencer les autres. C’est la seule. »

Albert Schweitzer

 

Franck Guillon, fut très vite nommé Chef de Cuisine à Genève à seulement 25 ans, après avoir régalé les Genevois de plats canailles lorsqu’il opérait au Café de l’Étoile, à Vernier, il s’est lancé dans une nouvelle aventure en redonnant vie à l’Auberge communale de Péron, La Fruitière. Venez y déguster ses spécialités moelleuses et croustillantes : les Malakoffs !

Covid et situations explosives : évitons au maximum les chocs !

Comme les manipulations dans les laboratoires de chimie, certaines situations nécessitent une prévention particulière au vu des risques réels.

La gestion sociétale de la Covid ressemble étrangement à la manipulation d’un produit intrinsèquement explosible comme ceux utilisés en chimie :  “ces produits peuvent exploser, suivant le cas, au contact d’une flamme, d’une étincelle, d’électricité statique, sous l’effet de la chaleur, d’un choc, de frottements. . .”

Tantôt une “grosse grippe” pour certains, tantôt un “châtiment de la nature” pour d’autre, tantôt des études poussées pour calculer les pertes économiques, tantôt des démonstrations chiffrées pour prouver une surmortalité par pays et, quand même heureusement de temps en temps, un trait d’humour (blague, mème, GIF, etc.) pour dérider nos esprits raisonnés qui semblent ne plus savoir où se cache la raison !

Un ami chimiste qui travaille actuellement sur l’application de nano cristaux sur des surfaces m’expliquait que ses manipulations doivent toujours se faire avec une extrême précaution pour éviter, au maximum, la moindre contrainte. J’ai l’impression que la Covid est une substance hautement explosible et que nos gouvernements sont perplexes non seulement quant au protocole à suivre pour éviter les incidents/accidents mais aussi quant au protocole de gestion de ces derniers. Par exemple, si l’atmosphère d’un laboratoire devient contaminée -toxique ou explosive- après un accident impliquant une pollution importante, l’INRS explique en neuf points précis avec des verbes d’action toutes les mesures nécessaires page 21 de ce document. En ceci, ce qui me gêne le plus n’est pas tant l’absence de protocole que la faible acquisition d’expériences et ce, plus d’une année depuis le début de la pandémie.

Expert en gestion de projet, je peux vous assurer que chaque échec important au cours d’un projet que j’ai eu à mener a fait l’objet d’un mémorandum (encore appelé post mortem) pour détailler les causes racines, les mesures correctives prises et celles préventives mises en œuvre pour éviter un nouvel échec voire réparer les dégâts de l’échec initial si possible. L’échec arrive toujours à un moment et n’a rien de mauvais en soi (failcon spirit), en revanche l’absence de leçons apprises suite à l’échec est une double peine extrêmement préjudiciable. Mesures locales versus nationales, restrictions étendues versus restrictions ciblées : autant de mesures et propositions que de partisans et de contradicteurs sans véritables leçons durables apprises et mises en pratique. Notre climat social est ainsi aujourd’hui aussi pesant qu’explosif. Comme un chimiste qui n’a pas dormi depuis plusieurs jours qui tente de prendre des précautions avec les mains qui tremblent et les yeux embués. . .

Le fond de mon propos est donc un retour à une réflexion aussi propice que nécessaire. Modestement, je propose les choses suivantes :

  • Selon le principe des réservistes dans l’armée, instaurer une “réserve de santé” avec différents paliers de déclenchements.
  • Simplifier, autant que possible, les démarches “présentielles physiques” en les convertissant en “téléprésence” : guichets virtuels (avec opérateurs réels !) pour dépôts de dossiers, demandes de renseignements, validation de signature, achats à distance suivi de livraisons etc. ; mais aussi pourquoi pas, jugements dans une salle d’audience virtuelle (sauf affaires pénales), soit finalement tout processus relatif à une consultation ou une décision d’ordre technique possible en distanciel. A ce titre j’ai pu signer mon premier mandat de conseil uniquement par téléconsultation -sans rencontre physique- avec un nouveau client et je tiens ici à saluer l’ouverture d’esprit de ce chef d’entreprise basée en Suisse Romande qui se reconnaîtra !
  • Mettre en place un registre électronique de passage pour les bâtiments de santé recevant du public avec une pièce d’identité officielle munie d’une puce pour badger facilement.
  • Etablir une nomenclature du télétravail en fonction des métiers, à l’image du “nutriscore” pour l’alimentation, on pourrait très bien imaginer un “téléscore” avec 5 niveaux :
    • niveau A les métiers qui peuvent se faire entièrement à distance (ex : comptables, développeurs, etc.)
    • niveau intermédiaire les métiers qui peuvent partiellement se faire à distance (ex : avocats, commerciaux, etc.)
    • niveau E les métiers qui ne peuvent se faire qu’en présentiel (ex : manutentionnaires, maçons, etc.)

