Les investissements durables et écologiques (2/2)

La politique d’investissement des sociétés administrées par le Groupe Mutuel est axée sur la prise en compte de l’environnement, des aspects sociaux et de la gouvernance d’entreprise (critères ESG ou Environnement, Social et Gouvernance). En avril 2021, le Groupe Mutuel a d’ailleurs obtenu une très bonne note pour ses placements financiers lors d’un audit externe indépendant. Le point avec Gérald Mayoraz, directeur de Groupe Mutuel Asset Management SA, société gérant les avoirs des entreprises du Groupe Mutuel.

 

Gérald Mayoraz, quels sont au Groupe Mutuel les critères de choix et la manière dont vous répartissez les risques en matière d’investissement?

Deux axes principaux nous guident. Le premier est celui de sortir peu à peu et de manière régulière des énergies à production de CO2, en particulier fossiles, et d’exclure de nos portefeuilles tout ce qui relève de l’ordre des armes. Cet axe inclut également de s’engager dans un dialogue actionnarial avec les entreprises sujettes à caution et d’aborder les investissements de manière à identifier les entreprises qui modifient d’ores et déjà leurs business modèles pour s’adapter à la régulation à venir.

Et le second axe?

Ce qui pour moi est très important est d’investir dans des entreprises ayant un impact, c’est-à-dire celles en mesure de créer, par exemple au niveau technologique, des solutions pouvant aider les entreprises dans ces phases de reconversion. Nous investissons également dans des entreprises ou des fonds ayant un impact social, situées dans des pays à bas taux de PIB par tête, cela pour contribuer à la création de micro-entreprises au niveau local et d’aider ainsi les personnes à se «financiariser» c’est-à-dire à s’intégrer dans un réseau de crédit et d’investissement. Cela permet d’influencer directement le bien-être de populations fragilisées par la pandémie et le dérèglement climatique.

Peut-on définir la part ou la pondération des placements durables par rapport à l’enveloppe globale?

C’est tout le défi. Nous sommes en train d’analyser des fournisseurs de « notes », qui doivent être indépendants, pour savoir à quelle notation correspondent chacun de nos investissements, au niveau de la production de CO2 et de l’impact sociétal. Nous aurons ainsi une image très claire du niveau auquel nous nous trouvons. L’objectif, dans les investissements à impact, est d’arriver à 15% environ de la fortune sous gestion.

Par ailleurs, l’objectif relatif à la production de CO2 est de respecter les conventions signées par la Suisse en termes de lutte pour le climat, soit les Accords de Paris.

Un mot sur la situation ESG des portefeuilles et les performances réalisées des placements de ces dernières années au Groupe Mutuel?

La situation des portefeuilles en termes de critères ESG est bonne. Nous avons un ratio de A sur une échelle allant de A+ à D. Cela ne veut pas dire que nous sommes arrivés au but, mais il s’agit d’une base qui doit nous permettre de nous améliorer encore sur ce chapitre. De manière générale, nous affichons des performances tout à fait en ligne avec ce que nous pouvons attendre des différentes stratégies de placement appliquées dans les sociétés gérées par le Groupe Mutuel.

En savoir plus sur la note ESG du Groupe Mutuel dans cette vidéo:

De bonnes nouvelles donc. Tout cela est conduit et géré par des hommes et des femmes bien réels, peut-on s’en faire une image? Qui sont-ils?

L’équipe en charge de la gestion des capitaux est composée de 9 personnes au sein de Groupe Mutuel Asset Management SA. Un des critères auxquels j’accorde une grande importance est d’ouvrir les yeux, de sortir, d’aller voir et apprendre ce qui se passe en dehors et de se tenir au plus près de l’évolution des possibilités d’investissements et des attentes de rendement futurs selon les types d’actifs. Nous avons un comité de placement, qui se réunit de manière régulière avec trois intervenants externes qui nous apportent aussi leur expertise dans les différents types d’actifs. C’est à partir de là que nous en arrivons à une décision d’allocation tactique, implémentée par la suite par notre équipe.

Le mot de la fin (provisoire, bien sûr)?

Je reprendrais la citation de Bertrand Piccard, quand il dit, je cite de mémoire, que si nous sommes bel et bien face à une crise climatique, il ne faut pas considérer cela seulement comme un problème ou sombrer dans la peur, mais bien aborder cette problématique comme une opportunité, qui doit permettre de contribuer à changer la manière d’investir en prenant en compte l’impact des entreprises sur le climat, l’environnement et le bien-être des personnes.

Je partage entièrement ce message positif. Dans le même temps, nous allons évidemment continuer de tout faire pour que les rendements des portefeuilles des sociétés gérées par le Groupe Mutuel correspondent aux objectifs de rentabilité nécessaires, en particulier dans le 2ème pilier.

 

(Re)lire la première partie de l’interview de Gérald Mayoraz «Le dérèglement climatique devrait être considéré comme une opportunité» (1/2)

 

L’expert de ce blog – Gérald Mayoraz

Après avoir travaillé à Genève, Zurich et Toronto dans le domaine bancaire de l’asset management, Gérald Mayoraz est revenu dans son Valais natal. Titulaire d’un diplôme fédéral d’analyste financier et de gestionnaire de fortune, il est actuellement CEO de Groupe Mutuel Asset Management SA, société dédiée à la gestion de fortune des entreprises du Groupe Mutuel. A ce titre, il conduit le département de gestion des capitaux de l’entreprise.

 

 

«Le dérèglement climatique devrait être considéré comme une opportunité» (1/2)

Gérald Mayoraz est directeur de Groupe Mutuel Asset Management SA, société gérant les avoirs des entreprises du Groupe Mutuel. Il esquisse dans ce premier article, une synthèse de la situation actuelle des marchés, en relation avec les critères ESG (environnemental social gouvernance) et rappelle la stratégie mise en place par le Groupe Mutuel. Interview.

 

Merci de votre disponibilité, Gérald Mayoraz. Vous êtes responsable des placements pour les sociétés du Groupe Mutuel. Comment résumeriez-vous l’évolution des placements à l’échelle globale depuis deux ans environ, deux années au cours desquelles il s’est passé beaucoup de choses, pandémie et ses vagues successives comprises?

L’évolution a été surprenante. Après un grand trou d’air en mars et avril 2020, la reprise a été extrêmement rapide, dans l’espoir d’une baisse de la gravité de la pandémie. Malgré une deuxième vague à l’automne 2020 et, dans certains pays, au printemps 2021, les actions ont continué leur ascension, avec un effet de rattrapage au niveau des bénéfices qui a été spectaculaire au premier semestre 2021. S’il ne justifie pas une valorisation aussi élevée qu’actuellement, cet effet tempère un peu la cherté des marchés.

On peut rappeler que cette évolution a été soutenue également par de multiples interventions au niveau des banques centrales et le maintien de taux d’intérêt extrêmement bas. Cette situation a généré un manque d’alternatives pour les investisseurs, compte tenu de la perte d’attractivité au niveau des obligations. N’oublions pas non plus les gros efforts consentis par les Etats, qui ont soutenu les entreprises et les particuliers dans de vastes parties du monde.

