3 questions à Emeline Besson

“Beaucoup de marques dépensent des fortunes en acquisition sans travailler leur image de marque ni leur relation client, pourtant c’est complémentaire et absolument nécessaire si elles espèrent être prospères et pérennes.

– Emeline Besson, experte en growth marketing

 


Chaque semaine, Swiss Marketing Léman interroge des experts en marketing et communication afin de prendre le pouls de cette discipline. Les réponses de ces différents spécialistes dressent le panorama concret des pratiques et outils de marketing en Suisse romande.


Selon vous, quel est l’état du marketing digital en Suisse romande? 

Ça se met à la page suite à la pandémie !

De plus en plus de petites et moyennes entreprises qui étaient exclusivement hors ligne comprennent l’intérêt du digital et se l’approprient.

Après, globalement, le marché reste très traditionnel et frileux à tenter de nouvelles choses.

J’ai parfois du mal à convaincre que la publicité Facebook fonctionne pour le B2B ou que TikTok n’est pas un réseau uniquement pour ados. Certains préjugés ont encore la vie dure et c’est dommage car il y a une multitude d’opportunités qui ne demandent qu’à être saisies.

Mais 2020 a été une année pleine de rebondissements pour tout le monde et, petit à petit, certaines entreprises changent d’avis.

 

Pour vous, quel est le levier le plus puissant du marketing digital?

Selon moi, il faut vraiment s’attacher au parcours client dans sa globalité, notamment en utilisant le funnel AARRR: Acquisition, Activation, Rétention, Revenus, Recommandation.

Beaucoup de marques dépensent des fortunes en acquisition sans travailler le côté organique, répondre aux commentaires ou développer une vraie stratégie de rétention. Or les régies publicitaires ne sont plus un océan bleu. Une entreprise doit travailler son image de marque et sa relation client si elle veut espérer être prospère et pérenne.

Trop se focaliser sur l’acquisition revient à remplir une baignoire percée.

 

Pour vous, quelle est la prochaine grande tendance à surveiller ?

Alors la vidéo sans aucun doute, notamment avec :

  • le format de publicité Reels désormais disponible sur Facebook
  • l’annonce du CEO d’Instagram indiquant que l’algorithme de la plateforme n’allait plus privilégier les photos mais les vidéos pour faire face à la concurrence de Youtube et de Tik Tok

Je suis aussi très présente sur LinkedIn et les contenus sur l’écologie prennent de plus en plus de place. On commence à se rendre compte que s’impliquer n’est plus une option. Il y a clairement une place à prendre pour les marques qui s’emparent du sujet. Je pense aussi que les consommateurs vont devenir de plus en plus regardants sur l’engagement de chaque entreprise.

 

QUESTION BONUS/ Quels outils digitaux utilisez-vous tous les jours ?

  • Bannersnack pour créer des bannières ou simplement récupérer des icônes.
  • Miro, parfait pour les workshops ou le travail à distance. On l’utilise beaucoup chez Enigma où on peut importer directement les posts-it de notre brainstorming et les retrouver en ligne.
  • Google Data Studio pour optimiser les campagnes de performance ainsi que pour partager les résultats aux clients en direct.
  • Ausha, l’hébergeur de notre podcast Allo Fiston.

 


 

Plus d’infos sur LinkedIn ou sur le podcast Allô Fiston

Propos recueillis par Raphaëlle Boissicat, présidente de Swiss Marketing Léman et fondatrice de Moderne Attraction

 

 

3 questions à Nicola Ricca

 

Grâce à YouTube, je crée un climat de confiance avec mon audience et par la suite, les plus investis feront appel à mes services pour être accompagnés et atteindre leurs propres objectifs.

– Nicola Ricca, expert en marketing digital

 


Chaque semaine, Swiss Marketing Léman interroge des experts en marketing et communication afin de prendre le pouls de cette discipline. Les réponses de ces différents spécialistes dressent le panorama concret des pratiques et outils de marketing en Suisse romande.


Selon vous, quel est l’état du marketing digital en Suisse romande? 

En un mot : incompris !

Quand je parle de marketing digital autour de moi, la discussion se tourne naturellement sur l’utilisation des réseaux sociaux donc je vais répondre à cette question en parlant de ce sous-domaine.

De plus en plus de sociétés ont des comptes Instagram ou Facebook ou autres, mais très peu ont une stratégie qui permettrait de mieux comprendre l’ADN du groupe.

Ne sachant pas comment s’y prendre, leurs publications sont dénuées d’identité digitale, ce qui ne crée aucune émotion envers leur audience et donc aucune interaction avec ce contenu.

On recherche du profit calculable et scalable à court terme, on met en avant nos produits ou services sans penser à la personne qui se trouve de l’autre côté de l’écran.

Cette même personne ne fait même plus attention à la pancarte publicitaire géante qui se trouve au coin de la rue, pourquoi devrait-elle s’arrêter de scroller à une pancarte publicitaire qui se trouve pourtant sous son nez ?

Notre façon de consommer et d’acheter a radicalement changé en une décennie, nous devons changer notre façon de communiquer et mettre en avant notre expertise.

De ce que je peux constater, la stratégie de communication sur les réseaux est finalement très peu exploitée car elle ne rapporte pas “assez” et on se tourne donc sur du marketing payant, du martèlement de publicités dont le ROI peut être analysé et amélioré.

Les réseaux sociaux ne sont pas des vitrines mais des points de communication entre une entité et un groupe de personnes.

D’un point de vue du marketing d’influence, on est également en retard. On fait appel au plus grand alors que nos amis d’outre-Atlantique ont compris que les micro-influenceurs ont un excellent rapport avec leur audience, ce qui extrêmement intéressant quand on souhaite atteindre un persona bien défini.

 

Pour vous, quel est le levier le plus puissant du marketing digital?

Sans aucun doute la vidéo, c’est d’ailleurs pour cela que je me suis lancé sur YouTube.

Grâce à ce média, je peux partager mon savoir, mettre en avant mon expertise mais surtout partager mon ressenti et mes émotions, ce qui est pour moi essentiel pour développer une audience réceptive à mon message. Ma personnalité va me rendre unique auprès des autres créateurs de contenu qui traitent du même sujet. Cette personnalité peut être mise en avant facilement en vidéo.

YouTube est au cœur de ma stratégie digitale, c’est un générateur de trafic gratuit et illimité pour ceux qui ont la patience de partir de zéro.

