Dessine-moi un talent

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Avec un chômage au plus bas, nous pourrions croire au plein emploi. Eh bien non! Des secteurs entiers de l’économie recherchent activement des collaborateurs. Dans certains d’entre eux, le Covid a manifestement laissé des traces, conduisant de nombreux professionnels à se réorienter vers d’autres activités. La restauration, l’hôtellerie et le secteur de la santé en souffrent aujourd’hui. Lorsque ce ne sont pas les réorientations, c’est tout simplement l’absence de formation adaptée ou de compétences précises qui fait défaut dans certaines branches. Ces derniers temps, le développement énergétique offre des exemples criants. On pourrait citer ainsi de nombreux domaines… Reste que les talents manquent.

Face à ce contexte et avec de plus en plus de difficultés à attirer les perles rares de l’étranger, l’occasion pourrait être saisie pour se tourner vers d’autres pratiques. Le canton de Vaud et la Suisse romande fourmillent de fondations ou d’associations pour l’insertion ou la réinsertion, qui de travailleurs de plus de 50 ans, de migrants ou de profils atypiques. La solution aux pénuries poussera peut-être les entreprises à franchir le pas d’un engagement conventionnel. Sortir du sentier battu des engagements sur la base de CV, pour franchir le pas et se tourner vers des profils inhabituels ne demandant qu’à faire profiter de leur motivation.

D’excellentes surprises

A l’heure où la diversité des profils, des approches et des parcours crée le dynamisme et l’innovation au sein des entreprises, ce type d’engagement présente toutes les facettes de l’audace mais très certainement d’excellentes surprises. Dernièrement la Fondation intégration pour tous (IPT) fêtait ses 50 ans. Cinquante années au service de l’emploi accompagnant des personnes dans l’évolution des parcours professionnels. Concilier les besoins et les exigences économiques avec les aspects humains: les profils atypiques constitueront peut-être l’opportunité du marché du travail de demain.

Philippe Miauton

Philippe Miauton dirige depuis le 1er mai 2022 la Chambre vaudoise du commerce et de l’industrie (CVCI), après en avoir été directeur adjoint et secrétaire général durant cinq ans. Ce printemps, il a également été élu député PLR au Grand Conseil vaudois. Agé de 42 ans et père de deux enfants, il a précédemment été journaliste et correspondant fédéral, ainsi que secrétaire politique et porte-parole aux échelons national et cantonal. Titulaire d’un master, Philippe Miauton a étudié la philosophie et les sciences politiques à l’Université de Fribourg et à l’Université de Lausanne.

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