Et aujourd’hui?

Aujourd’hui les soutiens étatiques arrivent à leur terme. Beaucoup d’initiatives en faveur des entreprises et des particuliers vont s’effacer ces prochains mois. Ainsi, la poursuite de la reprise sera très dépendante de l’évolution de la pandémie, mais aussi de la capacité de l’économie à confirmer sa réouverture et de celle des entreprises à garder leurs marges, lesquelles commencent à être réduites par l’inflation.

Une inflation induite comme on le sait par les hausses de prix des matières premières, qu’elles soient industrielles ou agricoles. Des goulots d’étranglement sont apparus dans les chaînes de distribution, qui n’arrivent pas à retrouver leur niveau d’avant pandémie.

Les Etats se désengagent peu à peu, dites-vous, alors qu’en même temps la valorisation est supérieure à la moyenne historique: y aurait-t-il des raisons de se faire un peu de souci pour la suite?

La majorité de la plus-value, au niveau des actions, est probablement derrière nous. Certes on peut encore espérer des marchés qui soient positifs d’ici à la fin de l’année mais tout dépendra, pour 2022, de l’évolution de l’inflation, de la réouverture de l’économie et de la capacité des entreprises à s’adapter aux nouveaux paradigmes représentés par les régulations en cours en termes de conformité, en particulier dans la problématique du dérèglement climatique.

La problématique climatique est aujourd’hui mondiale. Elle représente aussi une contrainte supplémentaire en termes de conformité. Comment cela se traduit-il en termes d’opportunités de placements?

Nous sommes là face à deux forces antagonistes. S’agissant de la première, celle de la régulation, l’Europe est très avant-gardiste et ambitieuse. Le dernier Rapport de l’Agence internationale de l’énergie relève en outre que son plan de marche «zéro carbone en 2050» ne nécessiterait plus de financement de nouvelles infrastructures d’énergie fossile ou de gaz naturel dès maintenant.

En citant Fatih Birol, directeur exécutif de l’agence, «la limitation du réchauffement à 1.5 degré en 2050 est peut-être le plus gros challenge auquel l’humanité a jamais dû faire face», on peut deviner que la régulation sera sévère. A ce titre, la conférence de Glasgow sur le climat cet automne dira si les Etats arrivent à s’entendre sur un calendrier crédible.

D’un autre côté, nous assistons à une reprise économique assez forte, avec une production de charbon en nette hausse, de l’ordre de 15% aux Etats-Unis, alors qu’en Afrique s’ouvrent de nouvelles mines et qu’en Asie l’industrie repart de manière spectaculaire et dépend encore de l’électricité produite par le charbon, pour la Chine même à hauteur de 52%.

Ce qui signifie?

D’un côté il y a une crise climatique avérée, avec plusieurs parties du monde qui brûlent et d’autres qui sont inondées, et en même temps les besoins en énergie augmentent. Par exemple, le Canada et les Etats-Unis enregistrent aujourd’hui une explosion de l’utilisation des climatiseurs due à la chaleur exceptionnelle y régnant, la plus grande part de l’énergie nécessaire au fonctionnement de ceux-ci provenant justement du charbon.

En bref, le mix énergétique actuel ne permet de se passer ni du charbon, ni bien sûr du pétrole. A court terme, la production de CO2 va continuer d’augmenter et cela probablement encore pour quelques années.

Quelles autres conséquences auront les nouvelles règles du jeu économique?

Nous ne pouvons pas ignorer l’enjeu sociétal en train d’apparaître avec une régulation qui va forcer les entreprises à modifier leurs business modèles et leur manière de produire. Modifier le savoir-faire de centaines de milliers de travailleurs d’une année à l’autre, pour passer de la fabrication d’un moteur à combustion à celle d’un moteur électrique par exemple sera difficile. La reconversion de toute une partie de la population nécessitera des mesures d’accompagnement de la part des Etats pour éviter des crises sociales dans certains pays. Nous voyons déjà qu’une des préoccupations majeures des PME est la difficulté de trouver du personnel qualifié.

Malgré tout, même si la crise climatique impose de nouvelles règles en matière d’économie, il convient néanmoins de considérer ce dérèglement climatique comme une opportunité. Les entreprises devraient pouvoir miser sur de plus en plus sur les placements durables.

 

Retrouvez la suite de l’interview de Gérald Mayoraz en matière de placements durables le mardi 31 août dans un prochain article sur notre blog pour PME Magazine.

 

L’expert de ce blog – Gérald Mayoraz

Après avoir travaillé à Genève, Zurich et Toronto dans le domaine bancaire de l’asset management, Gérald Mayoraz est revenu dans son Valais natal. Titulaire d’un diplôme fédéral d’analyste financier et de gestionnaire de fortune, il est actuellement CEO de Groupe Mutuel Asset Management SA, société dédiée à la gestion de fortune des entreprises du Groupe Mutuel. A ce titre, il conduit le département de gestion des capitaux de l’entreprise.

 

 

 

 

L’importance d’être à l’écoute du client

Il n’y a pas un jour qui passe sans que l’on ne parle d’expérience client, de distribution omnicanale, de parcours client et de satisfaction client. Qu’en est-il au Groupe Mutuel? Le point à bâtons rompus avec Marc-André Müller, directeur adjoint et responsable clients stratégiques et associations au Groupe Mutuel.

Bonjour Marc-André Müller, merci de votre disponibilité. Comment décririez-vous, en un mot, votre activité?

Je prends soin de mes clients, telle est ma devise. Il faut être disponible, très à l’écoute de son client et répondre rapidement à ses demandes. Je m’emploie au quotidien à parler vrai et avec clarté. J’aime beaucoup la devise de Nicolas Boileau: «Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement.» Quand vous voulez dire: il pleut, dites il pleut! Cela dit, cela n’est pas encore suffisant, le client vient avec une question ou un problème, qu’il attend que nous solutionnons. Il ne suffit ainsi pas de se déterminer sur la prise en charge ou non d’une prestation, mais d’aller un peu plus loin, par exemple pour l’orienter sur une autre assurance sociale ou un autre moyen de résoudre la problématique posée.

Comment voyez-vous l’évolution de votre activité ces dix dernières années?

Comme assureur de proximité, nous avons également vécu la nécessité de formaliser certains processus, certaines correspondances, parce que cela était un gage d’efficacité et que les normes ISO comme d’autres étaient demandées. Cette industrialisation doit par contre nous rendre très attentifs au risque de création de silos où le client n’est plus écouté dans sa globalité.