Grâce à cette plateforme, je crée un climat de confiance avec mon audience et par la suite, les plus investis feront appel à mes services pour être accompagnés et atteindre leurs propres objectifs.

Voilà en quoi l’utilisation de ce média représente un levier puissant au sein de ma stratégie digitale.

 

Pour vous, quelle est la prochaine grande tendance à surveiller ?

Pour moi il est impératif de comprendre la tendance de l’utilisation qui sera faite de ces fameux réseaux sociaux. Grâce à eux, les gens ont repris le contrôle de ce qu’ils désirent voir ou ne plus voir.

Si on prend le temps de comprendre comment ces gens utilisent ces réseaux sociaux, on est capable de perfectionner notre approche et d’avoir une stratégie marketing de plus en plus organique et naturelle.

Penser que Tik Tok est un jouet réservé aux adolescents est une erreur et pourtant c’est ce que j’entends quasi tous les jours. De même pour YouTube qui serait une “plateforme remplie de vidéos de chats ou de pranks en tout genre”.

Prenez le temps de vous intéresser à ces médias qui sont les ponts de connexion vers vos futurs clients. Ils ont besoin d’un marketing authentique et transparent.

 

QUESTION BONUS/ Quels outils digitaux utilisez-vous tous les jours ?

  • Youtube Studio, pour analyser l’évolution de mon contenu.
  • Instagram, qui me permet d’échanger facilement avec mon audience.
  • Tubebuddy pour analyser les volumes de recherche sur YouTube et optimiser ma stratégie de contenu.
  • Canva que j’utilise régulièrement pour créer mon contenu digital.

 


 

Plus d’infos sur Nicola Ricca:

Propos recueillis par Raphaëlle Boissicat, présidente de  Swiss Marketing Léman et fondatrice de Moderne Attraction

3 questions à Aliénor Debonneville

 

“TikTok et les reels Instagram permettent actuellement de s’adresser à des personnes en dehors de notre communauté, et donc ont une plus grande viralité. Ils sont encore sous-utilisés, mais offrent, selon moi, un énorme potentiel.

– Aliénor Debonneville, Co-fondatrice & Directrice Générale chez Alma Heritage

 


Chaque semaine, Swiss Marketing Léman interroge des experts en marketing et communication afin de prendre le pouls de cette discipline. Les réponses de ces différents spécialistes dressent le panorama concret des pratiques et outils de marketing en Suisse romande.


Selon vous, quel est l’état du marketing digital en Suisse romande? 

Selon moi, le digital marketing en Suisse romande n’a pas été encore totalement compris par les entreprises.

Il n’est pas perçu aujourd’hui comme une priorité, mais d’abord comme une charge, alors que c’est aujourd’hui un vrai levier pour la commercialisation des produits et services.

Il y a évidemment des choses qui sont mises en place comme les Google Ads ou encore les reviews, mais globalement il y a un retard dans l’utilisation du digital marketing en Suisse romande.

Chez Alma Heritage, par exemple, nous le voyons au quotidien avec nos propriétaires de domaines historiques: peu de ces domaines exceptionnels ont un compte Instagram (ou alors très peu actif), alors que c’est pourtant aujourd’hui LE réseau par excellence du tourisme. Et il y aurait tant de choses à partager et faire découvrir entre les activités d’hébergement (chambre d’hôte, hôtel, gîte), d’expérience (concerts, ateliers enfants, escape game) ou de restauration proposées… c’est bien dommage !

 

Pour vous, quel est le levier le plus puissant du marketing digital?

Selon moi, c’est la création de contenus de qualité, adaptés aux différents réseaux, qui a  aujourd’hui le plus de valeur. Face à un contenu travaillé, les personnes qui y seront exposées auront forcément plus d’émotions, et donc d’intérêt pour le service / produit proposé, que face à un contenu lambda : ils reconnaîtront le travail / seront contents d’apprendre quelque chose, etc. C’est la réflexion dans la création du contenu qui va permettre de se différencier de ses concurrents.

Par exemple, nous travaillons tous les jours au sein d’Alma Heritage sur des contenus originaux autour du patrimoine et du voyage: interviews de propriétaires historiques, quizz, visites insolites, etc.

 

Pour vous, quelle est la prochaine grande tendance à surveiller ?

Je pense que la prochaine tendance à surveiller est la montée en puissance d’une part de TikTok et, d’autre part, des reels sur Instagram. Ces deux formats permettent actuellement de s’adresser à des personnes en dehors de notre communauté, et donc à une plus grande viralité. Ils sont encore sous-utilisés, mais ont, selon moi, un énorme potentiel.

 

QUESTION BONUS/ Quels outils digitaux utilisez-vous tous les jours ?

Alma Heritage est présent et actif sur Instagram, Facebook, Pinterest, Youtube, Tiktok, en plus de partager tous les jours des articles en lien avec l’actualité du tourisme et du patrimoine sur twitter.

Par ailleurs, nous publions sur notre site une fois par semaine un article écrit par nos équipes et envoyons à nos abonnés une newsletter mensuelle sur un thème précis.

 


 

Plus d’infos sur: www.almaheritage.com

Propos recueillis par Raphaëlle Boissicat, présidente de  Swiss Marketing Léman et fondatrice de Moderne Attraction

 

 

3 questions à Louis Piaget

 

“Les Suisses aiment l’excellence, la qualité et le compromis. Par conséquent, ce qui est virtuel prend plus de temps à convaincre, de par sa nature intangible.

– Louis Piaget, Chief Growth Hacker chez EEvolve

 


Chaque semaine, Swiss Marketing Léman interroge des experts en marketing et communication afin de prendre le pouls de cette discipline. Les réponses de ces différents spécialistes dressent le panorama concret des pratiques et outils de marketing en Suisse romande.


Selon vous, quel est l’état du marketing digital en Suisse romande? 

En Suisse romande, nous utilisons au maximum 30% du potentiel du marketing digital. Et la raison pour laquelle ce n’est pas davantage n’est pas celle que vous imaginez.

Vous pensez peut-être qu’à vouloir avancer aussi vite que possible mais surtout aussi lentement que nécessaire, nous avons pris du retard dans ce domaine par rapport à des pays anglo-saxons qui foncent tête baissée, quitte à casser quelques pots sur leur passage.

Mais, selon moi, cela serait ne pas rendre justice à ce qui fait la force de notre pays. Nous aimons l’excellence, la qualité et le compromis. Par conséquent, ce qui est virtuel prend plus de temps à convaincre, de par sa nature intangible.