Je laisse les personnes dont c’est le métier continuer cette liste mais j’avoue qu’en tant que libre penseur, je suis un peu déçu de la médiocrité des propositions que je lis ou j’entends dans la presse. Je reste sur ma faim concernant les efforts, véritablement innovants, qui nous permettront de revivre un jour sans gel et sans masque.

Nous pouvons, non, nous devons faire mieux. Il en va de notre économie, de notre paix sociale, de notre savoir-être, de notre futur.

Je souhaite à chacun de mes lecteurs de vivre normalement et simplement quelques jours en 2021 pour que nous retrouvions tous notre lucidité et notre raison dans ce monde qui se cherche !

Amitiés,

T – #ThinkToDoBetter

[email protected] / +41 76 607 99 72

crédit photo: istock

Perdurer avant tout, prospérer… si jamais !

Allons droit au but : dans un tel contexte, choisir la pérennité c’est déjà renoncer à la solution de facilité !

Lorsqu’une économie est florissante, il est heureux que certains pensent à favoriser la pérennité (caractère, état de ce qui dure toujours); lorsqu’une économie s’effondre, il est à la fois vital et pourtant bel et bien héroïque de (re)construire avec comme pierre angulaire, la pérennisation de notre entreprise.

Tentons une simulation de l’effondrement le plus total et dramatique, certaines entreprises survivront toujours pour trois principales raisons :

#BonSens : elles n’ont pas cédé à la panique des sirènes et des chiffres déprimants, elles sont restées centrées sur leur mission (service/production) sans dévier ni se détourner de leur lucidité.

#AutoSuffisance : par nature, par choix ou bien par intelligence d’environnement, ces entreprises ont su faire simple et s’affranchir de toutes dépendances coûteuses avec l’extérieur (fournisseurs, intermédiaires, prestataires long terme, etc.). Attention, #AutoSuffisance ne veut pas dire autarcie ! L’autarcie c’est une économie fermée qui se suffit à elle-même, l’entreprise AutoSuffisante est celle qui est capable de rayonner dans son économie avec peu de moyens (charges fixes et investissements récurrents minimes).

#FlexibilitéOrganisationnelle : métamorphe dans leur organisation, elles n’ont de cesse d’évoluer avec leur environnement que ce soit par la technologie, leur culture d’entreprise ou leur capacité à penser pour faire mieux (#ThinkToDoBetter). Résilientes dans leur aventure humaine, elles savent mêler passion, cohésion, gestion de projet et empowerment au service de leurs clients sans toutefois perdre leur fibre créatrice propre qui les rend à la fois inimitables et préservées de toutes possibilités de disruptions.

Confinement, re-confinement, semi-confinement, ce yoyo a une fâcheuse tendance à devenir durable et ne nous laisse pas indemnes. La dette se créée, économique sans-doute mais aussi mentale, humaine, sociétale.

Toute entreprise qui vise à perdurer avant de prospérer devient ainsi non plus un acteur économique au sens pauvre du terme mais un acteur économique et sociétal qui redonne de l’espoir et du sens aux individus, comme un phare allumé dans une nuit de tempête.

Théories sans pragmatisme ni exemple concret me direz-vous ? 3 preuves réelles vous sont ici offertes :

  • dans une dimension personnelle mais d’actualité : modestement mais sûrement, l’entreprise genevoise de prévoyance et transmission digitale Post Vitam Sàrl
  • dans une dimension terre à terre mais savoureuse : la ferme biologique qui prend soin de sa terre et de son cheptel, comme la ferme de Latapoune que je vous invite à découvrir et à soutenir !
  • dans une dimension différente mais jamais démentie au cours des siècles : le monastère ou le couvent qui ne vise pas à prospérer mais bien à perdurer, voici ici le bel exemple de l’abbaye bénédictine de Triors.