Laissons les silos dans nos campagnes! L’écoute active et la réponse pertinente aux questions de nos clients est assurée par la culture et les valeurs de notre entreprise que sont la bienveillance, la proactivité et la responsabilité. Ces valeurs, nous ne voulons pas les écrire, mais les vivre chaque jour par chacune et chacun des collaborateurs du Groupe Mutuel. C’est bien la clé du succès car la solidité d’une chaîne dépend de la résistance du plus faible de ses maillons!

Le Groupe Mutuel a l’objectif de se rapprocher encore plus du client?

Oui, la voix du client est en effet essentielle et pour ce faire nous venons de procéder, en deux temps, à un important sondage, d’abord auprès de quelque 3900 entreprises en septembre 2020, avec un sondage online, puis, en janvier et février 2021, avec des entretiens complets auprès de 37 entreprises pour en approfondir l’étude. Un sondage mené en deux temps, mais avec un seul objectif stratégique: écouter les attentes et besoins du client. Cette analyse a confirmé le caractère essentiel de la qualité, du suivi et de la fluidité d’information et de la rapidité du service sinistre.

C’est naturellement en particulier quand le besoin d’indemnisation se présente que nous sommes jugés et que se situe notre valeur ajoutée. Là aussi, la proximité joue un rôle central.

Enfin, une autre grande enquête menée par l’institut AmPuls sera soumise en fin d’été aux entreprises sur tout le territoire suisse pour prendre le pouls du marché des assurances santé.

Et pour le futur?

Je crois beaucoup aux interfaces que nous créons et allons créer entre les machines et les objets, la digitalisation comme on l’appelle parfois, la business intelligence qui vont nous libérer de tâches répétitives. Il faut néanmoins faire très attention que ces outils ne diminuent pas le contact, l’interactivité avec le client qui est primordiale et qui constitue d’ailleurs le sens de mon activité. C’est bien de connecter les machines si cela permet de mieux encore connecter les femmes et les hommes! L’être humain est et reste un animal social (Aristote), mais aussi sociable (Montesquieu). Nous l’avons vécu dans le cadre de cette dernière pandémie; distanciation spatiale mais pas sociale.

Votre plus grand défi?

Comme pour beaucoup d’entre nous, c’est faire la juste chose au bon moment. Cela demande d’avoir à l’esprit le principe 80/20 de Vilfredo Pareto, la loi sur la variété requise de William Ashby: «à trop vouloir simplifier et uniformiser, l’on en devient simpliste. Et enfin accepter avec philosophie la loi de Murphy lorsque l’erreur se répète parfois malheureusement dans une situation!

Les avantages d’être un client entreprise du Groupe Mutuel?

Nous avons la chance d’être l’unique assureur global de personnes en Suisse (assurance des soins LAMal et complémentaires, assurance-accidents et indemnité journalière en cas de maladie, prévoyance collective et individuelle, etc). Nous sommes le partenaire de référence en santé et en prévoyance pour chacune et chacun comme pour les entreprises. C’est un plus pour l’assureur perte de salaire que nous sommes de maîtriser le domaine des soins et pleinement connaître les fournisseurs de prestations. Nous nous focalisons sur l’assurance de personnes sous toutes ses formes, ce qui nous permet de mettre l’humain au coeur de notre métier.

Cette spécialisation nous a également permis de développer nombre d’outils pour activer le cours de la guérison et la reprise précoce du travail. Notre concept CorporateCare rencontre un vif succès et ce produit et les services qui l’entourent apportent une vraie plus-value.

 

Pas encore client?

Là maintenant contactez-nous aujourd’hui encore et rejoignez les 25’500 entreprises qui nous font confiance.

 

L’expert de ce blog – Marc-André Müller

Directeur Adjoint au Groupe Mutuel, Marc-André Müller est expert diplômé en assurance-maladie. Il a complété son cursus par une formation en économie et administration de la santé auprès de l’Université de Lausanne. Il a rejoint le Groupe Mutuel il y a plus de vingt ans en exerçant différentes fonctions de pilotage au niveau de la souscription et du règlement des sinistres LAA et perte de gain. Il assure aujourd’hui le bien-être des clients stratégiques. Il est également responsable du centre de services de Lausanne, fort de quelque 300 collaboratrices et collaborateurs. Il a été actif dans différentes commissions techniques de l’association suisse des assurances ASA et siège au conseil de fondation de la caisse supplétive LAA.

Les conséquences de la pandémie sur les accidents

Les conséquences de la pandémie de coronavirus sur la santé de la population ont été et restent considérables, y compris en termes de sinistralité dans le domaine des accidents. Si les accidents liés aux sports en équipe ont par exemple baissé significativement, on constate par ailleurs une forte augmentation des accidents de vélo. D’où l’importance de penser, au sein même de son entreprise, à sensibiliser l’ensemble de ses collaborateurs et collaboratrices aux chutes et aux accidents non-professionnels.

Que ce soit sur la qualité de vie en général, la vie familiale, l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée, les relations entre les générations, la santé physique mais aussi la santé psychique, les incidences de la pandémie et des confinements et semi-confinements sont innombrables.  Et ces conséquences restent encore difficilement quantifiables, vu la période incertaine dans laquelle nous vivons depuis plus d’un an.

Pour le seul exemple de l’activité physique, l’étude de Promotion Santé Suisse et de l’OFSP indique ainsi que 22 % des adultes interrogés ont déclaré qu’eux et leurs enfants ont pratiqué moins d’activité physique au début du confinement qu’auparavant, tandis que 7 % en ont fait davantage durant cette même période.

Augmentation des accidents de randonnée et de vélo

Notation intéressante dans ce contexte, au Groupe Mutuel, les équipes du secteur sinistres ont quant à elles constaté des différences significatives dans la comparaison des sinistres accidents entre l’année 2019 et l’année Covid-19, respectivement 2020. Les effets du confinement et autres mesures prises par le Conseil Fédéral ressortent donc clairement.

Par exemple, on note une augmentation de 10% des sinistres dans les activités de bricolage, jardinage et travaux de réparation, ainsi que de 40% dans les activités de randonnée en montagne, escalade et alpinisme. Alors qu’on note un statu quo dans les sorties promenades. L’augmentation des sinistres liés aux accidents de vélo, elle, est impressionnante, puisqu’elle est de l’ordre de 66%.

Baisse des accidents liés aux sports d’équipe

Autre constat significatif, la moyenne des sinistres dans plusieurs autres activités a notablement baissé* (entre 30 et 60%), en particulier pour les sinistres liés à l’automobile, aux divers jeux de balles et sports d’équipe comme le football (moins 40%), handball (moins 30%), volleyball (moins 38%), basketball (moins 56%), hockey sur glace et patinage (moins 60%), ski (moins 38%), sports aériens tels que parachute et parapente (moins 63%) ou arts martiaux (moins 65%). Autant de signes que pendant le confinement, les activités de loisirs ont également été impactées, avec un déplacement conséquent du centre de gravité de celles-ci.