De plus, notre confort de vie à tous nous vient sans avoir besoin d’être à la pointe de la technologie marketing, alors à quoi bon.

Nous nous sommes reposés sur nos lauriers, jusqu’à ce que la pandémie vienne rappeler au bon souvenir de tous les dirigeants de PME que le digital était en fait un canal devenu indispensable.

Dès lors, une ruée vers l’ordinateur a commencé. Ou en tout cas un bref instant, le temps de se rendre compte de la complexité de ce domaine quand on est une personne qui s’énerve en lançant Microsoft Teams.

C’est alors qu’une question est survenue. Quelle solution existe-il pour un dirigeant de PME qui souhaite se digitaliser?

  1. Engager un stagiaire marketing?
  2. Faire appel à l’ami d’un ami qui est freelance et fort en com’?
  3. Demander un devis à l’une des 103 agences de marketing et communication de Genève?

Pour les plus téméraires, la 3e solution est envisagée. Résultat: une facture à 5 chiffres pour un site web qui est en fait un template WordPress, certainement sous-traité à un freelance dans un pays moins cher, que vous auriez pu faire vous-même avec 2 tutoriels Youtube gratuits. Comme j’en ai rencontré plusieurs depuis l’année passée. Ci-gît les 70% du potentiel du marketing digital restant.

Car, si vous me demandez l’état du marketing digital en Suisse Romande, je vous répondrais que le taux de culture générale en la matière est insatisfaisant et la meilleure chose que vous puissiez faire en tant que dirigeant de PME est de vous former seul devant votre ordinateur grâce aux centaines de milliers de ressources gratuites disponibles sur Internet*.

Cela vous évitera de vous faire avoir par des gens peu scrupuleux qui sont légion dans notre région (croyez-moi sur parole), cela vous donnera des outils pour faire exploser vos ventes, même durant une pandémie, et cela vous évitera de faire la même erreur que l’Empire romain: se reposer sur ses lauriers.

 

Pour vous, quel est le levier le plus puissant du marketing digital?

Sans aucun doute les données. Ou plus précisément celles qui viennent valider ou invalider une hypothèse que vous avez émise au début d’un sprint de growth hacking (un sprint de growth hacking est une période de test, usuellement 7 ou 14 jours, durant laquelle vous testez une hypothèse marketing. Par exemple, tester plusieurs versions de publicités Facebook pour voir quelle image, texte ou audience fonctionne le mieux).

Car oui, si vous demandiez à Sean Ellis, inventeur du growth hacking, quel est le secret de la réussite de Dropbox ou Eventbrite, deux entreprises pour lesquelles il était CMO, il vous répondrait le “high velocity testing & learning” ou autrement dit l’expérimentation à haute fréquence.

Comme un “hacker” qui souhaite pénétrer un système de sécurité en utilisant 1001 façons de cracker l’entrée, les startups doivent tester plusieurs combinaisons pour résoudre leur problématique de croissance: pour trouver son product-market fit, pour déterminer quel canal d’acquisition fonctionne le mieux, pour savoir comment argumenter lors de la vente, pour connaître le feedback de ses clients, pour encourager le bouche-à-oreilles. Les occasions de tester et d’apprendre ne manquent pas pour trouver l’alignement parfait entre produit-canal-message.

Et pour cela, les données sont cruciales pour déterminer ce qui fonctionne. Car au final, les jours des publicitaires à la Mad Men sont révolus, maintenant ce n’est plus un expert du style de Don Draper qui viendra trouver votre publicité parfaite, mais une intelligence artificielle qui testera 1500 versions de votre pub Facebook pour déterminer ce qui fonctionne et le rapport de données final sera ce qui vous aidera à construire votre stratégie.

 

Pour vous, quelle est la prochaine grande tendance à surveiller ?

Pour moi, il y en a deux à surveiller de près.

La première tendance est micro: la volonté d’Apple de devenir le porte-drapeau de la data privacy. En prenant le contre-pied de Google et Facebook, Apple se veut maintenant être le garant de la vie privée de ses utilisateurs en instaurant un climat de guerre totale envers le tracking de données personnelles à coup d’update iOS.

Première salve, l’update 14 et son Apptracking Transparency Framework qui était un coup à la carotide à peine caché à Facebook. Maintenant, les utilisateurs d’iPhone peuvent décider de désactiver le tracking de leurs données avec un simple popup en lançant leur app Facebook sur leur smartphone. Du jour au lendemain, il est devenu beaucoup plus difficile d’avoir des publicités ciblées efficaces sur Facebook pour des millions d’entreprises de toute taille. Même si cela touche uniquement les utilisateurs d’iPhones, cela reste une grande part de l’audience et un changement conséquent pour les marketeurs digitaux.

L’update 15 annonce une attaque sur l’e-mailing et son tracking. Il ne sera plus possible de connaître le taux d’ouverture et de clic de ses e-mails ou newsletters. À ce rythme d’un canal de marketing digital détruit par update, le paysage du domaine pourrait se métamorphoser et devenir très différent très rapidement. C’est pourquoi il faut le surveiller.

La deuxième tendance à surveiller, selon moi, est macro: l‘avènement de l’intelligence artificielle dans le marketing. Elle est importante car cela va modifier quasiment tous les processus que l’on utilise aujourd’hui. Grâce aux avancées en matière de modèle de langage comme le GPT-3 d’OpenAI, une intelligence artificielle pourra bientôt être utilisée pour écrire vos e-mails d’introduction, vos articles de blog, vos publicités Facebook, vos sites internet etc… de manière plus rapide qu’un être humain.

Cette avancée est particulière car elle touche au langage et non plus aux simples données. Elle n’est pas encore tout à fait au point, certes, mais ce n’est qu’une question de temps.

Nous nous dirigeons inexorablement vers un monde où il suffira de rentrer un nom et un produit dans une machine qui s’occupera de tout créer, du site web, au message en passant par la distribution de publicités automatiquement, parfaitement modélisées aux modèles de décision d’achat des consommateurs.

Autant suivre l’évolution de ce domaine pour être au courant avant tout le monde et peut-être gagner un avantage concurrentiel. On parlera de l’éthique de cette approche une autre fois! Ou en commentaire.

 

QUESTION BONUS/ Quels outils digitaux utilisez-vous tous les jours ?