Vous avez d’autres exemples en tête ? Les champs commentaires sont faits pour ça !!

J’en profite, au terme de cette année 2020 si particulière, pour vous souhaiter des moments de vérité, personnels et/ou familiaux, pour vous ressourcer et affronter 2021 avec encore plus d’enthousiasme et de passion !

 

Amitiés,

T

 

Crédit Photo “Discussions nocturnes éclairées”: l’excellent Geoffroy Pasquier 

Scouting-Consulting: Win-Win !

Traditionnellement dans l’armée, l’éclaireur est “un soldat choisi pour son intelligence et son audace, chargé de prendre les devants, de déterminer la position des ennemis”, le tout sans être vu !

En marge de ces éclaireurs de guerre, il existe aussi des scouts civils. Tout le monde connaît ces jeunes qui se forment dans la nature et le cadre d’une pédagogie scoute qui a fait ses preuves après plus de 100 ans d’existence. Cependant il existe également des hommes et femmes actifs professionnellement animés d’un esprit similaire mais en dehors de l’armée ou d’un mouvement de jeunesse…

Robert Baden-Powell, fondateur du scoutisme était en effet avant tout un expert de l’art et de la pratique du “scouting”. Cette expression, issue du vieux français “escoute”, désignait ces éclaireurs du moyen-âge indispensables aux armées pour reconnaître terrains et ennemis et pour ainsi permettre d’appréhender au mieux les obstacles (naturels ou militaires). En effet à l’époque nous étions très très loin des drones avec caméra embarquée, cartographie 3D en temps réel, détection thermique et autres joyeusetés technologiques !

Robert et Olave Baden-Powell fondateurs du Scoutisme à gauche, un drone de montage à droite.

Au delà de l’aspect militaire, l’escoute était un professionnel du renseignement comptant sur ses seules capacités pour s’adapter en terrain inconnu et accomplir au mieux sa mission: Parmi celles-ci : l’organisation, la force mentale et physique, le bon sens, l’ouverture des sens pour être constamment aux aguets, etc.

Mais la compétence décisive de l’escoute réside dans la bonne gestion de la chaîne de valeur du renseignement: analyse préparatoire, détection, transmission, exploitation d’une information fiable et utile. Plus ce processus est maîtrisé de bout en bout, plus la valeur des informations directement collectées est importante.

Étymologiquement un escoute c’est un individu qui sait écouter. Dans un monde où la parole est prise trop souvent à tort et à travers, en coupant les autres ou sans respecter un temps propice à la réflexion, l’écoute -l’e”scoute”-est d’autant plus nécessaire.

Être un escoute c’est savoir en tout temps à quoi, à qui, nous avons affaire. C’est, dans n’importe quelle situation, ne pas rester sur le nuage de l’à peu près voir de l’incompréhension.
Être un escoute c’est organiser son temps pour pouvoir accomplir les tâches qui nous incombent. Inéluctablement, une partie de ce temps est consacré à la formation et l’exercice, qui sont les nerfs de l’apprentissage du métier que l’on exerce. Cette exigence d’un apprentissage perpétuel mais méritoire, permet d’établir à la fois les fondations et l’excellence opérationnelle de son métier.
Être un escoute c’est enfin avoir une intelligence de cœur. Véritable alignement entre l’intellectuel et l’émotionnel, il s’agit d’être apte au discernement, toujours attentionné, et ainsi faire preuve d’une vraie sagesse. L’escoute sait dire “non”, “stop”, ”ça suffit” au même titre qu’il sait dire “bravo”,”accroche-toi, courage”, “j’apprécie sincèrement de travailler avec toi”.

“professionnel aguerri mais avant tout professionnel utile”

La figure de l’escoute, professionnel aguerri mais avant tout professionnel utile pour décortiquer, maîtriser et diffuser l’information, est finalement l’exemple à suivre pour tout consultant.

Le professionnel du conseil aux entreprise sait ce qui l’attend sur le terrain – même en télétravail, une variante plus digitale du terrain d’actions ! -, il a les cartes en main pour se rendre le plus utile possible ou s’adapter aux situations les plus difficiles. Lucide, humble, organisé : la direction suffisamment claire donnée à son engagement professionnel lui permet d’en faire bénéficier toutes les organisations où il est envoyé en éclaireur.