L’importance de la prévention des chutes

Ces tendances relevées en 2020, et qui semblent se confirmer par la suite, soulignent encore, l’importance de la prévention en matière de chutes. Car en Suisse, chaque année, les chutes représentent 44% des accidents recensés dans l’habitat et durant les loisirs. Et sur une population de quelque 4 millions de personnes résidentes et travaillant sur le territoire national, plus de 850’000 accidents sont enregistrés chaque année, soit 275’000 accidents professionnels (34% de chutes) et 580’000 accidents non-professionnels (50% de chutes).Ces accidents et ces chutes engendrent des conséquences physiques et organisationnelles pour leurs victimes et entraînent de nombreuses incapacités de travail.

Des chiffres éloquents, et qui encouragent le Groupe Mutuel à poursuivre et intensifier les démarches entamées depuis plusieurs années par son secteur de la Gestion de la Santé au Travail. Cela notamment par la mise en place de workshops et de campagnes de prévention à destination des entreprises, en collaboration avec d’importants partenaires nationaux.

Notre programme de prévention – Le CorporateCare

Car les chutes peuvent être diminuées grâce à une sensibilisation ciblée, dans le cadre d’une démarche d’encouragement à la prévention inclus dans le programme CorporateCare. Lequel soutient notamment les entreprises dans la mise en place de mesures de prévention et de gestion de la santé en entreprise. Car une limitation des risques renforce à la fois les facteurs de protection du personnel et  permet ainsi de réduire les absences et de développer la productivité au sein d’une entreprise. Diminuer les facteurs de risques contribue à réduire le nombre d’arrêts de travail. Et ainsi d’augmenter la performance des équipes en renforçant le capital santé de celles-ci, la résistance et la motivation de tous les collaborateurs.

 

*Comme l’indique Promotion Santé Suisse et l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) dans un document de synthèse, «Répercussions de la pandémie de coronavirus sur la santé de la population en termes de vulnérabilité et de ressources» (document de travail 52 – Sélection de résultats de recherches de 2020 pour la Suisse).

 

En savoir plus:

Vous désirez obtenir plus d’informations ou souhaitez planifier l’organisation d’une formation en entreprise? Contactez sans tarder notre spécialiste en Gestion de la Santé au Travail Nicolas Caloz, responsable CorporateCare, par e-mail: [email protected]

 

L’expert de ce blog – Fabrice Guelfi

Membre de la direction au Groupe Mutuel, Fabrice Guelfi est titulaire d’un diplôme HES en économie et actif depuis près de 30 ans dans le domaine de l’assurance, que ce soit dans les finances ou le secteur Entreprise. Il est responsable de la gestion des sinistres et de la prévention pour les entreprises ainsi que de l’organisation générale des activités. Il compte sur plus de 220 collaborateurs pour offrir un service personnalisé aux clients Entreprise ainsi qu’aux personnes sinistrées.

 

25’500 entreprises font confiance au Groupe Mutuel

Seul assureur global de personnes en Suisse, le Groupe Mutuel dispose d’une position de leader en santé individuelle (no 3) et en santé pour les entreprises (no 5). S’agissant en particulier des entreprises, la progression est impressionnante et les ambitions élevées, que ce soit en matière de perte de gain maladie, de LAA ou de prévoyance. Tour d’horizon avec Vincent Claivaz, membre de la Direction générale, responsable Santé et Prévoyance Clients Entreprises.

Les axes stratégiques mis en place au Groupe Mutuel ont conduit à une diversification des activités, lesquelles sont désormais centralisées dans le nouvel ensemble “Offres innovantes”, qui inclut depuis le 1er janvier 2021 tout ce qui touche à la santé et à la prévoyance, que ce soit en matière individuelle ou pour l’entreprise.

Dans le même temps, souhaitant élargir son offre en prévoyance professionnelle, le Groupe Mutuel a repris dès le 1er mai 2021 l’activité du Département Actuariat/Conseil/Gestion des Fondations de Swiss Risk & Care, ainsi que la société Opsion Sàrl et les mandats de gestion qui en découlent.

L’analyse des opportunités de croissance pour la prévoyance collective a en effet notamment mis en évidence l’intérêt de disposer d’une Fondation collective pour élargir la clientèle cible. Une solution de prévoyance de ce type est particulièrement appropriée pour les PME et grandes entreprises qui recherchent une liberté de choix et de la flexibilité dans leur stratégie de prévoyance. Cette clientèle est complémentaire à celle de Groupe Mutuel Prévoyance (GMP), qui vise, par sa structure de caisse commune, des entreprises qui recherchent la sécurité d’une gestion commune de la fortune et des risques.

Groupe Mutuel: Vincent Claivaz, comment se porte le secteur Entreprise du Groupe Mutuel ?

Vinvent Claivaz: En matière de perte de gain maladie, le Groupe Mutuel figure aujourd’hui au 4ème rang suisse, devant la plupart des assureurs privés, ce qui est tout à fait remarquable. Et la croissance continue. Nous enregistrons également une progression en LAA. Pour ce qui touche à la prévoyance, nous proposons désormais, avec la reprise de l’activité du Département Actuariat/Conseil/Gestion des Fondations de Swiss Risk & Care, un élargissement de la palette d’offres et la mise à disposition de nouvelles prestations à nos clients.

A quoi attribuer ces succès?

VC: Je dirais d’abord à la proximité. Celle du client comme celle du courtier. Je citerais aussi un ensemble de produits en ligne avec le marché, et un tarif qui tient la route. De même, un facteur très important est constitué par la stabilité de nos équipes, qu’il s’agisse des relationship managers sur le terrain, des gestionnaires contrats et sinistres, des responsables de la souscription ou encore de la direction du secteur. Toutes ces personnes sont là depuis longtemps et sont en dialogue constant avec l’entier de l’écosystème de la perte de gain, de la LAA, de la LPP, des courtiers entreprises et du monde économique. La stabilité est une clé du succès, c’est elle qui crée les conditions d’une confiance réciproque. Le dialogue est ouvert et collaboratif et notre priorité est de créer des solutions sur mesure pour chaque client et chaque courtier. Ainsi, chaque client Entreprise a un et un seul gestionnaire de sinistre, et ce gestionnaire connaît parfaitement ses spécificités.

Quelles sont les mesures prises pour atteindre les objectifs du futur? Vos visions stratégiques?

VC: Nos ambitions en matière de santé et prévoyance, aussi bien individuelle que collective, sont élevées. Comme dit, dans le cadre de nos “Offres innovantes”, nous continuons d’élargir notre palette de produits et de services pour le bien du client. L’acquisition dont nous parlons, effective au 1er mai 2021, porte donc sur l’acquisition de la société Opsion Sàrl, qui a le mandat de commercialisation des offres de la Fondation collective Open Pension et des Fondations associées Opsion 3a et Opsion Libre Passage. De même que des activités de prévoyance de Swiss Risk & Care du site de Vevey, à savoir la direction des Fondations Opsion, la gestion technique et comptable des Fondations Opsions et de 9 Fondations propres, de même que des mandats d’actuariat et d’expertise.