Voici quelques outils que j’utilise régulièrement, qui pourraient aider les lecteurs :

  • Tester la santé d’un site web: Pagespeed Insights, GTmetrix, SEOptimer et Screaming Frog.
  • Tracker les données: Google Search Console et Analytics, Segment, Hotjar et WhatAGraph.
  • Rechercher des idées de contenus: Google Trends, Buzzsumo, Ubersuggest et Moz Open Site Explorer
  • Scraper des infos sur internet: Octoparse.
  • Design: Canva.
  • Live chat sur un site web: Tawk.to.
  • Pour me donner de l’inspiration: Zest.is, Medium, Blinkist.
  • Pour mon personal branding: Linkedin

 

* Pour commencer à vous former gratuitement, je vous conseille:

  1. Commencez par lire quelques articles sur https://www.pme-web.com : Un blog francophone créé par Matthieu Corthésy qui comprend tout ce dont vous avez besoin pour commencer à apprendre le marketing digital.
  2. Ensuite à chaque fois que vous aurez une question sur le marketing digital, lisez l’article correspondant sur https://neilpatel.com : Le blog de Neil Patel, l’un des marketeurs digitaux les plus connus. Avec une quantité astronomique d’articles sur tous les sujets du marketing digital.
  3. Ensuite entrez dans le monde du growth hacking avec https://growwithward.com : Un blog rempli de ressources pour apprendre les bases du growth hacking et sa méthodologie.
  4. À chaque fois que vous avez de la voiture à faire, écoutez un épisode de https://growthmakers.fr : Le podcast francophone numéro 1 du growth hacking. Attendez-vous à ce que votre vision du marketing soit révolutionnée après seulement quelques écoutes.
  5. S’il vous arrive de procrastiner, vous pouvez vous rendre sur https://community.growthhackers.com : La plus grande communauté de growth hackers du monde, créée par l’inventeur du terme “Growth hacking”. Incroyable pour l’inspiration et mieux comprendre la méthodologie.

 


Plus d’infos sur: www.eevolve.ch

 

Propos recueillis par Raphaëlle Boissicat, présidente de Swiss Marketing Léman et fondatrice de Moderne Attraction

 

 

3 questions à Gaëtan Vulliez

 

“Pas besoin de faire des centaines de millions pour se faire une place parmi les boutiques en ligne. Un bon marketing, une relation client parfaite et un branding fort sera la clef de votre succès !  

– Gaëtan Vulliez, expert marketing digital

 


Chaque semaine, Swiss Marketing Léman interroge des experts en marketing et communication afin de prendre le pouls de cette discipline. Les réponses de ces différents spécialistes dressent le panorama concret des pratiques et outils de marketing en Suisse romande.


Selon vous, quel est l’état du marketing digital en Suisse romande? 

Il y a un retard au niveau du marketing digital en Suisse romande, ce domaine change très rapidement et il est important que les marques puissent adapter leur stratégie pour rester dans la course.

Par exemple, si nous prenons le marketing d’influence en Suisse, cette stratégie y est très peu utilisée par rapport aux autres pays, comme par exemple la France ou les Etats-Unis.

Cette stratégie est pourtant l’une des plus performantes aujourd’hui, très efficace pour fidéliser une communauté sur les réseaux sociaux et faire aimer sa marque grâce à la mise en avant des influenceurs, s’ils sont bien choisis bien sûr. 

 

Pour vous, quel est le levier le plus puissant du marketing digital?

Avec mon expérience, le levier marketing en 2021 le plus puissant reste les plateformes Ads comme Facebook Ads, Google Ads, et maintenant TikTok Ads qui mérite le détour.

En effet, ces plateformes permettent aux différentes marques de pouvoir cibler leurs utilisateurs de façon ultra précise en utilisant la data. C’est aussi un bon moyen pour tester un produit rapidement sans avoir à dépenser beaucoup de budget si la stratégie est bonne.

L’avantage avec ce genre de plateforme est que nous pouvons avoir un retour direct sur les campagnes et analyser les chiffres pour pouvoir optimiser rapidement, contrairement à une affiche publicitaire en physique par exemple, ou nous avons zéro data pour pouvoir optimiser.  

 

Pour vous, quelle est la prochaine grande tendance à surveiller ?

Les consommateurs sont en train de changer leur façon de consommer, aujourd’hui, l’e-commerce représente 15% du commerce en détail et ce chiffre est en constante augmentation chaque année et ce n’est que le début. Il est donc important que les entreprises puissent se digitaliser le plus rapidement possible pour pouvoir survivre dans les années à venir.

Pas besoin de faire des centaines de millions pour se faire une place. Un bon marketing, une relation client parfaite et un branding fort sera la clef de votre succès !  

 

QUESTION BONUS/ Quels outils digitaux utilisez-vous tous les jours ?

Les outils digitaux sont très nombreux, voici une sélection de ma boîte à outils pour automatiser la gestion de la stratégie digitale de mes clients:

  1. Later (Programmation des publications réseaux sociaux)
  2. Facebook Business Manager (Gestion des campagnes Facebook/Instagram)
  3. Envato (Parfait pour des visuels, templates de site, vidéos etc …)
  4. Shopify (Plateforme pour faire les sites e-commerces)
  5. Canva (Faites vos visuels en 2min très simplement)
  6. Google Ads (Pour lancer votre site sur les services Google)
  7. Notion (Outils d’organisation pour planifier les tâches)
  8. Photoshop (Pour créer des packaging, montage photo  etc…)
  9. Google Analytics (Pour analyser vos comportements clients et optimiser vos stratégies)
  10. SemRush (Parfait pour espionner vos concurrents et travailler sur votre SEO)

 


Vous pouvez contacter Gaëtan Vulliez via sa page LinkedIn

Propos recueillis par Raphaëlle Boissicat, présidente de Swiss Marketing Léman et fondatrice de Moderne Attraction

3 questions à Lucien Meylan

 

“A travers la vidéo, nous pouvons intégrer toute une série de leviers émotionnels qui viennent embellir le support et augmenter la performance d’une stratégie digitale”

 

 

Lucien MeylanDirecteur de SPURRING, agence de communication

 


Chaque semaine, Swiss Marketing Léman interroge des experts en marketing et communication afin de prendre le pouls de cette discipline. Les réponses de ces différents spécialistes dressent le panorama concret des pratiques et outils de marketing en Suisse Romande.


Selon vous, quel est l’état du marketing digital en Suisse Romande?

