Au fond, pourquoi créer son entreprise ?

Chaque chemin entrepreneurial est unique, et il existe des dizaines de raisons différentes de se mettre à son compte. Les choses ont-elles beaucoup changé depuis la fondation de GENILEM il y a 25 ans ? Non ! Panorama des raisons qui sont le plus fréquemment avancées par les créateurs à qui l’on pose la question: “au fond, pourquoi avez-vous décidé de vous lancer dans l’aventure entrepreneuriale?”

Donner du sens

C’est LA grande motivation qui anime celles et ceux qui décident de lancer leur entreprise. Depuis une dizaine d’années, cette quête de sens s’affiche sans complexe, et va jusqu’à primer sur le reste. La faute à l’essor des « bullshit jobs » ? Au FOMO, « fear of missing out » ? Toujours est-il que comprendre le sens de son travail, sentir que son rôle est utile, porter des valeurs est aujourd’hui indispensable, pour les générations X, Y, Z, mais parfois aussi pour leurs aînés ! Quoi de mieux, pour croire à ce que l’on fait, que de pouvoir choisir et définir son propre projet.

Investir son temps efficacement

Au sein de très grandes structures, combien d’heures perdues en réunions, déplacements, procédures internes ou coordination ? Le management ne brille pas toujours par sa simplicité, et certaines structures sont parfois trop grandes pour être efficaces.

Sans compter que dans nombre d’entreprises, les journées de travail sont « à rallonge ». Beaucoup de salariés vivent comme une injustice le temps investi dans l’entreprise par rapport à ce qu’ils en retirent à titre personnel. Monter sa structure, dans ce contexte, c’est avoir la garantie d’obtenir le bénéfice de l’énergie investie dans son travail au quotidien…et de ne pas être ralenti par des procédures inutiles et chronophages.

Gagner en indépendance

« Je ne veux plus dépendre de personne ». C’est vrai qu’en créant son entreprise, on devient son propre patron. Mais attention, l’indépendance absolue n’existe pas. Un micro-business, c’est aussi des clients, des collaborateurs, des actionnaires, des partenaires…autant de parties prenantes qui sont souvent plus exigeantes que les supérieurs hiérarchiques. Il est donc important d’en être conscient et de se préparer en connaissance de cause.

Voir ses idées mises en oeuvre

Combien « d’intrapreneur·e·s » ont imaginé des solutions, développé des projets, proposé des changements sans jamais les voir appliqués ? Agir à son compte permet de donner vie à ses idées et de contrôler leur réalisation de bout en bout, même si cette liberté connaît une limite : le marché. En effet, c’est bien lui qui décide quels produits ou services sont pertinents. Mais c’est ce même marché, par les clients qu’il permet d’obtenir, qui saura récompenser les entrepreneurs de leurs efforts !

Gagner de l’argent

L’argent ne peut pas être la motivation principale d’un·e entrepreneur·e. Et pour cause : les débuts de la vie d’indépendant·e sont rarement faciles financièrement et si l’argent est la seule motivation, le désespoir risque d’arriver rapidement… Par contre, cette motivation doit être présente. Il faut oser dire et se dire qu’on souhaite gagner sa vie, cela est sain (et sinon, autant faire de son projet un hobby). Le risque de ne pas l’affirmer ? Se dévaluer, risquer de ne pas être payé·e au prix juste…et devoir mettre la clé sous la porte.

Mieux organiser son équilibre vie-privée et vie professionnelle

Gérer son entreprise permet plus de flexibilité. On peut travailler de chez soi, à 22h ou le week-end, ne pas prendre de vacances pendant six mois, si nécessaire, rester chez soi si un enfant est malade…

Attention cependant à rester attentif aux signes d’épuisement. Les règles légales qui demandent aux employeurs d’imposer des congés et de connaître vos horaires ont, en principe, un but: éviter le burn-out. Un entrepreneur y est, lui aussi, vulnérable. Rester à l’écoute de ses proches fait ici tout son sens, puisqu’ils sont souvent un bon indicateur de quand il est bon de lever un peu le pied.

Se faire plaisir

Evidemment, créer sa structure c’est pouvoir faire ce que l’on aime. Gare aux évolutions, toutefois : lorsqu’une petite entreprise grandit, c’est à son ou sa responsable d’encadrer ses équipes, de prévoir sa stratégie, gérer les questions financières et administratives. Très souvent, on se retrouve alors éloigné·e de l’opérationnel, et de ce qu’on aime faire. Il faut donc, dès le départ, savoir où réside son propre plaisir et veiller à le préserver. Et si cela veut dire engager un directeur ou une directrice pour faire la gestion et pour rester soi-même dans l’opérationnel, pourquoi pas !

Changer le monde

Pour certain·e·s, créer son entreprise est un moyen d’atteindre un but philanthropique : faire le bien. Elle ne doit pas seulement générer de l’argent, créer des produits qui répondent aux besoins du marché, mais améliorer l’état du monde. Cette démarche, qui va au-delà de la simple responsabilité sociale et environnementale exige des profils d’entrepreneur·e·s visionnaires et porteur·e·s d’une mission.

 

Comme on l’a indiqué, toutes les motivations sont bonnes. L’important est de se connaître suffisamment pour comprendre ce qui nous pousse en avant, et de tout faire pour conserver cette motivation intacte.
L’usure du stress, les difficultés rencontrées soufflent en général le premier enthousiasme. Les entrepreneur·e·s les plus motivé·e·s et qui se connaissent le mieux savent généralement garder le cap est aller de l’avant, coûte que coûte, en sachant renouveler leurs sources de satisfaction.

David Narr

David Narr

Economiste de formation, David Narr a commencé sa carrière en tant que créateur d’entreprise. Après avoir vendu sa startup active dans le domaine de l’advertgaming à une agence de communication, il prend la direction du pôle numérique de l’agence. Il rejoint ensuite GENILEM en tant que coach en création d’entreprise, pour en occuper le poste de directeur depuis 2018.

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