L’acquisition de la société Opsion Sàrl et des activités de prévoyance de SRC contribuera, dites-vous, aux ambitions stratégiques de croissance dans le domaine des Clients Entreprise. C’est ambitieux…

VC: Ambitieux, oui, et surtout réaliste. Par ailleurs, nous avons d’ores et déjà repositionné pour 2021 notre offre GMP, pour qu’elle colle au plus près aux attentes de la clientèle. Parallèlement, nous investissons de gros moyens dans des projets informatiques dans le but d’accélérer la digitalisation et d’interagir encore mieux avec le client et le courtier. “Entreprise 2023” est une initiative stratégique qui inclut la mise à niveau de tous les logiciels IT de notre secteur. Pour atteindre nos ambitieux objectifs, notre infrastructure IT doit être au top. En 2020, notre chiffre d’affaire a crû de près de 40 millions de francs. Notre succès se confirme donc année après année.

 

Un sondage pour mesurer la satisfaction du client

La voix du client est essentielle. Pour ce faire, le secteur Entreprise vient de procéder à un important sondage auprès de quelques 3900 entreprises. Avec l’objectif de se rapprocher encore plus du client. “Nous sommes très reconnaissants et remercions ces entreprises d’avoir pris le temps de répondre à ce sondage, qui va générer notre plan d’actions pour les prochaines années”, souligne Michelle Bender, responsable Etat-major clients Entreprise au Groupe Mutuel.

Deux axes en particulier sont ressortis de cette analyse: d’un côté, l’importance du courtier et de la confiance placée en lui; de l’autre, le caractère essentiel de la qualité, du suivi et de la fluidité d’information et de la rapidité du service sinistre. Car c’est bien aussi par le sinistre que la relation s’entretient avec le client, quand celui-ci a besoin de l’assurance. Chaque sinistre est un moment déterminant dans la relation avec le client, car c’est précisément là qu’il attend une attention particulière de la part de son assureur. Nous tenons alors à lui livrer le meilleur de notre savoir-faire, avec un service de qualité, une écoute attentive et un dialogue ouvert, ainsi qu’une rapidité d’exécution. En parallèle, les réflexions sont menées avec le client sur les solutions permettant de maîtriser les coûts, à l’aide de mesures de prévention par exemple. Là aussi, la proximité joue un rôle central.

En résumé, dans chacun de nos échanges avec nos clients, une question est essentielle: Si j’étais à sa place, comment souhaiterais-je que l’on réponde à ma préoccupation?

Le rendez-vous est d’ores et déjà pris en septembre pour les premières mesures en faveur des entreprises clientes du Groupe Mutuel et le sondage d’automne 2021.

 

L’expert de ce blog – Vincent Claivaz

Vincent Claivaz est membre de la direction générale du Groupe Mutuel et y dirige le secteur Santé et Prévoyance Clients Entreprises, qui est au service de 25’500 sociétés assurées auprès du Groupe Mutuel (assurance perte de gain, assurance accidents et prévoyance). Il a effectué ses études à l’Ecole Hôtelière de Lausanne, avant d’obtenir un diplôme en gestion hospitalière H+ ainsi que celui de l’IEP International Executive Program de l’INSEAD. Il commence sa carrière professionnelle dans le monde hospitalier avant d’assumer la direction de COSAMA (conférence d’assureurs suisses, maladie et accident) et de rejoindre, à 32 ans, la direction du Groupe Mutuel. Fortement impliqué dans l’économie valaisanne, Vincent Claivaz est homme de réseau et rassembleur, au bénéfice de 25 ans d’expérience dans le domaine des assurances.

Retraite: rente ou capital?

C’est la question que tout le monde se pose au moment de prendre sa retraite: rente ou capital? Notre expert le souligne: la question, il vaut mieux se la poser bien avant. Et commencer le plus tôt possible à se préparer. Voici pourquoi.

«Se faire conseiller? C’est à conseiller»

Willy Lerjen, Senior Relationship Manager au Groupe Mutuel

On le sait, de plus en plus de personnes, en Suisse, vont partir à la retraite ces prochaines années, la génération du baby-boom atteint maintenant 65 ans. Or c’est souvent vers l’âge de 55 ans que les personnes commencent à se poser la question: pour ma retraite, quelle est la solution la plus avantageuse, celle de la rente ou celle du capital? Ou une solution mixte?

Willy Lerjen, Senior Relationship Manager au Groupe Mutuel, conseille régulièrement des personnes à ce sujet. Et est lui-même concerné, puisqu’il s’apprête à prendre bientôt… sa retraite.

 

Groupe Mutuel: Bonjour Willy, comment allez-vous?

Willy Lerjen: Très bien, merci! Mais j’aurais préféré avoir une dernière année de travail avant la retraite qui soit normale, c’est-à-dire au plus près de nos clients. Le Covid en a décidé autrement.

 

Alors, rente ou capital? Que répondez-vous à ceux qui vous posent la question?

Si je peux donner un conseil, c’est de faire cette réflexion le plus tôt possible. Et de s’intéresser au règlement de sa caisse de pension. Quand un proche sollicite mon avis sur la question, je lui demande d’emblée: quel est ton statut? Marié? Divorcé? Des enfants à charge? Cela parce que justement, en fonction du règlement de sa caisse de pension, les conditions ne sont pas les mêmes partout. Certains règlements stipulent que l’on ne peut prendre qu’une certaine partie en capital, d’autres permettent d’en retirer l’entier.

 

Mais la rente, c’est la sécurité d’un revenu régulier, non ?

Oui, mais si vous choisissez l’option rente et que vous n’êtes pas (ou plus) marié, vous devez partir du principe que si vous décédez peu de temps après votre retraite, vous n’aurez touché qu’une petite partie de votre capital. Vos collègues auront peut-être alors une pensée pour vous (réd. sourires).

 

 

Un des critères importants demeure bien sûr celui du taux de conversion. Avec un bon taux de conversion, la rente serait préférable?

Je dirais oui. Mais comme déjà dit, il y a toujours le risque d’un décès survenant tôt après sa retraite. Si l’on est marié, cela pose moins de problèmes puisque l’épouse ou l’époux aura droit à 60% des rentes jusqu’à la fin de sa vie. Là aussi, les règlements sont importants. Certains prévoient qu’il faut être marié et d’autres proposent également des prestations au concubin ou à la concubine. Si ce n’est pas le cas, il convient peut-être d’être plus prudent et de choisir une solution mixte, soit 50% en capital et 50% en rente.

 

Si on choisit le capital, la question est ensuite de savoir ce qu’on va faire de cet argent.

Il faut faire le calcul du revenu que l’on peut raisonnablement attendre de son capital. Dans ce contexte, je ne peux que conseiller une attitude prudente, disons typiquement suisse. Un rendement un peu plus bas, mais avec un risque limité est conseillé pour protéger son minimum vital. Mais il faut aussi vivre et utiliser une partie du capital chaque année. Il existe aujourd’hui des calculateurs qui vous permettent d’estimer quelle somme vous pouvez retirer chaque année avant l’épuisement du capital.