Comme l’escoute d’hier, comme le scout d’aujourd’hui, le consultant doit être toujours prêt et en faire sa devise. Il faut entendre par là une disponibilité intellectuelle et physique, et une organisation de son temps propice à l’adaptation.
Mais ce n’est pas tout !
Droiture, honnêteté, goût du travail bien fait : le consultant doit inspirer la même confiance qu’un scout qui “met son honneur à mériter confiance” (article 1 de la loi scoute). Cela impose une disponibilité complète envers autrui pour mener son équipe ou son client vers la bonne réalisation de la mission. Il se soucie du bien commun, c’est-à-dire autant de l’épanouissement des ouvriers que de la finalité positive de la réalisation.

“pour le bien commun”

Un bon consultant est-il un bon scout, et vice-versa ? Espérons-le !

Le scout donne une direction à sa vie notamment grâce à la loi scoute, qu’il s’efforce de respecter, pour vivre en harmonie avec son environnement. Il côtoie cet environnement sans le posséder, mais son action le modèle pourtant. Il a ainsi mis en place une stratégie, un canevas, pour évoluer dans son environnement sans oublier qu’il le partage avec d’autres.
Ainsi le scout est à son environnement ce que l’arbre est à la forêt : indispensable mais égal aux autres. En d’autres termes, il ne cherche pas à écraser les autres par le poids de ses découvertes.
En effet, le scout prend en compte dans sa stratégie qu’il travaille pour le bien commun et qu’il complète un tout qui existerait sans lui.

C’est tout aussi valable dans une entreprise : le consultant, en intégrant une entreprise qui lui a fait confiance, se voit confier une tâche, dans laquelle il se donne entièrement en s’imprégnant du projet de l’entreprise pour lui donner sa forme la plus aboutie.

Ainsi, l’escoute, le scout et le consultant apprivoisent leur environnement pour le rendre plus sécurisant tout en respectant son histoire et sa nature originelle.

-> Merci aux scouts qui m’ont inspiré cet article que je leur dédicace bien volontiers et à Louis Castaignède, Chef Scout en activité, qui m’a aidé à co-rédiger cet article !

-> Scouts, anciens scouts, et tous ceux animés d’un esprit scout même sans l’avoir été, je vous adresse un fraternel salut scout !

 

Crédit Photo “Co-naviguation Bateau et Dauphin”: l’excellent Geoffroy Pasquier 

Reprise Post-Covid19: moins de faux problèmes, plus de vraies solutions

En ces temps perturbés où les entreprises souffrent, se contorsionnent dans des considérations de télétravail et de baisse des revenus clients, voire s’acharnent à survivre malgré le poids de l’incertitude; la meilleure compassion possible est celle de préparer au mieux la reprise.
Cette reprise, qui se fait d’autant plus attendre que les jours passent, doit se faire “du bon pied”.

  • Il y a ces entreprises qui sont quasiment à l’arrêt et pour lesquelles il ne va pas falloir flancher aux premiers pas de reprise et celles qui marchent encore et qui devront trouver la bonne accélération : ni trop brutale ni trop douce.
  • Et puis il y a ce temps de recul permis par le Covid-19 (c’est bien là son seul effet positif). Certains reviendront ragaillardis, d’autres ramollis mais la plupart seront volontaires. Quelques uns -qui sait un grand nombre peut être ?- seront plus inspirés que jamais auparavant pour initier des changements d’ampleur.

A tous, je veux redire tous mes encouragements et me permets 4 mises en garde à propos pour vous préserver:

  • 1 Pour revenir sur le titre de cet article, la période pré-Covid-19 était celle du dénigrement des vrais problèmes. La preuve : les pouvoirs publics d’Europe ont souvent clamé à tort début 2020 que le Covid-19 était un “faux problème” qui, soit n’arriverait pas jusqu’à nous, soit ne serait pas si grave qu’en Chine. Bref les vrais problèmes étaient -extrêmement trop- souvent mis de côté ou négligés. Gageons que le premier changement de mentalité de la civilisation post-Covid-19 sera celui d’une prise de conscience sérieuse et effective -suivie d’effets !- des vrais problèmes. Arrêtons de minimiser, repousser, négliger, mettre de côté les vrais problèmes en croyant qu’ils ne concernent que les autres. J’inclus dans le vaccin à ce premier écueil la priorité assurée voire sacralisée pour la vie, l’humain, la nature, la durabilité, le refus absolu du gâchis et du profit à tout prix.
  • 2 Une fois la problématique des faux problèmes écartée, il s’agit d’éviter de retomber dans un deuxième écueil encore pire. Celui-ci a pourtant tellement sévi qu’on aurait pu croire que tous les puissants et moins puissants le convoitaient assidûment lors de pre-Covid-19. Il s’agit bien sûr de l’écueil des fausses solutions : ces pansements sur de la plomberie, ces ficelles de rafistolages sur des nacelles de sécurité, etc. Le problème des fausses solutions c’est qu’on se jette dessus sans les considérer correctement comme si on entendait seulement mot “solution” sans vouloir entendre “fausse”. Une fois engagé dans du quick&dirty nous pouvons toujours essayer de limiter les dégâts mais nous n’arriverons jamais à transformer la solution choisie en “bonne” et encore moins en “optimale”. Pour éviter cet écueil il faudra clairement se faire violence pour résister au chemin de la facilité, le vaccin AAA est ici simple: ardeur, ambition, abnégation.
  • 3 Le liant des deux derniers écueils est le suivant: il y a moins de faux problèmes que de fausses solutions. Oui l’entreprise et les êtres humains qui la composent ont heureusement plus tendance à se concentrer sur des problèmes existants que fictifs. Oui les problèmes quand ils sont adressés et appréhendés sérieusement, conduisent à des solutions. Néanmoins, comme avec le Covid-19 il faut parfois accepter des solutions temporaires ou de contournement le temps de trouver/construire la solution définitive (un vaccin efficace et peu coûteux pour le Covid-19 !). Le troisième vaccin est gratuit et à la portée de tous : la réflexion approfondie pour la sélection de l’itinéraire des meilleures solutions.
  • 4 Bien sûr on évite l’effet balançoire ! Une fois la meilleure solution à notre disposition choisie, on s’y tient ! Et si une encore meilleure survient par la suite on calcule précisément le coût d’opportunité avant de s’y engager ! Quatrième vaccin: la constance et l’approche incrémentale sont toujours plus payantes que la philosophie de la girouette.

Pour conclure, voici mes sincères meilleures pensées catégoriques et catégorisées:

  • À tous ceux qui seront tentés de “faire différemment”, bravo gardez cette motivation d’amélioration continue et que chaque changement initié soit méticuleusement pesé, cadré et sécurisé pour en faire un succès,
  • À tous ceux qui voudront refaire “comme avant”, je m’incline devant votre résilience tant que vous ne perdez pas de vue les transformations nécessaires,
  • À tous ceux personnellement marqués par cette crise dans leur travail (soignants + tous ceux jamais mentionnés) et/ou la maladie et le deuil, soyez assurés que notre compassion ne sera pas feinte, nous avons eu largement le temps de penser à vous pendant le confinement et nous n’oublierons jamais votre dévouement,
  • À tous ceux qui souffrent des affres de l’incertitude sur votre futur, tenez bon ! hauts les cœurs ! Votre valeur est inestimable et elle continuera de s’accroître par votre confiance en vous même et votre sérénité choisie et non pas subie,
  • À tous ceux qui ont profité du confinement pour affermir leurs engagements ou en prendre de nouveaux, vous êtes « le sel de la Terre », votre constance et votre motivation donnent à la vie toute sa saveur.

MERCI à vous TOUS !

 

Crédit Photo: l’excellent Geoffroy Pasquier 

Gagner en visibilité : ça s’apprend !

Un travailleur n’est jamais un simple exécutant.

Tout travailleur est en quête de visibilité à la différence d’un robot: visibilité sur l’évolution de ses tâches, sur les changements impactant son travail (facteurs technologiques, culturels, stratégiques, configurationnels etc.), sur les opportunités de carrières à saisir.

Or la visibilité se gagne au prix d’un triple effort.

  1. Une visibilité qui grandit pas à pas

Quand on n’y voit rien, que rien ne peut nous éclairer à porter de main (tout nu version 2020 => sans smartphone !) et que cela ne sert à rien de chercher un interrupteur qui n’existe pas, le choix est limité. Ce dernier se restreint à deux options : rester sclérosé dans la stupeur de l’inconnu et la soumission à l’immobilisme ou se mettre en mouvement, pas à pas pour trouver à tâtons une issue. Chaque pas dans une direction -fut-elle mauvaise- nous donne des informations sur notre environnement immédiat. Cet effort du refus de l’immobilisme est déjà un gain en visibilité que nous allons pouvoir mesurer dans la vie professionnelle après avoir décrit les deux efforts complémentaires.