Si on prend l’exemple des hôteliers qui est un secteur que j’affectionne particulièrement et qui illustre bien la problématique – je pense qu’il y a deux catégories en Suisse romande : ceux qui touchent les millennials avec leur marketing digital et ceux qui n’ont encore rien mis en place. Le terme « mettre en place » ne relève pas d’une simple présence sur les réseaux sociaux mais bel et bien d’une stratégie adéquate. Pourtant, tous sont conscients de l’importance et surtout de la nécessité de communiquer l’expérience de leur établissement à cette génération Y qui partage (souvent) naturellement ses aventures, ses voyages et ses découvertes. 

À mon avis, la clef est de positionner son hôtel dans une expérience globale et régionale. Depuis toujours, les offices du tourisme sont les meilleurs alliés des hôteliers mais j’ai l’impression qu’ils n’exploitent pas assez visuellement l’étendue des activités dont pourrait bénéficier un prospect. Les hôteliers sont des prescripteurs pour leurs clients et il est nécessaire aujourd’hui de plus valoriser leur expertise en communiquant de façon émotionnelle sur les réseaux sociaux, particulièrement sur Instagram.

Grosso modo, il en est de même pour toutes les activités.

 

Pour vous, quel est le levier le plus puissant du marketing digital ?

Sans aucun doute, la vidéo

80 % des gens se rappellent d’une vidéo qu’ils ont regardé dans les 7 derniers jours. Désormais, la vidéo est le support de communication qui permet de passer le plus de messages en y intégrant, plus ou moins bien, une certaine émotion. En effet, selon moi, il n’est plus permis de produire une vidéo sans y intégrer un storytelling, autrement dit d’y ajouter cette notion narrative. De plus, beaucoup de gens oublient l’importance de la musique et même d’une voix-off

Pour résumer, à travers la vidéo, nous pouvons intégrer toute une série de leviers émotionnels qui viendront embellir le support et augmenter la performance d’une stratégie digitale.

 

Pour vous, quelle est la prochaine grande tendance à surveiller ?

TikTok car je pense que les entreprises suisses déjà bien implantées sur Instagram et celles qui se mettent maintenant sur TikTok vont creuser un écart encore plus grand avec leurs concurrents qui n’ont pas de stratégie sur les réseaux sociaux

Cependant, ce canal requiert plus de créativité et une volonté de toucher rapidement un public cible plus jeune. 

Je suis admiratif des marques qui mettent des choses en place à ce niveau-là.

 

Et notre question bonus: quels outils digitaux utilisez-vous tous les jours ?

Majoritairement les réseaux sociaux car ils donnent un accès direct à d’immenses ressources et permettent de communiquer sur nos activités en permanence. 

Par ailleurs, j’invite les directeurs, managers, vendeurs, commerciaux, ou même assistants de direction, à se former à LinkedIn pour bien communiquer sur leurs activités. 

Nous sommes à la recherche d’authenticité, de transparence et je souhaite que tous les professionnels en Suisse aient les ressources et les compétences pour donner du sens à leur travail et le communiquer de manière sincère et optimisée.

 

Plus d’infos sur Lucien Meylan sur son profil LinkedIn

Propos recueillis par Raphaëlle Boissicat, présidente de Swiss Marketing Léman et fondatrice de Moderne Attraction

3 questions à Blaise Reymondin

3 questions à Blaise Reymondin

 

Il manque de la créativité
mise au service de la croissance,
la mise en place de mécanismes de génération de valeur
qui utilisent intelligemment la technologie. ”

 

 

Blaise Reymondinexpert en performance marketing


Chaque semaine, Swiss Marketing Léman interroge des experts en marketing et communication afin de prendre le pouls de cette discipline. Les réponses de ces différents spécialistes dressent le panorama concret des pratiques et outils de marketing en Suisse Romande.


Selon vous, quel est l’état du marketing digital en Suisse Romande?

Le marketing digital reste très moyennement développé et adopté en Suisse romande. 

On sent que la culture du numérique a investi les entreprises et que les spécialistes en marketing ont désormais acquis le “vocabulaire de base”, mais cela reste souvent très scolaire avec des intégrations souvent fragmentaires.

On utilise certaines tactiques, ou certains outils, trop souvent par effet de mode ou parce qu’on n’en connaît pas d’autres… On reste trop souvent dans la communication pour “communiquer”, sans réel objectif business.

Il manque de la créativité mise au service de la croissance, la mise en place de mécanismes de génération de valeur qui utilisent intelligemment la technologie. 

 

Pour vous, quel est le levier le plus puissant du marketing digital?

La génération de données que permet le numérique, afin de valider des modèles, des hypothèses, et de pouvoir les faire évoluer, de porter des expérimentations à large échelle après avoir validé le succès sur un échantillon représentatif.

 

Quels outils digitaux utilisez-vous tous les jours?

La suite Google Marketing (Google Ads, Analytics, Tag Manager) et Unbounce pour créer des pages à haute efficacité de conversion.

Les outils sont dans tous les cas un moyen et pas une finalité. Ce ne sont pas les outils qui feront à eux seuls une stratégie d’acquisition de clientèle.

 

Plus d’infos sur : www.blaisebruno.com

Propos recueillis par Raphaëlle Boissicat, présidente de Swiss Marketing Léman et fondatrice de Moderne Attraction

3 questions à Alain Classe

Alain Classe Ecole hoteliere de Geneve

 

“La transition digitale n’est pas facile à opérer pour tous, certains ne sont pas très à l’aise avec les nouvelles technologies, d’autres peinent à percevoir le retour sur investissement que celles-ci peuvent générer…”

 

 

Alain Classe, professeur à l’École hôtelière de Genève

 


Chaque semaine, Swiss Marketing Léman interroge des experts en marketing et communication afin de prendre le pouls de cette discipline. Les réponses de ces différents spécialistes dressent le panorama concret des pratiques et outils de marketing en Suisse Romande.


Selon vous, quel est l’état du marketing digital des hôteliers en Suisse Romande ?

Les hôteliers font face à des besoins technologiques grandissants et doivent relever le défi d’investir dans des logiciels de gestion performants pour rester compétitifs.

C’est une transition digitale qui n’est pas facile à opérer pour tous, certains ne sont pas très à l’aise avec les nouvelles technologies, d’autres peinent à percevoir le retour sur investissement que celles-ci peuvent générer…

Jusqu’à maintenant, beaucoup d’hôteliers avaient plutôt l’idée d’utiliser des logiciels propres à leur métier tels qu’un PMS, voire un Channel Manager, car beaucoup sont encore focalisés sur les opérations journalières telles que le check-in ou le check out. Il ne faut pas voir cette idée comme réductrice, mais il y a un gap énorme entre les hôteliers, certains sont au courant des dernières innovations dans la distribution, d’autres pas du tout, et surtout n’ont pas la connaissance du monde digital avec des acteurs tel que Google, les méta Search…

De plus, les technologies évoluent de plus en plus vite, il est très difficile d’être en permanence au courant des dernières technologies. Toutefois, la pandémie aura fait réaliser à certains d’énormes progrès dans la digitalisation de leur établissement.