 

Tout dépend aussi de vos charges fixes…

Un autre élément peut jouer un rôle: êtes-vous, ou non, propriétaire? Dans votre calcul, il faut tenir compte du loyer, des assurances et des autres charges fixes. Mais si vous êtes propriétaire, il ne faut pas oublier le coût de l’entretien de la maison. Et puis, dans les premières années de la retraite, il y a souvent un besoin de disposer d’un revenu un peu plus important que plus tard, parce que vous avez envie de faire des voyages ou de belles sorties avec des amis, activités qui diminuent avec l’âge.

 

Un autre point est évidemment celui de la fiscalité.

En choisissant le capital, les montants payés aux impôts vont être importants au départ. Mais vous ne payez qu’une fois. Dans le cas de la rente, vous allez payer chaque année. On sait, grâce aux calculateurs, que sur une durée longue, celui qui touche le capital paiera toujours moins d’impôts que celui qui choisit la rente. D’autant que le revenu de l’AVS s’ajoute à celui de la rente, ce qui augmente aussi le revenu annuel imposable.

 

Le départ à l’étranger, offre-t-il un avantage fiscal…

A priori, il faut avoir d’autres motifs de quitter la Suisse que celui de la fiscalité, au risque de faire une mauvaise affaire. J’aime mon pays et je n’ai pas envisagé de partir… alors autant explorer d’autres pistes! Si vous pensez comme moi, alors vérifiez avec votre employeur si vous pouvez réduire votre taux d’activité. Par exemple, en travaillant à 50% dès 63 ans, ce qui vous permet de toucher le 50% de votre capital. Le taux d’impôt est proportionnel au montant du capital, donc il sera nettement plus bas si vous en prélevez seulement 50%. Et à 65 ans, vous partez à la retraite et touchez la seconde partie de votre capital. Cela dit, la question à la fin est toujours la même: le jeu en vaut-il la chandelle? Economiser quelques milliers de francs est une chose, la qualité de vie en est une autre.

 

Pourquoi dites-vous qu’il faut se préparer à l’avance?

Si je m’aperçois assez tôt que le montant de ma retraite ne sera pas assez élevé, j’ai encore le temps de remédier à cette situation en faisant des rachats dans ma caisse de pension, jusqu’au maximum permis par son règlement. Et le cercle est vertueux: plus je fais de rachats, plus j’économise des impôts. Et plus j’ai de liquidités disponibles l’année suivante pour faire des rachats…

 

Se faire conseiller, c’est à conseiller?

Je pense que oui. Encore une fois, la situation de chacun est unique. Quant à moi, même si je me suis intéressé tôt à la question, cela ne m’a pas empêché de m’adresser à une personne de conseil. Et là, le Groupe Mutuel peut vous aider.

 

L’expert de ce blog – Willy Lerjen

Senior Relationship Manager au Groupe Mutuel, Willy Lerjen a une longue expérience dans le domaine de la prévoyance professionnelle et privée. Titulaire du brevet et diplôme fédéral de spécialiste en assurance sociale, il conseille les grandes entreprises et associations pour toutes les questions dans le domaine des assurances de personnes.

CorporateCare vous accompagne dans la santé au travail

Les incapacités de travail font partie du quotidien des entreprises et leurs coûts sont élevés. Le Groupe Mutuel a développé un ensemble de mesures spécifiques qui vous soutiennent dans la gestion des absences et favorisent le retour au travail des collaborateurs. A condition toutefois de respecter le délai d’annonces des incapacités.

En Suisse, un employé est absent en moyenne plus d’une semaine par année pour cause de maladie ou d’accident. Le pilotage des absences proposé par le Groupe Mutuel s’inscrit notamment dans la démarche du programme CorporateCare, qui inclut l’analyse de la situation, l’instruction du cas, et la mise en place d’un suivi pour les cas complexes. Ce programme vous permet de réduire les coûts des absences par une gestion active et intégrée, d’augmenter la présence de votre personnel et de trouver l’équilibre entre la performance et le bien-être au travail. Avec cette approche, vous optez ainsi pour un management bienveillant.

Les trois étapes du programme CorporateCare

La première consiste en une gestion de vos incapacités de travail, au cours de laquelle votre gestionnaire attitré pilote de manière efficace et rapide vos annonces d’absences. Cette démarche vous garantit un suivi individuel des cas annoncés. Pour ce faire, votre gestionnaire peut compter sur l’expertise de plusieurs métiers et compétences : médecins-conseils, case managers, inspecteurs de sinistres, spécialistes de la lutte contre la fraude et médiateurs. Dès l’annonce d’une absence et en parfaite collaboration avec la personne de contact au sein de votre entreprise, le Groupe Mutuel se charge des étapes d’instruction et vous libère de toute contrainte. Les cas complexes font l’objet d’un suivi spécifique et d’une coordination avec les institutions impliquées (AI, assurance chômage, caisse de pension, etc.).

La deuxième étape, elle, vous propose une analyse détaillée de votre sinistralité, où nos spécialistes en Gestion de la Santé au Travail suivent et analysent l’évolution de celle-ci. Grâce à des reportings précis, ces experts sont en mesure de vous fournir des indicateurs précieux sur les causes des absences au sein de votre entreprise. Ils vous proposent un bilan complet pour prioriser au mieux les mesures à mettre en place. Et ils déterminent avec l’employeur les actions à réaliser, allant de la mesure spécifique et du processus de gestion des absences à l’implémentation d’un programme complet de santé en entreprise.

Enfin, la troisième étape vous offre un soutien étroit dans la mise en place de mesures d’accompagnement. Nos spécialistes vous libèrent de toutes les démarches administratives. Ils vous soutiennent dans la mise en oeuvre et l’organisation des mesures visant à mieux maîtriser vos absences, promouvoir la santé dans votre entreprise ou prévenir les accidents. Ces actions sont réalisées en fonction de vos besoins et avec votre collaboration. Elles permettent de diminuer voire de supprimer les facteurs de risques pour réduire le nombre d’arrêts de travail. Elles augmentent la performance de vos équipes en renforçant le «capital-santé», la résistance et la motivation de tous vos collaborateurs. Les cadres, eux, sont également formés à mieux gérer les absences au sein de leurs équipes. Enfin, des évaluations et mesures régulières de l’impact des actions entreprises sont réalisées.