2. Une visibilité assurée par une attention

Avancer c’est bien, distinguer vers où c’est mieux ! Même en cas de visibilité très réduite, il faut savoir mettre ses mains en avant pour avancer avec précaution en limitant les surprises. Les airbags et autres systèmes de protection/sécurisation de notre époque semblent avoir anesthésié la conscience du danger de certains. Etre précautionneux n’est pas une faiblesse et ceux qui en doutent encore méditeront ces mots -seulement 6- du génie de Vinci ” Ne pas prévoir, c’est déjà gémir”. L’effort de concentration et d’attention nous fait lever notre tête en activant tous nos sens et assure une vision plus nette de notre propre mouvement et de ce qui se passe autour de nous.  La vision, l’écoute, le toucher, l’odorat, l’intuition, tous ces sens doivent être travaillés en coordination sans négliger la moindre parcelle d’information la plus infime soit-elle. Du reste, des mécanismes spécifiques comme les lunettes de soleil permettent d’adapter sa visibilité en fonction des contraintes.

3. Une visibilité qui s’accroît en se donnant

Le peu que je vois, malgré le flou et l’incertitude doit être communiqué de la façon la plus structurée possible : en partant de l’information la plus fiable vers la plus hasardeuse. Prenons l’exemple illustré par la photo de cet article: vous vous retrouvez cernés par la brume lors d’une sortie raquette en montagne, plus de batterie sur votre smartphone (c’est fou ce que les basses températures peuvent faire descendre rapidement le niveau de charge d’une batterie !), le sentier n’est plus visible depuis longtemps (la neige a masqué ses traces), mais vous avez été assez précautionneux pour définir votre itinéraire à l’avance et prendre une carte du massif sur lequel vous vous trouvez (carte + boussole auraient été plus secure mais bon personne n’est parfait !).

Communiquez en premier les informations les plus fiables:  “Ok il est 16 h 12, il nous reste donc environ deux heures de luminosité avant la nuit.  Nous avons suivi le sentier et avons dépassé le massif X vers 15 h 30, le prochain massif Y avant la descente se trouve normalement dans cette direction. Par là ça monte et par là ça descend donc le nord devrait être par là.”

Remarquez que les mots “normalement” et “devrait” induisent une assurance de plus en plus limitée… Le reste de l’information devient beaucoup plus hasardeux. Le fait de communiquer le peu qu’on sait a un effet salvateur. Ainsi un membre du groupe a pu dire un peu plus tard “mais tu as avais dit tout à l’heure que le Nord était à notre gauche” empêchant ainsi que le leader ne perde vraiment le groupe !

   Visibilité Transposée à la dimension professionnelle de nos vies

Néanmoins la visibilité au travail c’est trop souvent un bon mot employé à tort et à travers autant par les managers que les managés. Combien de fois a-t-on entendu ce fameux souhait d'”avoir plus de visibilité” qui sonne creux et est outrageusement passif ? Construisons tous ensemble cette visibilité implacable et partagée par le seul moyen valable qui soit : un bien tangible. Les paroles s’envolent, les écrits restent (et même les dessins en fait). Les consultants aiment parler de “livrables” dans le cas de projets mais en réalité tous documents -schéma ou texte, post-it ou paper-board, tableau excel ou photo, etc.- donnent une visibilité réelle car tangible. Ces documents sont le fil d’Ariane qui nous permet de nous diriger assurément vers la sortie -même au prix de détours et d’impasses-. Vous voulez gagner en visibilité ? Commencez par tracer la carte de votre labyrinthe !

Avancer, se concentrer, communiquer, documenter voilà comment allumer nos phares pour gagner en visibilité ajustée dans nos vies professionnelles !

Pour conclure, le vieux sage se trouve toujours sur une montagne dans la tradition commune:  cela veut bien dire qu’une bonne visibilité et une hauteur de vue sont des prémices de sagesse.

Vous souhaitant à tous la meilleure acuité visuelle et bien sûr professionnelle !

 

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