Quid de l’après-COVID ?

Que faire en effet pour préparer l’après-Covid ? En premier, comprendre l’attente des clients.

De nos jours, les voyageurs sont de plus en plus exigeants : ils ont désormais les moyens de trouver et de comparer une masse quasiment illimitée d’hébergements sur Internet.

De plus, on peut dire que le séjour de la clientèle hôtelière ne se limite plus au simple fait de dormir dans un lit confortable. Les voyageurs s’attendent à vivre une véritable expérience et à jouir d’un écosystème complet, allant bien au-delà de l’hébergement :

  • Convivialité,
  • Restaurants,
  • Loisirs…

Les « clients » cherchent des hébergeurs ayant un sens accru de l’hospitalité capables de leur offrir de l’échange, de la flexibilité, des bons plans…

L’hôtelier doit s’adapter, il doit faire ce que les sociétés d’e-commerce font jour après jour : analyser le comportement des voyageurs. Ceci permettra de leur proposer une expérience qui corresponde à leur état d’esprit, leurs motivations et leurs contraintes. Une personne en voyage d’affaires n’aura pas les mêmes besoins qu’une famille en vacances.

Il faut se préparer activement à l’après-Covid : ce n’est pas le jour où les clients ont à nouveau le droit de profiter des hôtels, des terrasses des restaurants qu’il faut faire du digital. Idéalement, c’est en amont que l’on prépare ce moment, que l’on met en place sa stratégie.

 Le plus compliqué pour nombre d’établissements, c’est que ceux-ci sont fermés, ouverts quand ils en ont la possibilité et le plus grave, c’est que certains hôteliers ont dû malheureusement se séparer « pour des raisons indépendantes de leur volonté » de certains de leurs collaborateurs ayant cette connaissance.

Pour les hôtels, la mise en place d’un CRM est un MUST, celui-ci doit être l’interface avec le PMS, afin que la notion de (référence client unique – RCU) soit en place, cela va permettre à l’hôtelier d’avoir des données client structurées, un seul profil par client quel que soit son point de contact, via le web ou à la réception de l’hôtel.

 

Pour vous, quel est le levier le plus puissant du marketing digital ?

Les data, quelle que soit votre stratégie (et vous devez en avoir une) : sans data, sans analyse de données, vous êtes aveugle. C’est comme conduire une voiture sans volant.

Les data donnent aux « responsables marketing » la possibilité d’identifier les meilleures opportunités pour leur établissement, et donc de cibler beaucoup plus spécifiquement les groupes démographiques clés, notamment par le biais de l’e-mailing, le SEO ou de la publicité en ligne.

Il peut également s’agir d’un marketing spécifique à un lieu ou à une heure, permettant aux hôtels ou aux restaurants d’atteindre les clients lorsque la publicité est la plus pertinente pour eux, ou lorsqu’ils sont le plus susceptible de vouloir la voir.

Il y a 20 ans, l’hôtellerie-restauration a eu une grande transformation avec les débuts et la mise en place du revenue management. En 2008, en discutant avec la direction de l’hôtel où je travaillais, j’avais émis l’idée que dans les 5 années à venir nous devrions avoir ce que j’appelais à l’époque un « Twitter manager ». Quelle ne fut pas la réaction de la plupart des cadres et de la direction suite à mon idée ! Il s’est avéré que de nos jours un Community manager est présent, ou bien c’est une personne ayant déjà de fortes connaissances qui gère les réseaux sociaux dans les grands hôtels. Dans le futur, c’est le poste de data analyste qui va émerger de la même manière.

 

Pour vous, quelle est la prochaine grande tendance à surveiller ?

La prochaine grande transformation, qui a déjà commencé, et que certains hôtels ont déjà mise en place, est celle de l’analyse des data.

De nos jours, les hôtels sont submergés par le nombre d’informations qu’ils peuvent recevoir à la minute, et trop d’information tue l’information s’ils ne sont pas capables de l’analyser.

La data doit permettre aux hôteliers d’analyser leur tunnel de conversion, de mettre en place des actions marketing, d’améliorer le service client en anticipant les demandes de ceux-ci.

À l’École Hôtelière de Genève, lors de mes cours de Gestion de l’hébergement, et de web marketing, j’essaye en permanence de faire le lien entre ces 2 matières, et d’inculquer à mes étudiants cette notion d’analyse des data.

 

Question bonus: quels outils digitaux utilisez-vous tous les jours ?

Pour suivre nos progrès et les résultats de notre site internet, j’utilise plusieurs outils tels que SEMrush, Google Analytics, ainsi que Google Data Studio.

Pour les réseaux sociaux et la e-réputation, j’utilise Hootsuite et Mention, car cela me permet de gérer, planifier et surveiller nos différents comptes.

Plus d’infos sur l’Ecole hôtelière de Genève: www.ehg.ch
Et pour continuer cette conversation avec Alain Classe, c’est sur son profil LinkedIn.

Propos recueillis par Raphaëlle Boissicat, présidente de Swiss Marketing Léman et fondatrice de Moderne Attraction.

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3 questions à Anthony Gonnet-Vandepoorte

 

“À surveiller pour ne pas rater le tournant: le WEB 3 et ses extensions, et toujours garder un œil sur le marketing inclusif, le podcast, le SEO vocal et la stratégie de marque qui poursuivent leur avancée…

– Anthony Gonnet-Vandepoorte, entrepreneur dans les sciences numériques

 


Chaque semaine, Swiss Marketing Léman interroge des experts en marketing et communication afin de prendre le pouls de cette discipline. Les réponses de ces différents spécialistes dressent le panorama concret des pratiques et outils de marketing en Suisse Romande.


Selon vous, quel est l’état du marketing digital en Suisse Romande ?

Il me semble que la Suisse commence à peine son développement dans cet univers. De très nombreuses entreprises et acteurs à travers le canton ont pris conscience des enjeux de leur présence sur Internet à cause de la pandémie. Ils l’ont notamment compris en souhaitant continuer de vendre des produits et services, malgré les mesures sanitaires, ou en voulant entretenir un lien « physique » avec leur clientèle. 