 


L’exemple de Tertianum

Tertianum s’occupe de personnes âgées dans 84 sites répartis dans toute la Suisse (1835 appartements et 3270 lits médicalisés). Parmi les leaders du marché, le groupe emploie 4860 collaborateurs motivés et bien formés (âge moyen: 42 ans, 76% de femmes, 24% d’hommes, 94 nationalités). Ayant procédé en collaboration avec le Groupe Mutuel à l’implémentation d’un programme complet de CorporateCare, les institutions Tertianum en Romandie ont ainsi pu enregistrer une réduction notable du taux d’absentéisme, ainsi qu’une augmentation de la qualité des performances des collaborateurs et de la satisfaction de ceux-ci au travail. Expérience concluante donc, en sachant bien sûr que le défi s’inscrit dans la continuité. Pour Tertianum, «le Groupe Mutuel a toujours proposé et offert concrètement son soutien. Sa contribution a été très importante pour la formation. Il nous a donné les boîtes à outils et des soutiens concrets.»


 

Envie d’en savoir plus? Contactez-nous!

Groupe Mutuel

Nicolas Caloz

Entreprise & Prévoyance
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www.groupemutuel.ch

 

L’expert de ce blog – Nicolas Caloz

Responsable CorporateCare et cadre supérieur au Groupe Mutuel, Nicolas Caloz compte 20 années d’expérience dans le domaine de l’assurance. Spécialiste breveté en assurances sociales et passionné par le domaine de la santé, il est titulaire d’un CAS en économie et politique de la santé de l’Université de Lausanne. Une prochaine formation en management de la santé complètera bientôt son parcours académique. L’intérêt pour la branche, la bienveillance, un esprit pragmatique et le souci des actions concrètes et du détail guident ses réflexions au quotidien.

Et si, pour une fois, je lisais bien mon certificat de prévoyance?

Le premier trimestre de chaque année correspond traditionnellement à la période d’établissement des certificats individuels du 2ème pilier. Habituellement, à réception de ce document, je jette un rapide coup d’œil à la rubrique d’épargne accumulée sur mon compte au 1er janvier, avant de mesurer l’ampleur de l’écart jusqu’à la somme prévue pour ma retraite. Puis, me disant que « tout peut changer d’ici-là », je classe ce document, pour l’oublier définitivement jusqu’à l’année suivante. Pratiquez-vous comme moi?

 

Chaque donnée est importante

L’état du compte d’épargne constitue probablement la donnée la plus consultée. Le certificat contient l’indication au 1er janvier, les bonifications d’épargne de l’année en cours et les intérêts crédités durant l’année. La mention du taux d’intérêt est pertinente, elle vous permet de vérifier si le rendement offert par votre caisse de pension dépasse le 1% défini par le minimum LPP et d’évaluer les opportunités ainsi offertes.

Une période propice aux rachats pour améliorer sa prévoyance

En 2020, malgré le contexte économique morose, les marchés boursiers ont offert des rendements appréciables aux caisses de pension et des attributions d’intérêts intéressantes ont pu être faites. Par exemple, avec un taux d’intérêt de 3% dans le 2ème pilier, il existe un avantage non négligeable à transformer l’épargne traditionnelle d’un compte bancaire en un rachat sur le compte de prévoyance.

La rubrique relative à l’état des comptes informe également sur la part minimum LPP inclue dans l’avoir total, ainsi que sur les bonifications annuelles. Un écart important entre ces deux chiffres démontre la générosité du plan de prévoyance auquel l’entreprise a souscrit.

Dans le même ordre d’idée, le financement permet de vérifier la répartition des cotisations entre l’employeur et ses employés. Dans le 2ème pilier, les salariés participent aux décisions par l’intermédiaire de la commission LPP de l’entreprise, composée du même nombre de représentants des employés et de l’employeur. Les membres de cette commission doivent être connus et sont en principe mentionnés sur le certificat de prévoyance.

 

Les prestations assurées

Le certificat contient également des informations sur les prestations d’invalidité et de décès, aussi bien au niveau de la somme assurée que des différents délais d’attente. Les règles relatives à la coordination entre les assurances sociales prévoient que les prestations cumulées ne doivent pas dépasser 90% du gain perdu.

De ce fait, les prestations d’invalidité et de décès du 2ème pilier sont ajoutées aux rentes de l’assurance invalidité ou survivant dans le cas où le sinistre est lié maladie. En cas d’accident, l’assurance selon la LAA intervient aux côtés du 1er pilier, alors que le 2ème pilier n’intervient que de manière subsidiaire et limitée au minimum LPP.

Enfin, le certificat de prévoyance mentionne de nombreuses informations supplémentaires dont il faut vérifier l’exactitude. La date de naissance, par exemple, peut être erronée en raison d’une simple erreur de saisie, mais elle conditionne de nombreux calculs, dont celui des prestations de retraite. Il est donc utile de faire rectifier sans tarder toute erreur constatée.

Une explication supplémentaire?

La configuration des caisses de pension est vaste et diverse. Dans tous les cas, vous trouverez un gestionnaire au sein même de votre caisse de pension qui pourra soit vous renseigner directement soit vous fournir les coordonnées de la personne la plus à même de vous expliquer vos couvertures de prévoyance.

N’hésitez pas, de temps en temps, à faire appel à des conseils éclairés, ils vous permettront non seulement de comprendre mais peut-être d’améliorer votre situation.

 

L’experte de ce Blog – Marlène Rast

En possession d’un bachelor en économie et d’un Executive MBA en management, Marlène Rast veille sur les activités de prévoyance professionnelle du Groupe Mutuel depuis 1994. Entourée d’une vingtaine de collaborateurs spécialisés dans le 2ème pilier, elle gère des caisses de pension d’entreprise ou de corporation de droit public, ainsi que la fondation collective du Groupe Mutuel qui regroupe 2’700 employeurs situés dans toute la Suisse.

Nouvelle fiscalité pour les frontaliers: quelle taxation choisir?

Employeur, vous comptez des frontaliers parmi vos collaborateurs. Ceux-ci connaissent l’impôt à la source, un type de taxation qui a ses avantages et ses inconvénients. Jusqu’à maintenant, son caractère obligatoire dispensait d’en calculer l’impact sur les impôts. Depuis début janvier, l’imposition à la source ne permettra plus de demander une révision en fin d’année afin de faire valoir des déductions. Explications en lien avec la situation en place à Genève.

 

Depuis le 1er janvier 2021 et à condition de remplir les critères pour l’obtention du statut de quasi-résident, votre collaborateur frontalier a la possibilité de demander une taxation ordinaire. Que pouvez-vous dès lors lui conseiller? Ce blog vous éclaire sur les différentes questions.

 

Votre collaborateur est-il quasi-résident?

En effet, seules les personnes éligibles au statut de quasi-résident peuvent désormais déduire leurs frais effectifs.

Pour cela, 90% des revenus du ménage de votre employé, toute nature confondue, doivent être imposables à Genève. La notion de ménage est importante car, par exemple, si Monsieur travaille à Genève et que Madame travaille de l’autre côté de la frontière, il est fort probable qu’ils ne puissent pas bénéficier du statut de quasi-résident. Pour la même situation, Monsieur pourrait l’obtenir s’il était célibataire.

