Oui, nous sommes encore désirables après 50 ans!

En ces temps incertains, plus que jamais il est important de se le rappeler : nous, les plus de 50 ans, victimes potentielles soit d’un excès de “jeunisme” tendance, soit d’une « nécessaire » réduction de personnel, ou encore par décision volontaire de changer, mais tétanisés par ce risque de ne plus trouver porte ouverte malgré un parcours riche, et nos tempes grisonnantes témoignant d’une expérience et une sagesse certaine, nous rappeler que nous sommes encore non seulement utiles, mais un atout certain dans le monde du travail d’aujourd’hui.

Qu’est-ce qui me permet de l’affirmer avec tant de conviction ?

Nous avons l’âge que l’on croit, pas celui que l’on a!

J’ai recherché un emploi à la veille de mes 50 ans. Après de longues années au service de différentes multinationales, je me suis un jour retrouvé, après 5 ans d’occupation passionnante d’un poste de Design manager au sein d’une grande enseigne de sport, mis sur la touche.

L’incrédulité et la stupeur, évidemment la colère, ont fait place à la déception.

J’avais tant donné, transmis aux juniors ma passion d’un métier, de la vocation d’une vie. Faire bénéficier mon expérience aux jeunes pousses récemment sorties de l’école, n’ayant comme expérience professionnelle que quelques stages imposés par leur cursus académique.

Je reste convaincu, hormis les divers facteurs humains, que ma mission était loin d’être terminée. Humainement et techniquement ou professionnellement. Mais j’étais devenu trop cher et trop vieux.

Puis après la déception, le temps de rebondir était arrivé. Après un passage infructueux dans les rouages de l’OCE, ce malgré des encouragements et autres félicitations au sujet de la qualité de mon dossier et excepté un passage chez Innopark qui fut un révélateur pour moi. Je reviendrai probablement dans un autre message sur le parcours du cinquantenaire dans la démarche d’envoi de demandes d’emploi et les constatations faites…

Je décidais donc de me focaliser sur mes acquis, mon expérience et surtout la suite. La perte d’un emploi n’est jamais une fin, mais le début d’une nouvelle phase. Il faut savoir prendre le temps de digérer, faire le point sur son parcours et de bien préparer sa transition. Calmement, sereinement. Se réinventer si nécessaire, mais avancer. Ce n’est pas juste une phrase, c’est ma plus profonde conviction.

Le choix s’est rapidement porté sur la création d’entreprise. Mon passage chez Innopark avait décidément mis en évidence ma fibre entrepreneuriale.

Cette énergie et cette vocation, je l’ai canalisée et j’ai eu la chance de pouvoir la concrétiser grâce à une belle rencontre.

L’accompagnement de transition de carrière avec une attention particulière portée sur le « Personal Branding » ou le marketing de soi. Mon expérience passée m’y avait mené avec une évidence limpide. Mon expérience et ma culture de designer industriel, m’ont forgé une approche pragmatique, orientée sur les résultats et surtout répondre aux besoins et non pas comme on le dit souvent, aux problèmes.

Il est grand temps de penser au développement durable de soi. (Dr. Natalia Wiechowski)

A l’époque de la nécessité du développement durable, il est grand temps de penser au développement durable de soi. Et ce développement durable commence par se considérer comme une marque. Sa propre marque en se focalisant sur sa communication personnelle.

Soigner l’emballage.  La puissance de l’étiquette. Donc travailler sur sa propre marque ne peut être que bénéfique.

J’aborderai dans un prochain blog certains points clés, qui me semblent aujourd’hui incontournables dans la quête d’un vent nouveau, dans l’ouverture d’un nouveau chapitre.

Que faire, comment le faire, quand et où le faire ?

 

Je terminerai mon premier blog avec cette phrase qui somme toute résume tout:

 

“You’re never too old to Rock’n’roll » Bon Scott, AC/DC. (On n’est jamais trop vieux pour faire du Rock’n’roll).

 

Je me réjouis de vous retrouver prochainement et je vous remercie de m’avoir lu et surtout : restez positifs !

 

Cyrille

 

Cyrille Gay

Cyrille Gay

Après des études de Design de Produit à Art Center College of Design, Cyrille Gay à travaillé dans le domaine de la chaussure de sport en tant que directeur du design pour des grandes marques et récemment chez Quechua, la marque de randonnée de Decathlon. Il a fondé son entreprise de 2006 à 2011, active dans le Sportswear. Il travaille également pour une société de conseil en employabilité.

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