Pour celles étant déjà bien implantées, sur le marché du e-commerce notamment, le chiffre d’affaires a littéralement explosé grâce au surplus d’épargne emmagasiné par les ménages durant cette période. 

Les ventes sur le site Galaxus, leshop.ch ou encore la Fnac se sont multipliées.

Pour d’autres, la transition s’est faite à retardement (mais c’est une bonne chose quand même) sans avoir eu le temps de s’y préparer

Par exemple, les entreprises de restauration ont dû, du jour au lendemain, trouver une nouvelle manière de vendre leurs produits par des canaux qu’ils n’exploitaient pas encore, comme Uber Eats, Smood, ou encore Google My Business. pendant la COVID, il a fallu attirer plus de visiteurs  pour les livraisons à domicile et traiter efficacement ces commandes. 

Fréquemment, je constate dans mon activité des entreprises qui ne disposent d’aucune stratégie numérique/digitale avec des sites Internet qui ne sont pas du tout orientés expérience utilisateurs et qui fonctionnent encore moins sur mobile.

La première raison de cette situation est symbolisée par une réponse qui est souvent la suivante : « Cela fonctionne très bien comme ça, alors pourquoi changer ». C’est une « bonne » réponse évidemment et c’est bien pour ça qu’il est important de la mettre en avant. 

Ce qui fonctionne est certes bon, mais ce qui “sur-performe” est encore mieux ! 

Google sait tout. Cela n’est plus à prouver. Et lorsqu’à l’aide de ses robots, il visite un site Internet qui ne correspond pas à ses critères d’excellence pour les utilisateurs (site adapté sur mobile, vitesse de chargement, SEO, indentation des titres, catégorisation, etc.), il fait naturellement descendre sa position dans les résultats de recherche. Cela peut prendre de plusieurs mois à quelques jours mais une fois que le site a été « déclassé », il faut parfois de longues semaines avant de pouvoir reconquérir la première place difficilement gagnée. 

La Suisse a beaucoup de choses à construire dans ce marché encore en pleine évolution et a déjà toutes les cartes en main, ainsi que les ressources opérationnelles disponibles sur son territoire pour continuer son développement. Mais selon moi, vivre en 2021 et ne pas avoir franchi le cap du marketing digital (numérique) représente tout de même une certaine menace pour la pérennité de son activité. Surtout avec les progrès qui arrivent et dont je vais vous parler. 

 

Pour vous, quel est le levier le plus puissant du marketing digital ? 

Sans aucun doute, l’innovation numérique. Et la stratégie de mise en application qui en découle. 

Quand on reprend les 30 à 40 dernières années qui se sont écoulées, on voit très bien que l’innovation a toujours été là. Dans les produits, dans les services et dans le management d’entreprise. 

Mais ce qui était le plus difficile, c’était la communication et l’instantanéité

Cette formidable capsule qu’est l’innovation a permis de mettre en relation les différentes ressources entre elles dans le but d’obtenir davantage de résultats. Par exemple :

  • L’acquisition client : avec la possibilité de trouver de nouvelles façons de cibler un prospect sans faire le même message que ses concurrents, tout en étant capable de connaître précisément son coût d’obtention. On est désormais capable de savoir combien coûte un prospect, ce qu’il rapporte et rapportera (potentiellement) dans le temps.
  • Le copywriting : pour toucher émotionnellement le prospect avec un message fort qui le fera cliquer sur vos publicités, puis qui visera à le convertir en client sur votre site internet dynamique. Cela signifie que le site, en fonction des visiteurs et de l’historique de leurs cookies, n’affichera pas les mêmes messages, grâce par exemple à ce plugin WordPress If-So.
  • L’email Marketing : grâce à lui, on peut donner vie à un email en le personnalisant et en jouant sur son contenu. Par exemple, en utilisant des données de localisation récupérées grâce à différents logiciels (notamment LemList de Guillaume Moubeche) pour ensuite faire apparaître un gif dans l’image en ajoutant le nom de la ville la plus proche de votre prospect. Effet garanti!
  • Les canaux de discussion :  Telegram et Signal permettent davantage de proximité avec son audience. Ce sont de nouvelles façons de communiquer avec une stratégie de diffusion complètement différente des plateformes traditionnelles. 
  • Blockchain et Holochain : deux technologies que tout le monde devrait retenir pour les années à venir. Elles répondent à des enjeux capitaux sur la transparence, et à la question de la création de valeur et de la réorganisation des forces de travail pour re-dynamiser vos ressources humaines. 
  • Instantanéité : permet avec la livraison rapide de se faire expédier des colis dans l’heure, dans certaines zones géographiques, et au meilleur prix, en utilisant les data comme par exemple le fait ShippyPro.

Arrosez le tout d’intelligence artificielle et de machine learning, ainsi que de sciences des data, et tout cela vous permettra d’interagir plus vite et d’obtenir des statistiques détaillées sur vos prochaines opportunités, ou encore sur les meilleures offres que vous pourriez proposer.

 

D’après vous, quelle est la tendance marketing à surveiller (pour ne pas rater le tournant)? 

Le WEB 3 et ses extensions ! (tandis que le marketing inclusif, le podcast, le SEO vocal et la stratégie de marque continuent leur avancée…)

Il s’agit ici d’un web plus intelligent, qui intervient avant même que l’utilisateur ne se pose des questions, pour se positionner au bon endroit, au bon moment. 

En introduisant la présence intensive de l’IA à travers le site internet, l’utilisation des data collectées pourra donner du sens aux recherches utilisateurs encore plus rapidement.

La deuxième tendance à surveiller est la décentralisation. Elle remet l’utilisateur au cœur de son activité et exploite ses données sans les collecter afin d’affiner ses recherches, pour que le client se sente privilégié et unique.

Par exemple, je suis propriétaire d’un nom de domaine qui n’est rattaché à aucune entité physique et qui est totalement décentralisé, me permettant d’en avoir tous les droits, et les accès et cela en plus de son potentiel d’originalité (https://y.at/👑🌕👑) Par sa nature, il est donc très sécurisé.

Il y a également une autre tendance dont je peux vous faire part: l’IOT (Internet of Things). Je travaille en effet avec mes équipes sur le développement d’un réseau Peer To Peer, sur l’intégralité de la Suisse.

Les antennes constituant ce réseau de hotspots permettent de communiquer avec des personnes au travers d’objets connectés. Ce réseau transcende complètement le modèle de télécommunication traditionnel en mettant en place des infrastructures sans-fil et accessibles à tous.