Un autre point qui mérite également de l’attention est la valeur locative. Celle-ci est considérée comme un revenu étranger. Il faut donc la prendre en compte comme un revenu supplémentaire. Si la valeur locative d’un bien immobilier dépasse le 10% du salaire global du foyer, celui-ci ne pourra pas bénéficier du statut de quasi-résident et votre collaborateur sera considéré comme « non éligible ».

 

Demande de rectification de l’impôt à la source ou quasi-résident, quel est est le plus avantageux?

A Genève, deux options existent pour déduire ses impôts: la demande de rectification simple et le statut quasi-résident.

Dans la demande de rectification d’impôt simple, seules cinq déductions sont admises:

  • 3ème pilier A
  • Rachat de 2ème pilier
  • Pension alimentaire
  • Frais de garde
  • Frais de formation non remboursés par l’employeur

Avec le statut quasi-résident, la possibilité existe de remplir une déclaration d’impôt et de déduire les frais réels (assurance maladie, frais médicaux, frais de repas, intérêt de dettes…).

A l’impôt à la source, le collaborateur est taxé à un taux qui dépend de ses revenus et de sa situation familiale. Dans le taux de l’imposition à la source, des déductions (frais professionnels, assurance maladie, frais médicaux, etc.) sont déjà accordées à un taux forfaitaire

En revanche, lors de la déclaration d’impôt, si les frais réels sont supérieurs aux déductions forfaitaires déjà inclues dans le taux de l’impôt à la source, le collaborateur aura droit à un remboursement de la part de l’administration fiscale.

Nouvelle loi «révision de l’impôt à la source»: impact et changement

Depuis le 1er janvier 2021, toute personne qui souhaite faire valoir l’une des cinq déductions de la demande de rectification simple est obligée de passer par le statut de quasi-résident pour pouvoir le faire. Seules les corrections du barème et du taux d’imposition seront encore admis dans la demande de rectification simple.

Les personnes résidant à Genève et imposées à la source (ex. permis B) sont également impactées par cette loi. Elles doivent désormais remplir une déclaration d’impôt si elles remplissent l’un des critères suivants :

  • Revenu de plus de CHF 120’000 annuels (couples mariés compris)
  • Fortune imposable
  • Propriétaire d’un bien immobilier
  • Autres revenus non imposés à la source

 

Quand et comment demander une taxation ordinaire (quasi-résident)

Si votre collaborateur remplit les prérequis au statut de quasi-résident et fait le choix d’une demande de taxation ordinaire, il devra l’adresser au service des contributions de l’Etat de Genève avant le 31 mars 2021 et ne pourra plus changer davis pour lexercice concerné.

Il est donc important que les personnes concernées effectuent tous les calculs pour savoir quel type de taxation est le plus avantageux pour elles.

Il ne faut donc pas hésiter à faire appel à un professionnel pour ce type d’estimations. La fiscalité reste un domaine relativement compliqué et il vaut mieux avoir toutes les cartes en main pour pouvoir faire le meilleur choix.

 

L’expert de ce blog – Pascal Collaud 

Titulaire d’un brevet fédéral en assurance privée et de formations en Planification financière et fonds de placements IAF, Pascal Collaud rejoint le Groupe Mutuel Vie en 1998. Il y œuvre pendant 5 ans pour reprendre ensuite la responsabilité des réseaux de vente Suisse pour toutes les branches d’activité. Head Relationship management au sein de la division Entreprise du Groupe Mutuel depuis 2020, il a la charge de la relation avec les partenaires courtiers actifs dans le secteur des assurances entreprise au Groupe Mutuel (perte de gain maladie, assurance accident et prévoyance professionnelle).

Réussir sa stratégie de placement en 2020

En mars 2020, les marchés s’effondrent puis se reprennent progressivement. Comment une caisse de pension peut-elle conduire ses investissements alors que tous les signaux de l’activité sont au rouge ?

Quel choc! En à peine un mois, entre fin février et fin mars 2020, le Swiss Market Index a perdu plus de 27% et l’indice des fonds immobiliers suisses 20%! Même l’indice des obligations en francs suisses n’a pas pu se targuer d’être une valeur refuge puisque celui-ci a vu sa valeur se déprécier de 6%.

Pourtant, tout semblait aller bien. L’année 2019 avait apporté son lot de bonnes surprises, et en début 2020 les marchés continuaient sur leur lancée. Les taux bas semblaient démontrer que les alternatives se limitaient aux actions, cotées ou privées, ainsi qu’à l’immobilier.

Certains signes de surchauffe, que l’on pouvait éviter de voir en se cachant les yeux, étaient toutefois déjà présents en fin d’année dernière: une tendance régulière à l’abaissement des ratings obligataires, la poursuite du soutien des banques centrales et la valorisation des marchés, pour n’en citer que quelques-uns.

Le casse-tête des placements du 2ème pilier en période de Covid-19

La nature du choc vécu cette année n’était évidemment pas prévisible. Une caisse de pension se doit pourtant d’essayer de l’atténuer, en adoptant une politique anticyclique. Après une année extraordinaire en termes de résultats, Groupe Mutuel Prévoyance a abordé le nouvel exercice avec une sous-pondération en actifs risqués et une attribution supplémentaire à sa réserve de fluctuation de valeur. L’endettement des entreprises étant déjà très élevé, une attention particulière a été portée sur les débiteurs obligataires et sur les sociétés cotées avec une situation bilancielle faible.

Les expériences passées ont démontré que lorsque les signaux d’activité sont au rouge et que la panique s’installe, il est trop tard pour réagir. Durant ces périodes, les seules réactions positives sont une politique d’information claire envers le Conseil de Fondation et le maintien de la feuille de route que constitue la stratégie de placement.

Voir en chaque crise une opportunité

La situation actuelle, malgré la reprise de tous les types d’actifs, n’est pas rassurante. Le cocktail «baisse des entrées fiscales – augmentation de l’endettement» ne laisse pas entrevoir un avenir radieux à court terme. Pourtant, le train semble changer de locomotive et certaines petites révolutions nous poussent à envisager prudemment la lumière au bout du tunnel:

  • création de nouvelles chaînes de valeurs
  • adaptation des entreprises existantes
  • décisions sur la politique climatique
  • bond technologique en rapport avec la santé
  • essort de la communication digitale
  • utilisation rationnelle de l’énergie
  • renouvellement d’infrastructures obsolètes
  • approche plus humaniste de la globalisation

Comme chaque crise nous l’a démontré par le passé, cette année particulière est fertile en opportunités. L’art de la prévoyance constitue alors à savoir les saisir, les intégrer et les accompagner tout au long de leur évolution.

 

L’expert de ce blog – Gérald Mayoraz

Après avoir travaillé à Genève, Zurich et Toronto dans le domaine bancaire de l’asset management, Gérald Mayoraz est revenu dans son Valais natal. Titulaire d’un diplôme fédéral d’analyste financier et de gestionnaire de fortune, il est actuellement CIO au sein du Groupe Mutuel. A ce titre, il conduit le département de gestion des capitaux de l’entreprise.