 

Question bonus: quels outils digitaux utilisez-vous tous les jours ?

Quelqu’un qui visiterait mon ordinateur me prendrait certainement pour un fou. Car la plupart des outils que j’utilise et leurs exploitations sont très protocolaires.

Brand mention : celui-ci me permet de savoir tout ce qui se dit sur mes clients et moi-même, à travers des signaux faibles, sur les forums, dans des discussions, etc. 

Telegram : ce réseau m’assure de soutenir mes communautés d’entrepreneurs, de les maintenir informés et de leur faire obtenir de sérieux profits.

Cloud App : cette appli permet d’expliquer des concepts plus efficacement au client, de lui faire des démonstrations ainsi que des remarques, ce qui lui permet de mieux se projeter.

J’utilise aussi la suite Microsoft Office 365 et le logiciel To Do pour réaliser mes tâches et créer des protocoles à suivre. J’évite donc de faire des erreurs dans mes activités. 

Le navigateur BRAVE est également très utile pour me faire gagner des cryptomonnaies pendant que j’exerce mes activités, tout en réduisant considérablement les publicités qui nuisent à mon attention. 

Dashlane : pour la gestion des mots de passe des différentes plateformes sur lesquelles je m’inscris pour être sûr de posséder de véritables mots de passe sécurisés et automatiquement modifiés en cas de faille de sécurité. 

Burner Email : cet outil vraiment pratique me permet de limiter le nombre de demandes dans mes emails, tout en assurant ma confidentialité. Le principe est de laisser des adresses emails aléatoires sur les sites que je visite mais l’ensemble des messages qui leur sera adressé sera redirigé vers ma boîte mail principale.

 

Plus d’infos: Anthony-gonnet.com // Nolimits-inc.com

Propos recueillis par Raphaëlle Boissicat, présidente de Swiss Marketing Léman et fondatrice de Moderne Attraction

3 questions à Caroline Widmer

“Le marketing digital en Suisse Romande est à l’image des entreprises, en pleine transition. Il reflète l’évolution de notre société qui se veut plus inclusive, plus durable et transparente.”

Caroline Widmer, directrice de -Pulse Incubateur HES, à Genève


Chaque semaine, Swiss Marketing Léman interroge des experts en marketing et communication afin de prendre le pouls de cette discipline. Les réponses de ces différents spécialistes dressent le panorama concret des pratiques et outils de marketing en Suisse Romande.


Selon vous, quel est l’état du marketing digital en Suisse Romande?

Le marketing digital en Suisse Romande est à l’image des entreprises, en pleine transition. Il reflète l’évolution de notre société qui se veut plus inclusive, plus durable et transparente.

Les internautes ont perdu un peu de leur naïveté et sont désormais plus au fait des codes utilisés par le marketing digital. Ils sont même devenus méfiants face à l’intrusion opérée par certaines grandes marques et ne sont plus complètement dupes quant aux différents algorithmes utilisés par les plateformes sociales ou aux ciblages des grandes marques qui les matraquent de publicités avec pour premier objectif: la conversion du client.

Le marketing digital en Suisse Romande est à l’image des entreprises, en pleine transition. Il reflète l’évolution de notre société qui se veut plus inclusive, plus durable et transparente.

L’éthique et la proximité sont donc de mise pour sortir du “fake” et donner le sentiment aux prospects qu’ils vivent une véritable expérience, qu’ils retirent de la valeur plutôt que de se sentir exploités. Il est aujourd’hui possible d’utiliser les outils du marketing digital pour donner du sens à nos messages tout en respectant les valeurs humaines ainsi que la sphère privée.

 

Pour vous, quel est le levier le plus puissant du marketing digital?

Par expérience, les leviers les plus puissants du marketing digital reposent sur des campagnes qui savent combiner des contenus de qualité, entendu intéressants, avec des outils de lecture (vidéo ou texte) efficaces et une présentation attractive.

L’attention est limitée à quelques secondes sur internet. Un internaute doit pouvoir capter en un coup d’œil si le sujet lui parle, s’il aura le temps nécessaire à y consacrer et surtout si le contenu lui paraît assez original pour s’y intéresser.

Au-delà du contenu, la communauté que l’on réussit à fédérer autour de sa marque représente la clé. C’est notamment pour cette raison que le marketing d’influence a pris un tel essor ces dernières années, notamment à travers les réseaux sociaux. L’image de Roger Federer a par exemple donné à la Marque On une notoriété internationale sans commune mesure en Suisse. Si en plus les contenus partagés sont intéressants et innovants, alors c’est la réussite assurée ;o)

Enfin, les outils qui permettent d’interagir avec les internautes doivent être plébiscités! Les gens veulent de l’humain, ils veulent voir, entendre et ressentir, vivre une expérience. La création de liens sociaux est primordiale.

 

Quels outils digitaux utilisez-vous tous les jours?

Difficile de ne pas s’y perdre au milieu de tous les outils digitaux qui sont à notre portée.

Pour nos newsletters, nous utilisons la plateforme d’Infomaniak, pratique et efficace.

Nous diffusons nos informations et campagnes de communication sur les réseaux sociaux plutôt classiques: InstagramFacebookLinkedinTwitter. Je suis souvent tentée de diversifier encore plus mais la dilution n’est pas forcément un bon choix en terme d’impact.

Nous privilégions en effet la création d’une communauté fidèle et intéressée par nos contenus, qui grandit de manière régulière.

Nous utilisons également WordPress pour notre site, un outil permettant un suivi SEO et de nombreuses applications intéressantes.

Pour la création de visuels nous utilisons majoritairement Canva, mais aussi quelques fois les applications de design graphique tels Photoshop, Indesign et Illustrator.

Anchor et les plateformes de diffusion classiques telles que Spotify et Apple, pour nos podcasts.

Et nous naviguons entre les différents univers d’Infomaniak, Google, Microsoft et bientôt Podio en quête des outils qui nous permettront de gérer notre communauté, tout en gagnant en efficacité.

En ce moment, je m’intéresse également beaucoup à Miro, qui me semble être L’OUTIL du confinement pour tout ce qui concerne les réflexions de groupe et les ateliers de co-création.

 

Plus d’infos sur -Pulse Incubateur HES: https://www.pulse-hesge.ch

Propos recueillis par: Raphaëlle Boissicat, présidente de Swiss Marketing Léman, et fondatrice de Moderne Attraction

 

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